En 2020, Gérard Collomb était balayé par la vague verte à la Ville et à la Métropole de Lyon. La fin d'une mainmise sur l'agglomération débutée en 2001.
Alors que son cercle de fidèles s'était restreint durant la guerre interne qu'il avait livré à David Kimelfeld et Georges Képénékian, il choisissait de recaser une seule collaboratrice proche : Arabelle Chambre-Foa, sa directrice de cabinet.
Un épisode dont s'était fait l'écho LyonMag à l'époque, et qui avait attiré l'attention de la Chambre régionale des Comptes, puis celle du parquet de Lyon.
Comme le révèle le Progrès ce dimanche 10 mai, le travail des enquêteurs est terminé et une décision doit être très prochainement prise sur les suites à donner à l'affaire.
Pour rappel, Gérard Collomb avait offert à Arabelle Chambre-Foa un poste de directrice administrative au SDMIS, avec le concours du président de la structure gérant les pompiers du Rhône, Jean-Yves Sécheresse. Or, si la procédure d'embauche a respecté les règles avec un appel à candidatures lancé... en plein confinement, c'est surtout la suite qui a fait grincer des dents.
Car Arabelle Chambre-Foa est soupçonnée d'avoir visé depuis le début un départ chez Vinci, et d'avoir obtenu une planque bien rémunérée en attendant. D'ailleurs, moins de six mois après son arrivée au SDMIS, elle avait déposé une demande de mise en disponibilité pour deux ans. Pour finalement rejoindre une branche de Vinci en janvier 2021.
Pour les juges financiers de la CRC, cet épisode avait privé le SDMIS de "candidatures pertinentes" écartées au profit de la proche de Gérard Collomb.
Avec le décès de l'ancien maire de Lyon et de Jean-Yves Sécheresse, la justice ne peut se tourner que vers Arabelle Chambre-Foa et le SDMIS. Ou bien arriver à la conclusion que tout a été fait dans les règles de l'art.
Ou ben si on fait des enquête sur tous les recasages il y a un à la tête de l'état qui a du mouron à se faire ;-)
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