Procès, audiences… ce qui va être perturbé par la grève totale des avocats à Lyon

Procès, audiences… ce qui va être perturbé par la grève totale des avocats à Lyon

Opposés à une réforme jugée dangereuse pour le procès pénal, les avocats lyonnais lancent une grève totale jusqu’au 16 avril. Une mobilisation d’ampleur qui pourrait fortement perturber les juridictions.

Le bras de fer s’intensifie. À Lyon, les avocats ont décidé de franchir un cap en lançant une grève totale dans toutes les juridictions à partir de ce jeudi 2 avril à minuit, et jusqu’au 16 avril inclus.

Réunis en assemblée générale extraordinaire, les membres du barreau de Lyon ont validé une mobilisation d’ampleur contre le projet de loi "Justice criminelle et respect des victimes", dit projet SURE. Une décision qui s’inscrit dans un mouvement national impulsé par la Conférence des bâtonniers, qui s’est prononcée à 87% en faveur de la grève.

Concrètement, tous les contentieux sont concernés. Une mobilisation qui pourrait désorganiser fortement l’activité judiciaire dans les prochains jours. Les avocats lyonnais prévoient également de rejoindre un rassemblement national devant le Sénat le 13 avril, avant une nouvelle assemblée générale programmée le 16 avril pour décider de la suite du mouvement.

Au cœur de la contestation : une réforme que la profession juge dangereuse pour l’équilibre du procès pénal. Si les avocats reconnaissent la lenteur actuelle de certaines procédures criminelles, avec des délais pouvant atteindre plusieurs années, ils dénoncent une réponse inadaptée.

Le projet prévoit notamment l’introduction d’une forme de plaider-coupable en matière criminelle, un plafonnement des peines en cas d’aveu et une évolution du rôle du juge. Pour le barreau, ces mesures risquent d’affaiblir le débat judiciaire, de réduire les garanties pour les accusés et de marginaliser les victimes.

Au-delà des aspects techniques, les avocats évoquent une "remise en cause profonde des libertés fondamentales". Un argument qui explique la radicalité du mouvement.

À Lyon, la contestation entre ainsi dans une phase concrète. Et pourrait rapidement se traduire par des audiences reportées et une justice au ralenti.

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