Rétro 2012 : à Lyon l’année fut politique

Rétro 2012 : à Lyon l’année fut politique
Gérard Collomb et Thierry Braillard un soir de victoire aux législatives - LyonMag

A chaque fin d’année son traditionnel bilan. L’occasion de jeter un œil dans le rétroviseur. Il, elle, eux ont fait l’actualité politique dans le Rhône, dans le Grand Lyon ou à Lyon, LyonMag vous rafraîchit la mémoire :



Najat Vallaud-Belkacem, la Lyonnaise qui a conquis Paris
Date : 16 mai 2012
Après avoir été porte-parole durant la campagne présidentielle de Ségolène Royal, l’adjointe aux Grands Evénements à la Ville de Lyon retrouve cette casquette pour la campagne de François Hollande. Lorsque ce dernier accède à l’Elysée après avoir été plébiscité par Lyon, il nomme Jean-Marc Ayrault Premier ministre. Ce dernier désignera le 16 mai Najat Vallaud-Belkacem porte-parole du gouvernement mais surtout ministre des Droits des Femmes. Si elle n’a pas encore porté de projet médiatique, NVB aura largement communiqué sur l’abolition de la prostitution et le mariage pour tous. Récemment désignée "révélation politique de l’année", l’avenir de la Lyonnaise semble se dessiner de plus en plus à Paris.



Législatives, Collomb prend le pouvoir sur le PS parisien
Date : 17 juin
A l’occasion d’une conférence de presse surréaliste, le maire de Lyon annonce soutenir la candidature aux législatives du radical Thierry Braillard. Or, le Parti Socialiste avait lui désigné l’écologiste Philippe Meirieu comme candidat officiel dans la 1ere circonscription du Rhône suite à l’accord signé entre les deux partis.
C’est le début d’une guerre acharnée sur le terrain et les réseaux sociaux. Insultes, coups bas, la campagne entre Braillard et Meirieu, ponctuée par la victoire finale du poulain de Collomb, donnera au maire de Lyon une véritable assise sur sa ville. S’il a échappé à la radiation du parti, il a terminé avec brio son travail de sape de l’autorité de Solferino.



Les primaires de l’opposition signées Michel Havard adulées puis boudées
Date : 22 juin
C’est une idée qui a d’abord fait la quasi-unanimité à droite et même au centre. En proposant d’organiser des primaires de la droite (débaptisées ensuite en primaires de l’opposition), Michel Havard réussissait à créer un élan autour de l’opposition à Gérard Collomb. Emmanuel Hamelin s’engouffrait rapidement dans la brèche. Un temps intéressé, Denis Broliquier allait finalement renoncer à une participation après avoir rejoint l’UDI.
Mais après la création du parti de Borloo et surtout la mauvaise image des primaires renvoyée par la guerre des chefs à l’UMP, l’idée de l’ancien député a pris du plomb dans l’aile. A ce jour, les primaires sont gelées et ne comptent que deux candidats officiels. Le centriste Christophe Geourjon hésite, Nora Berra également. La surprise pourrait venir de Georges Fenech qui dévoilera ses ambitions fin janvier. De quoi redonner un coup de boost à ces primaires bêtement boudées.



David Kimelfeld prend son avenir en main
Date : 16 novembre
Après avoir remplacé, sur ordre de Gérard Collomb, Dominique Bolliet à la mairie du 4e arrondissement, David Kimelfeld a entretenu une image de dauphin du 1er magistrat de Lyon. Apprécié au PS, l’homme de 52 ans s’est un peu plus affirmé en 2012 en prenant la tête de la fédération socialiste du Rhône. En succédant à Jacky Darne, David Kimelfeld se défait, un peu, du joug de Collomb. Son travail à la fédé lui permettra de confirmer un peu plus son statut de favori à la succession de Collomb en 2020. A condition de ne pas froisser son mentor trop souvent frondeur vis-à-vis du parti au pouvoir.



Le Rhône vote Copé, Lyon choisit Fillon
Date : 18 novembre 2012
Après une campagne marquée par deux meetings rhodaniens pour Copé et un seul pour Fillon, les militants UMP étaient appelés aux urnes. Les résultats, ultra-serrés, allaient finalement tourner en faveur du maire de Meaux, élu dans le Rhône à 51,30%. Son rival sarthois obtient lui les faveurs de Lyon. Lorsque François Fillon revendiquera ensuite sa victoire, un seul parlementaire local le suivra jusqu’au bout : Michel Terrot, député du Rhône, rejoindra le fameux Rassemblement-UMP à l’Assemblée. Avant que tout ne rentre à peu près dans l’ordre.



