C’est la fin d’un mouvement qui aura duré plusieurs semaines. Les équipes des urgences de l’hôpital Édouard-Herriot (HEH), à Lyon, ont annoncé la levée de la grève après la signature d’un protocole d’accord avec la direction ce vendredi 20 mars.
Le conflit social avait été engagé début février pour dénoncer la dégradation des conditions de travail et le manque d’effectifs.
Parmi les principales mesures obtenues en cette fin de semaine, les syndicats mettent en avant des renforts en personnel.
Trois infirmiers ont déjà été recrutés, tandis que trois autres postes sont en cours de pourvoi. Les trois postes d’aides-soignants créés ont également été pourvus.
Des renforts sont aussi prévus du côté des brancardiers de nuit et du personnel administratif en journée, avec trois agents supplémentaires en front-office.
Autre point clé : la gestion des absences de longue durée. La direction s’engage désormais à déclencher des recrutements dès 30 jours d’arrêt, notamment en cas de maladie ou de congé maternité, afin d’éviter les sous-effectifs chroniques.
Le protocole prévoit également plusieurs évolutions organisationnelles avec un encadrement renforcé des services civiques, avec formation obligatoire, une anticipation des périodes de forte activité (canicule, pics saisonniers) et un suivi plus régulier des besoins en matériel.
La direction s’est aussi engagée à lancer des groupes de travail avec les équipes pour repenser l’organisation des urgences, avec une évaluation prévue en juin prochain.
"La lutte a payé", mais vigilance maintenue
Les syndicats CGT et FO saluent des avancées concrètes, tout en appelant à la prudence sur leur mise en œuvre. Si "la lutte a payé", ils rappellent que des manques persistent encore ponctuellement dans les équipes et préviennent qu’une nouvelle mobilisation n’est pas exclue en cas de dégradation des conditions de travail.
"La grève a permis d’obtenir des créations de postes et une meilleure écoute", soulignent-ils, tout en espérant que la direction se montre à l’avenir plus réactive sans qu’un nouveau conflit ne soit nécessaire.
Ils ont raison de se méfier, il y a peut-être un effet élection le gouvernement voulant que le pays reste bien à droite...
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