Grève contre la réforme des lycées pro à Lyon ce mardi

Grève contre la réforme des lycées pro à Lyon ce mardi
Rectorat - Lyon Mag

Un rassemblement est prévu devant le rectorat à 11h ce matin.

L’appel a été lancé par la CGT Educ'Action du Rhône. Le syndicat voit d’un mauvais œil le projet de réforme voulu par le gouvernement dans les lycées professionnels, et demande son retrait. "Le bénéfice (de cette réforme) reviendrait bien davantage aux entreprises qu’aux élèves".

"Adapter l’offre de formation aux besoins de main-d’œuvre des entreprises locales s’apparente à une privatisation rampante. Cette logique « du tout insertion » va aboutir à la fermeture de nombreuses formations, notamment dans les filières tertiaires" souligne le syndicat.

Pour la CGT Educ'Action, cette réforme menace des postes d’enseignants.

Un autre rassemblement mercredi

Le syndicat appelle l’ensemble des personnels à se rassembler devant le rectorat de Lyon dans le 7ème arrondissement, ce mardi à 11h.

Un nouveau rassemblement est attendu ce mercredi après-midi à 15h30 devant le rectorat de Lyon, à l’appel de six organisations syndicales de l'Education nationale du département du Rhône (FO, SNES, SNUEP, SUD, CNT, SNALC).

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11 commentaires
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réalité le 31/05/2023 à 08:58
Zig a écrit le 31/05/2023 à 08h38

Lu sur le site gouvernemental
https://www.education.gouv.fr/12-mesures-pour-faire-du-lycee-professionnel-un-choix-d-avenir-pour-les-jeunes-et-les-entreprises-378032

"Un an après avoir obtenu leur baccalauréat professionnel et hors ceux qui poursuivent leurs études, un diplômé sur deux n’a pas réussi à trouver d’emploi. Parmi ceux qui poursuivent leurs études en vue d’obtenir un BTS, un sur deux parvient à obtenir son diplôme en deux ans."

Preuve flagrante du manque d'efficacité reconnue (par le gouvernement) de l'enseignement professionnel dans l'Education Nationale.

Personnellement, j'ai déjà encadré des stagiaires BAC pro, BTS, et ex DUT (devenut BUT) de la filière secondaire (l'industrie), j'ai constaté l'énorme décalage qu'il y a entre ce qu'est sensé savoir un faire et savoir être un BAC pro ou BTS et ce qu'il sait et est réellement en fin d'étude.

Et c'est une catastrophe qui mène droit au chômage pour la plus part de ces élèves.
Bien entendu, il y a quelques exceptions d'excellence, mais trop peu.

Un échec de l'éducation nationale que ne veut probabkelent pas reconnaître les syndicats d'enseignants qui luttent pieds et poings liés pour qu'on ne change pas leurs habitudes de travail.

Et pourtant, c'est flagrant, il faut réformer l'enseignement professionnel français (CAP, BAC, BTS...) pour le bien des jeunes et arrêter d'en faire une voie de garage.

PS:
Les IUT, de par leur mode de fonctionnement et statuts particuliers, sont des filières dites d'excellence reconnues par les employeurs, d'ailleurs les présidents de chaque IUT sont des employeurs.

c'est faux, les c.a.p. sont devenu des voies de garages à cause de la dévalorisation des "petits métiers "
tout le monde n'a pas les capacités à devenir chercheur au cnrs ou chirurgien
ils faut apprendre à devenir plombier, électricien, mécanicien couvreur ect ect
mais non !! tous le monde à le droit de devenir ingénieur, incapable et chômeur mais ingénieur !!!
en quoi ??
aucune importance du moment que c'est un métier valorisant le droit à la paresse :( :(

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Zig le 31/05/2023 à 08:38

Lu sur le site gouvernemental
https://www.education.gouv.fr/12-mesures-pour-faire-du-lycee-professionnel-un-choix-d-avenir-pour-les-jeunes-et-les-entreprises-378032

"Un an après avoir obtenu leur baccalauréat professionnel et hors ceux qui poursuivent leurs études, un diplômé sur deux n’a pas réussi à trouver d’emploi. Parmi ceux qui poursuivent leurs études en vue d’obtenir un BTS, un sur deux parvient à obtenir son diplôme en deux ans."

Preuve flagrante du manque d'efficacité reconnue (par le gouvernement) de l'enseignement professionnel dans l'Education Nationale.

Personnellement, j'ai déjà encadré des stagiaires BAC pro, BTS, et ex DUT (devenut BUT) de la filière secondaire (l'industrie), j'ai constaté l'énorme décalage qu'il y a entre ce qu'est sensé savoir un faire et savoir être un BAC pro ou BTS et ce qu'il sait et est réellement en fin d'étude.

Et c'est une catastrophe qui mène droit au chômage pour la plus part de ces élèves.
Bien entendu, il y a quelques exceptions d'excellence, mais trop peu.

Un échec de l'éducation nationale que ne veut probabkelent pas reconnaître les syndicats d'enseignants qui luttent pieds et poings liés pour qu'on ne change pas leurs habitudes de travail.

Et pourtant, c'est flagrant, il faut réformer l'enseignement professionnel français (CAP, BAC, BTS...) pour le bien des jeunes et arrêter d'en faire une voie de garage.

PS:
Les IUT, de par leur mode de fonctionnement et statuts particuliers, sont des filières dites d'excellence reconnues par les employeurs, d'ailleurs les présidents de chaque IUT sont des employeurs.

