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DR de Gabriel Orozco - LyonMag

De l’Art et des Machines

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Le Musée des Confluences présente une nouvelle exposition du 13 octobre au 24 janvier.

Station Vampire - LyonMagStation Vampire - LyonMag
L’exposition qui ouvre le 13 octobre au Musée Confluence est née de l’envie commune – début 2001 -  de Claudine Cartier, conservatrice, et d’Emmanuel de Roux, journaliste au Monde de lier "Art" et "Machines". Il a donc fallu 15 ans pour passer de l’idée à l’expo.

Dans un sens ce délai est une bénédiction : il permet d’ouvrir l’exposition presque  à la date fatidique du 21 octobre 2015.  Exactement cette date qu’on retrouve dans le film Retour vers le Futur 2 dont un extrait est projeté dans l’exposition "l’Art et la Machine". Avec sa DeLorean volante, Marty McFly quitte 1985 pour arriver le 21 octobre 2015. Pour fêter cette machine volante, une réplique de la DeLorean sera exposée devant le Musée le 21.

Dans un autre sens, 15 ans de préparation pour une exposition c’est trop long. On imagine en déambulant dans les salles  le nombre d intervenants, les changements de direction, les accords qui se défont, les idées oubliées, les pièces retrouvées, et mille autres étapes parcourues  pour en arriver au résultat final. "L’Art et la Machine" regorge de multiples pièces (175 officiellement) classiques ou déroutantes, gigantesques ou minuscules, peintures  encadrées ou vélo en bois gigantesque. Avec au final, le sentiment que ce que les commissaires ont voulu montrer n’est pas très clair.

Car "l’Art et la Machine", ça peut rimer avec ces nouvelles machines qui ont ébloui les artistes. Tel Marcel Duchamp tombant en pâmoison devant les courbes d’une hélice d’avion de 1912 et annonçant la mort de la peinture incapable de rivaliser avec tant de beauté industrielle. On peut également évoquer "l’Art et la Machine" quand un artiste décide de se servir de machine pour créer. L’exposition comprend ainsi deux Alfa Roméo Giuletta, l’une massacrée par Bertrand Lavier, l’autre compressée par César.
"L’Art et la Machine",  c’est aussi une exposition dans laquelle des artistes fabriquent des choses qui ressemblent à des machines. C’est le cas de la Station Vampire de Rigobert Nimi (né en 1965) sorte de vaisseau spatial en lego tout illuminés.
Et enfin, bien entendu, "l’Art et la Machine", ce peut être des peintres qui mettent des machines comme des locomotives dans leur œuvres.  Il y a un tableau de Monet prêté par le Conseil départemental du Val d Oise (à qui elle doit manquer) pour la partie peinture, et la célèbre photo d’une locomotive qui - oubliant de freiner -  a traversé la façade de ce qui deviendra la Gare Montparnasse, à Paris, en 1895.
La machine dans l’art a donc de multiples facettes.

Il conviendra d’accepter de se laisser surprendre par le classement des œuvres plutôt que de chercher à le comprendre. On laissera plutôt à chacun la possibilité de trouver l’œuvre qu’il aime regarder, la diversité de "l’Art et la Machine" offrant bien des possibilités de ce point de vue.

@lemediapol



Tags : musee des confluences |

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