Fermeture de la Rue Le Bec à la Confluence: pour un prestataire, "c’est un escroc !"

Fermeture de la Rue Le Bec à la Confluence: pour un prestataire, "c’est un escroc !"
Photo Lyonmag.com

Alors que la "Rue Le Bec", le restaurant de Nicolas Le Bec à la Confluence, vient d’être placé en redressement judiciaire, les prestataires de soirées réclament désormais leurs dettes. Témoignage.

A la sortie du tribunal mardi matin, Nicolas Le Bec a indiqué qu’il pensait quitter Lyon blanc comme neige : "Toutes mes dettes sont réglées". Mais la réalité semble bien moins rose pour le restaurateur lyonnais qui compte rallier la Chine dans les plus brefs délais. Trois prestataires de sa première "nocturne", le 31 mai dernier, avec la présence de Bob Sinclar aux platines, réclament aujourd’hui 10.000 euros à Nicolas Le Bec. "Nous sommes allés lui réclamer l’argent vendredi, (NRLD : alors que NLB tenait une conférence de presse sur son départ de Lyon), et il nous avait promis de nous payer aujourd’hui (ce mardi)", explique l’un de ces trois plaignants par téléphone à Lyonmag.com et qui a voulu rester anonyme le temps que l'affaire judiciaire se décante. "Nous n’avons toujours pas vu la couleur du chèque, j’essaye de le joindre sur son téléphone portable, il est injoignable, nous n’avons pas nouvelles. Il nous avait donné sa parole qu’il nous appellerait mardi. Donc quand il dit qu’il a réglé toutes ses dettes, c’est absolument faux", ajoute-il.

Capture d'écran de la soirée avec Bob Sinclar, Rue Le Bec - Photo Youtube
Capture d'écran de la soirée avec Bob Sinclar, Rue Le Bec - Photo Youtube

La soirée, qui a été organisée en collaboration avec NRJ et qui a fait venir à ses frais le DJ, a réuni 1700 personnes au milieu de la nuit. "Nous avons géré l’impression et la création graphique des flyers et des invitations, la présence d’hôtesses d'accueil également", détaille le prestataire, très remonté, "donc ça m’étonne que Nicolas Le Bec ait perdu de l’argent. Il aurait plutôt dû en gagner." Dans cette histoire, ce témoin semble complètement désabusé, au point d’être "préparé à ne pas revoir mon argent. J’en ai parlé avec mon avocat, il n’y a plus rien à faire. Nous avons lancé une procédure et contacté l’administrateur judiciaire pour faire valoir nos droits, mais c’est foutu ! C’est un escroc !" L’homme est en tout cas conscient qu’il n’est pas le seul dans ce cas et il est aujourd’hui "inquiet qu’un homme donne sa parole et ne l’honore pas."

7 commentaires
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grêle le 24/04/2018 à 13:24
CROCS a écrit le 24/04/2018 à 13h09

Et tousles fournisseurs lyonnais pas payés depuis 3 ans , c est normal ... escroc à grande echelle c est tout avec soutiens politiques du colon.?

et effectivement, en bout de tuyau, ça ne sent pas bien bon !

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CROCS le 24/04/2018 à 13:09

Et tousles fournisseurs lyonnais pas payés depuis 3 ans , c est normal ... escroc à grande echelle c est tout avec soutiens politiques du colon.?

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chokolà le 24/04/2018 à 08:46

malheureusement, avoir une parole aujourd'hui est une qualité en voie d'extinction. et on ne cessera jamais de le répéter, "les paroles s'envolent et les écrits restent...".

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Sarami le 19/07/2012 à 13:31

Nicolas le bec devait réaliser notre mariage en octobre et nous avons appris la vente par SMS cette semaine en effet ce n est pas un homme de parole dommage ...

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Lionel le 18/07/2012 à 17:59

Un chef d'entreprise qui n'honore pas ses dettes en déposant son bilan est un gestionnaire admiré et compétent, un homme qui n'honore pas ses dettes est un faisan.
Bienvenue dans le capitalisme !

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loleurpro le 18/07/2012 à 16:53

"inquiet qu’un homme donne sa parole et ne l’honore pas."

lol...
bienvenue dans le monde réel.

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nonmédidon le 17/07/2012 à 20:52

je lis : "la présence d’hôtesses également"

mais c'est du proxénétisme dites donc !
c'est donc qui l'escroc qui vend le corps des femmes dans un monde civilisé ?

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