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pifpaf le 30/05/2023 à 18:45
Stupide a écrit le 30/05/2023 à 10h10

Bien sûr qu’il faut adapter l’offre de formation aux besoins de main-d’œuvre des entreprises, quel intérêt de suivre une formation où il n’y a aucune débouché ?

surtout supprimer une large part des formations en enseignement superieur qui ne servent qu'a former des parasites technocratiques ou des zadistes genre sciences po, socio, histoire..

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Dinaleau le 30/05/2023 à 17:20

Pas en grève ce lundi de Pentecôte ?
A mais oui c'est férié ( pas de journée de solidarité pour eux)

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Oui mais... le 30/05/2023 à 13:01
Stupide a écrit le 30/05/2023 à 10h10

Bien sûr qu’il faut adapter l’offre de formation aux besoins de main-d’œuvre des entreprises, quel intérêt de suivre une formation où il n’y a aucune débouché ?

Le problème est plus vaste que ça... Certes, des formations sont quasiment sans débouchés mais ce n'est pas que dans le secteur industriel... ça vaut aussi pour certains cursus de facs.
Il y a aussi un manque de moyens financiers pourtant indispensables aux formations techniques afin de former aux nouvelles technologies et aux nouveaux outils (imprimantes 3D, machines à commandes numériques, logiciels de CAO/DAO, robots industriels, etc...).
Et il y a aussi l'abus de stagiaires par les entreprises qui, au lieu de les former, les utilisent comme une main d'œuvre gratuite affectée aux basses besognes... ranger des cartons, faire les photocopies distribuer le courrier, répondre au téléphone, nettoyer les outils et autres tâches ingrates qui n'ont rien à voir avec de l'apprentissage.... Toute la chaîne éducative est à revoir ! Un stagiaire n'a pas à être un bouche-trou destiné à augmenter la rentabilité d'une entreprise en lui évitant d'embaucher "un grouillot" ou même un employé qualifié. Or c'est bien ce qui se passe le plus souvent, l'entreprise exploite les compétences acquises en amont, ou bien selon ses besoins logistiques, sans en apporter de nouvelles, ce qui devrait pourtant être sa motivation initiale selon les contrats de stage.
Tant que les entreprises considéreront un stagiaire comme un employé gratuit et corvéable à mercie et que l'éducation Nationale ne se donnera pas les moyens de dispenser des formations pointues et adaptées aux nouvelles technologies... rien ne changera.
En fait, personne ne joue le jeu, pas plus la majorité des entreprises que l'Education Nationale par manques de moyens humains et financiers. Les 2 font des promesses qu'ils ne tiennent pas.
Pour beaucoup de stagiaires, les stages sont une perte de temps avec le sentiment de se faire exploiter sans rien obtenir en retour, ni acquisition de compétences, ni même respect, Les "embauchés" les prennent souvent de haut, les traitent comme des enfants ou des "imbéciles qui ne connaissent rien à la vie".. Le stagiaire est souvent celui dont on tacle son inexpérience, qui sert de tête de turc à la machine à café, celui duquel on peut se plaindre à son boss pour se faire valoir, celui sur qui on peut évacuer des frustrations en le "martyrisant", en lui confiant des objectifs et des tâches hors de sa portée pour mieux le "descendre" ensuite..
Rares sont les entreprises qui n'ont pas cette approche. En entreprise, l'image du stagiaire est souvent déplorable et pleine d'aprioris... et ça c'est typiquement franco-français.. C'est juste "un nul" tout juste bon à se faire exploiter et éventuellement servir de défouloir et de bouc émissaire si une connerie est faite.

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intérêt le 30/05/2023 à 11:53

J'ai été à louise labbé, la formation pro est moisie dans ce pays, on vous forme à la va vite car il n'y a pas assez de temps pour tout traiter et avec des logiciels que vous n'utiliserez jamais, l'anglais n'est même pas tourné pour un usage pro et à la sortie vous êtes un paria inutile, j'ai un cousin en allemagne qui a fait le même métier que moi, il avait même fait 6 mois en france où il a pu faire la comparaison, et il a trouvé ça moisi aussi, en allemagne la formation est en entreprise, là-bas y'a jamais eu ces grèves. L'apprentissage c'est la voie normale, les entreprises participent pleinement à la formation et quand il y'a une crise, ils ne licencient pas en priorité les apprentis comme chez Airbus pour ensuite se plaindre du manque de personnel, ce ne sont pas stages photocopieurs en allemagne.
Faut que l'éducation pro se remette en cause pour permettre aux entreprises de prendre leurs obligations si elles veulent travailler en france, leurs enseignements sont nuls faut le dire ! Et aussi ils pourraient manifester pour les passages en BTS, car quand j'ai voulu faire le mien, ont avait que 5 places dispos en publique, tout le reste était en privé, donc rien de dispo pour un étudiant boursier.... j'ai dû aller faire mes études par correspondance, alors que dans le même temps on fait venir des étudiants boursiers de l'étranger...

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John-69003 le 30/05/2023 à 11:20

Sinon a part manifester y font quoi tout ces gens sérieux

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Tango26 le 30/05/2023 à 10:20

quelle intelligence cette CGT 😂😂😂

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marrant le 30/05/2023 à 10:18

ah ben zut alors
on va supprimer des filières qui ne servent à rien ??
c'est ballot, mais utile pour une fois !!
pas comme la cgt par exemple

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rentrée le 30/05/2023 à 10:15

Les feignasses de la CGT sont rentrées de leur week-end prolongé au soleil!!!

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Stupide le 30/05/2023 à 10:10

Bien sûr qu’il faut adapter l’offre de formation aux besoins de main-d’œuvre des entreprises, quel intérêt de suivre une formation où il n’y a aucune débouché ?

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