Grand Lyon – Rhône, bientôt 69A et 69B ?
Date : 4 décembre
L’annonce était assez percutante pour arriver à masquer ses zones d’ombre. Gérard Collomb et Michel Mercier souhaitent séparer Grand Lyon et Département, afin de favoriser la création d’une Métropole d’intérêt Européen. Dans l’ensemble, tout le monde est d’accord sur le principe mais pas sur la manière dont les deux présidents ont pris leur décision : sans aucune concertation.
Quels intérêts ? Quelles retombées ? Quels rôles précis ? Les Grands Lyonnais seront-ils encore des Rhodaniens ? Quand aura lieu la scission ? Autant de questions qui restent sans réponse. Le projet de loi sera déposé en juin 2013.



Les écolos feront sécession en 2014
Date : 17 décembre
Marqué par la gestion de différents débats et projets par Gérard Collomb, Europe Ecologie – Les Verts a décidé de présenter une liste pour les prochaines municipales à Lyon. La fin d’une longue amitié qui remonte à 2001. Braillard-Meirieu, gestion de l’eau, Grand Stade, Hôtel-Dieu, TOP… autant de sujets de désaccord entre Collomb et les écologistes.
Philippe Meirieu, Pierre Hémon et Gaël Roustan (et bientôt Nathalie Perrin-Gilbert ?) sont pour le moment les visages de cette candidature punitive qui pourrait en appeler d’autres au sein de la majorité municipale.

Mais aussi le four de la droite aux législatives à Lyon, le durcissement de l’image d’Alexandre Gabriac, Hollande et Monti à Lyon pour valider le Lyon-Turin, un ticket Boudot-Gollnisch aux municipales, Marc Fraysse candidat à Lyon, le brondillant Maxime Verner rêvait d’être président…

9 commentaires
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Romain le 30/12/2012 à 09:58
cepapourdire a écrit le 28/12/2012 à 15h07

Un Touraine par exemple ?
tu me confirmes ?

Ca sent la diffamation...

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Socialiste le 30/12/2012 à 09:36

Une belle photo de nos politicards, avec au premier plan l'emblématique Braiillard!

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Dormeur le 29/12/2012 à 12:14
Dormez bonne gens a écrit le 29/12/2012 à 10h42

La crise !
Quelle crise ?
Toujours plus.
Des chômetons !
Pas vu au voisinage.
Pas vu, pas pris.
Les cons, ils voterons bien encore pour qu'on se régale.

ZZzzz ZZZzz ZZzzz Zz... hein quoi... y en a qui s'en mettent plein les fouilles ! Vous me réveillez pour ça... foutez-moi la paix...
ZZZzz ZZZzz

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Dormez bonne gens le 29/12/2012 à 10:42

La crise !
Quelle crise ?
Toujours plus.
Des chômetons !
Pas vu au voisinage.
Pas vu, pas pris.
Les cons, ils voterons bien encore pour qu'on se régale.

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Halte le 29/12/2012 à 09:14
jm a écrit le 28/12/2012 à 22h50

Nous payons déjà trop cher pour les intérêts d'une oligarchie mafieuse qui a confisqué le bien commun et son exploitation.

Les privilèges de la République n'ont rien à envier aux privilèges de la Royauté ! Une Cour toujours plus dispendieuse dans les deux cas.

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jm le 28/12/2012 à 22:50

Nous payons déjà trop cher pour les intérêts d'une oligarchie mafieuse qui a confisqué le bien commun et son exploitation.

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cepapourdire le 28/12/2012 à 15:07
Quizz a écrit le 28/12/2012 à 12h30

Quel député à sa femme conseillère de gestion dans un établissement public et/ou une association financés directement et/ou indirectement par l'argent des contribuables mais sous son nom de jeune fille pou rla discrétion ?

Un Touraine par exemple ?
tu me confirmes ?

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Quizz le 28/12/2012 à 12:30

Quel député à sa femme conseillère de gestion dans un établissement public et/ou une association financés directement et/ou indirectement par l'argent des contribuables mais sous son nom de jeune fille pou rla discrétion ?

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