Dans la commune de Marennes, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Lyon, une professeure des écoles aujourd’hui âgée de 62 ans était poursuivie pour violences sur mineurs par personne ayant autorité, des faits suivis d’incapacité n’excédant pas huit jours.
Selon les informations du Progrès, plusieurs familles dénonçaient depuis longtemps des comportements humiliants et dénigrants envers des élèves, notamment les plus fragiles.
Le maire de la commune, Timotéo Abellan, évoque des cris quotidiens audibles au-delà des murs de l’établissement. Des parents racontent également des brimades répétées. L’une des mères témoigne dans les colonnes du quotidien régional : "Notre fils avait mal au ventre, il ne voulait plus aller à l’école. [...] Mme M. lui jetait des cahiers au visage, disait qu’il était bête."
Une enquête déclenchée après plusieurs plaintes
Malgré des signalements répétés auprès de l’inspection académique, la situation aurait perduré plusieurs années. Une enseignante aurait même demandé sa mutation, ne supportant plus "de voir des enfants se faire humilier sans rien faire."
En octobre 2024, dans le cadre du programme national de lutte contre le harcèlement scolaire, l’Éducation nationale recueille des témoignages. Le 22 janvier 2025, les parents sont informés que l’enseignante ne reprendra pas son poste.
Quatre familles déposent alors plainte. Les gendarmes auditionnent une trentaine de personnes. Les témoignages évoquent humiliations et rabaissements. De son côté, l’enseignante conteste les faits.
Un rapport interne de l’Éducation nationale mentionne un "comportement exempt de bienveillance, humiliant voire violent avec certains élèves" et pointe également des insuffisances pédagogiques.
Jugée à Lyon, expulsée du tribunal
L’enseignante, mise à la retraite d’office en 2025 après cinq mois de suspension, faisait l’objet depuis septembre d’un contrôle judiciaire lui interdisant tout contact avec des mineurs et l’accès à l’école de Marennes.
Elle comparaissait ce mercredi 25 février devant le tribunal correctionnel de Lyon. Toujours selon Le Progrès, l’audience a été marquée par des tensions. Présente sans avocat, elle aurait multiplié les interruptions. Après plusieurs avertissements, le président du tribunal a ordonné son expulsion. L’audience s’est poursuivie en son absence.
Le procureur avait requis deux ans de prison avec sursis. Le tribunal a finalement prononcé une peine plus lourde : 24 mois d’emprisonnement, dont 12 mois ferme. L’enseignante n’a ainsi pas attendu le délibéré et un mandat d’arrêt a été délivré.
Une peine à la hauteur du préjudice de ces enfants humiliés et dont la souffrance a été silenciée pendant des années. Le témoignage de la collègue qui a dû demander une mutation en dit beaucoup. Sans compter le comportement même de l accusée au tribunal.
Signaler RépondreL'institution aussi doit rendre des comptes pour avoir laissé une personne aussi nuisible en son sein et dont le comportement vient abîmer le travail , l'engagement et le professionnalisme de la grande majorité des enseignants.e.s de notre pays.
Une cousine à la macron.🐒
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