Urgences surchargées : l'hôpital Édouard-Herriot épinglé par le "no bed challenge"

Urgences surchargées : l'hôpital Édouard-Herriot épinglé par le "no bed challenge"
Photo d'illustration - LyonMag

Le no bed challenge, annoncé en juin 2017 et mis en place à compter du 10 janvier, répertorie les services d'urgences hospitalières dans lesquels des patients sont contraints de passer la nuit dans des brancards, faute de places en chambre. Les déclarations se font sur la base du volontariat.

Bien que tous les hôpitaux de France ne participent pas, certaines données sont édifiantes. On apprend ainsi sur le site internet du no bed challenge que pas moins de 178 patients ont passé la nuit de ce jeudi à vendredi sur des brancards dans l'Hexagone. Parmi les services les plus mal classés, on retrouve des établissements situés à Limoges, Grenoble, Rennes, Bourges, Chalon-sur-Saône ou Nîmes. Dans chacun de ces hôpitaux, plus de huit personnes n'ont pas trouvé de lit cette nuit. À l'inverse, sept établissements sont parvenus à trouver des lits pour l'ensemble de leurs patients.

Et alors que plusieurs grèves ont eu lieu ces dernières semaines dans les services d'urgences de l'agglomération lyonnaise, la Capitale des Gaules n'est en effet pas épargnée par la surcharge. Le personnel des urgences médicales adultes de l'hôpital Édouard-Herriot ont effet été contraintes de laisser entre cinq et huit personnes dormir sur des brancards.

Alors que le malaise dans les services d'urgences semble grandissant, ce classement géré par le Samu – Urgences de France espère "alerter avec force les pouvoirs publics et nos concitoyens" sur la situation. "Nous ne pouvons, nous ne devons plus accepter la maltraitance des patients, la surcharge des Urgences étant, et ceci est largement prouvé, responsable d’une augmentation de la morbi-mortalité", explique par ailleurs l'organisation sur son site.

2 commentaires
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verseau30 le 31/03/2018 à 11:00

Votre titre d'article est injustement accusateur pour l'hôpital Herriot - et les autres en France -. Ou il est mal tourné.
Je suis persuadé qu'on ne laisse pas les gens dans les couloirs sur des brancards par plaisir.
Il faudrait accuser la ministre de la santé tout simplement. Histoire bien connue des moyens qui manquent à l'hôpital.

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Mytailorisrich le 31/03/2018 à 09:32

Et en français, on-dit comment ?

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