Par un arrêté pris sur proposition du directeur de la sécurité et de la protection civile, la préfète du Rhône a décidé de fermer pour trois mois le salon à l’enseigne "ELITE HAIR STYLE".
La préfecture vise notamment "la demande transmise le 18 décembre 2025 par la Direction Départementale de l'emploi, du travail et des solidarités du Rhône" ainsi que les contrôles réalisés par les services de l’Inspection du travail de l’Unité de contrôle Lyon Centre.
Selon l’arrêté, lors des contrôles effectués les 1er février 2025 et 8 mai 2025 au sein de l’établissement situé 11 rue Sébastien Gryphe à Lyon 7e, "il a été constaté du travail dissimulé par dissimulation d'activité, du travail dissimulé par dissimulation d'emplois salariés et l'emploi d'étrangers non autorisés à exercer une activité salariée en France."
Les inspecteurs relèvent notamment "des faits répétés de dissimulation de l'activité réelle observée de prestations de coiffure mixte réalisées de manière régulière" alors que l’établissement est déclaré comme "un commerce de détail spécialisé dans la parfumerie et les produits de beauté."
Une activité de coiffure exercée de manière "organisée et non occasionnelle"
Dans le détail, l’arrêté décrit qu’au 1er février 2025, "deux travailleurs [étaient] occupés à réaliser des prestations de coiffure sur deux clients assis dans des fauteuils adaptés alors que plusieurs clients supplémentaires sont observés dans la zone d'attente," ce qui "traduit un fonctionnement organisé et non occasionnel de l'activité."
Les inspecteurs mentionnent également "un espace comportant du matériel de coiffure en usage avec un lavabo professionnel, fauteuil de coiffure, une bouteille de shampoing ouverte, des miroirs installés devant chaque fauteuil et des cheveux 'fraîchement' coupés jonchent le sol, l'ensemble attestant de prestations en cours ou récemment réalisées."
Un second contrôle, le 8 mai 2025, fait état d’un travailleur "aperçu en situation de travail, occupé à la coupe des cheveux d'un client alors que plusieurs clients attendent leur tour", avec une "enseigne 'coiffure mixte' visible à l'extérieur", ce qui, selon la préfecture, met en exergue "la persistance d'une activité dissimulée."
Des observations réalisées "depuis la voie publique" entre juin et novembre 2025 auraient confirmé la poursuite de l’activité, notamment le 10 juin 2025, lorsque "deux prestations de coiffure [étaient] effectuées par des travailleurs non déclarés", puis le 8 novembre 2025, date à laquelle "une prestation coiffure [était] réalisée par un troisième travailleur", les fauteuils ayant été déplacés "vers l'arrière du local afin de réduire la visibilité depuis la voie publique."
Aucun salarié déclaré depuis 2019
L’arrêté relève également des faits de "travail dissimulé par dissimulation de salariés" concernant trois personnes "en situation de travail sans avoir fait l'objet d'une déclaration préalable à l'embauche (DPAE)."
Il est précisé que des vérifications post-contrôles effectuées auprès des services de l’URSSAF ont permis de démontrer "l'absence de déclarations sociales nominatives (DSN) concernant les salariés précités et qu’en conséquence, aucun salarié n’a été déclaré depuis 2019 y compris pendant les périodes d'observation des travailleurs."
Les faits rapportés constituent ainsi, selon la préfecture, l’infraction d’"emploi dissimulé par défaut de déclaration préalable à l'embauche." La préfecture vise également "l'emploi d'étrangers sans autorisation de travail salarié" concernant un ressortissant nigérian "inconnu de l'Application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France (AGDREF) et démuni de titre l'autorisant à séjourner en France."
Ces faits constituent, selon l’arrêté, "l'infraction d'emploi de travailleurs étrangers démunis de titre de travail". Outre les infractions liées au travail dissimulé, l’Inspection du travail a relevé "des risques en matière de santé et de sécurité au travail tels que l'absence de document unique d'évaluation des risques professionnels, l’absence de contrôle des installations électriques par un organisme agréé COFRAC afin de prévenir les risques d'incendie, l'absence de dispositif conforme d'aération, l'utilisation de produits professionnels par des personnes non formées contenant des substances chimiques et l'accueil du public dans une zone de coiffure non déclarée."
Selon la préfecture, ces éléments "constituent un risque sérieux pour la santé et la sécurité du public ainsi que pour les travailleurs non déclarés."
La préfète estime "nécessaire, eu égard à la gravité de l'infraction constatée à la réglementation du travail, de prendre une mesure de fermeture administrative".
L’article 1er de l’arrêté précise : "Est prononcée pour une durée de trois mois à compter de la notification du présent arrêté, la fermeture de l'établissement à l'enseigne 'ELITE HAIR STYLE'." En cas de non-respect, l’exploitante s'exposerait à deux mois d'emprisonnement et 3750 € d'amende.
Oui mais je savais pas ... au pays ça se passe comme ça.
Signaler Répondreon a pas de statut, on déclare rien ni personne.
Aucun salarié déclaré depuis 2019.
Signaler RépondreC'est impressionnant la réactivité de l'état face aux fraudes sociales.
l’arrêté précise : "Est prononcée pour une durée de trois mois à compter de la notification du présent arrêté, la fermeture de l'établissement à l'enseigne 'ELITE HAIR STYLE'." En cas de non-respect, l’exploitante s'exposerait à deux mois d'emprisonnement et 3750 € d'amende.
Signaler Répondre7 ans que ça fraude ( en touchant sûrement plein d 'aides sociales de surcroît )
Fermeture de 3 mois ......
Et que dire des sanctions encourues ( qui ne sont jamais appliquées )!!!!!!!
Ils rigolent les coiffeurs .
L'établissement n'est pas condamné à payer tous les arriérés depuis 2019 ? Cadeau ? Pourtant il fait la totale...
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