Lyon : une journée "justice morte" annoncée après la grève des avocats

Lyon : une journée "justice morte" annoncée après la grève des avocats

Après quinze jours de grève totale, les avocats du barreau de Lyon reprennent leur activité judiciaire tout en annonçant de nouvelles formes d’action contre un projet de loi controversé.

Retour dans les tribunaux… sans retour au calme. À Lyon, les avocats du Barreau de Lyon ont voté la reprise des audiences après quinze jours de grève totale. Mais la mobilisation, elle, ne faiblit pas.

Réunis en assemblée générale le 16 avril, les avocats ont décidé de suspendre la grève engagée depuis le 2 avril. En cause : la volonté de ne pas pénaliser davantage les justiciables. Mais sur le fond, le rejet du projet de loi sur la "justice criminelle et le respect des victimes" reste total.

Les avocats dénoncent plusieurs mesures qu’ils jugent dangereuses pour les droits fondamentaux. Parmi elles, la mise en place d’une forme de "plaider coupable" en matière criminelle, qui permettrait d’éviter un procès si l’accusé reconnaît les faits.

Une évolution qui, selon eux, priverait les victimes d’un débat public et d’une reconnaissance pleine de leur préjudice.

Autre point de crispation : le plafonnement des peines en cas d’aveu, ou encore la remise en cause de l’oralité des débats, pilier du procès criminel.

Fin de la grève… mais pas de la contestation. Les avocats annoncent désormais une série d’actions destinées à rendre leur opposition plus visible : présence renforcée en audience, lecture de communiqués devant les tribunaux ou encore mobilisation collective sur certains dossiers pour ralentir les procédures.  

Une stratégie assumée pour dénoncer, par contraste, une justice qu’ils jugent "accélérée".

Une journée "justice morte" annoncée

Point d’orgue de cette nouvelle phase : une journée "justice morte" prévue le 19 mai prochain. Ce jour-là, les avocats prévoient de se retirer des procédures pour manifester et aller à la rencontre du public.

Le bâtonnier de Lyon, Hubert Mortemard de Boisse, justifie ce changement de stratégie : "Nous avons fait le choix d’adapter notre mobilisation. Il s’agit d’une nouvelle phase qui nous permettra de concentrer notre action sur la sensibilisation tout en garantissant que les justiciables ne soient pas privés de leurs droits." 

"Nous refusons qu’au nom d’un manque de moyens, la qualité de la justice pénale soit dégradée", ajoute-t-il.

À Lyon, les robes noires ont donc repris le chemin des tribunaux… mais la bataille, elle, est loin d’être terminée.

1 commentaire
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Ex Précisions le 20/04/2026 à 17:49

Bof ça ne changera pas des autres jours ;-)

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