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La Métropole de Lyon avance à grands pas pour son réseau de chauffage urbain

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Lancé dans les année 1930 par Villeurbanne, le réseau de chaleur urbain de l'agglomération lyonnaise prend aujourd'hui un nouveau tournant. Les principaux acteurs de ce projet en présentaient les grandes lignes ce lundi.

Au total, ce sont près de 170 kilomètres de réseau qui seront mis en place. L'objectif de ce réseau de chauffage urbain du Grand Lyon : fournir en chaleur, mais aussi en froid, les logements et bâtiments publics ou privés de la Métropole. Cet énorme projet de presque 300 millions d'euros d'investissement fait partie intégrante de la déclinaison locale du Plan climat énergie adopté par les pays de l'Union européenne et qui prévoit le fameux 3x20 : 20 % d'énergies renouvelables, 20 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre et 20 % de baisse de consommation d'énergie à l'horizon 2020.

 

Le réseau de chaleur urbain proposera un chauffage produit à partir de 65 % d'énergie renouvelables dès 2019 avec la promesse de 126 000 tonnes de CO2 en moins rejetés chaque année, soit l'équivalent de 50 000 véhicules. Il s'agit là d'un "projet majeur (…) qui répond aux besoins du territoire et de ses habitants et contribue efficacement au plan climat de la collectivité. Par son ampleur et sa conception innovante, c'est un projet qui fait de la métropole lyonnaise une référence sur le plan national et international", assure Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF.

 

Pour gérer le réseau, c'est Dalkia, filiale du fournisseur historique en électricité, qui a été désigné. Et pour arriver à ses fins, la société a prévu de très nombreux chantiers pour les années à venir. On peut notamment citer l'Unité de traitement et de valorisation énergétique de Gerland (UTVE), la création d'un équipement de stockage thermique dans le 8e arrondissement de Lyon d'ici 2020 ou encore le démantèlement de la centrale du cours Lafayette (Lyon 3e) pour en bâtir une nouvelle à la Soie (Vaulx-en-Velin) entre 2027 et 2029. Le réseau est alimenté à 35 % par la récupération de la chaleur issue de l'incinération des déchets, à 24 % par le bois des forêts locales ou par le gaz. Le fuel, lui, n'est utilisé qu'en cas de panne ou de pic de froid.

 

En plus d'une gestion plus responsable de l'énergie et de son approvisionnement, c'est aussi "la garantie pour les clients d'un prix stable et compétitif dans le temps", promet Jérôme Aguesse, directeur régional centre-est de Dalkia. Les Grands Lyonnais pourraient même économiser jusqu'à 17 % par rapport à un chauffage collectif par chaudière à condensation, 25 % par rapport au chauffage collectif au fioul et même 44 % comparer à l'électrique. "Le tarif devait également être attractif, c'est-à-dire inférieur à celui d'une solution par chauffage au gaz qui produit plus de gaz à effet de serre", explique David Kimelfeld, président de la Métropole.

 

Ce réseau Centre-Métropole dessert les 1er, 2e, 3e, 6e, 7e et 8e arrondissements de Lyon, ainsi que Bron, Carré de Soie à Vaulx-en-Velin, Vénissieux-nord et Villeurbanne. Géré par la Métropole, il alimente déjà l'équivalent de 70 000 logements aujourd'hui dont le centre commercial, la bibliothèque municipale et l'Hôtel de la Métropole à la Part-Dieu. Un chiffre qui pourrait être porté à 220 000 en 2030.



Tags : chauffage urbain | Lyon | metropole | edf | dalkia |

Commentaires 1

Déposé le 21/11/2017 à 21h39  
Par charles M****N Citer

on dirait que tout le monde s'en fout ?... c'est vrai qu'un fait divers à Villeurbanne c'est plus vendeur. Public de voyeurs

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