Par un arrêté préfectoral, la préfecture du Rhône a prononcé la fermeture administrative de l'établissement de restauration "Antonio et Marco Morreale" dit "Festa Love da Antonio & Marco Morreale", situé au 19 rue Thomassin dans le 2e arrondissement de Lyon. La mesure est effective depuis le 12 juin et restera en vigueur jusqu'à la réalisation de l'ensemble des mesures correctives exigées par les autorités.
Cette décision intervient à la suite d'un contrôle réalisé le jour même par un agent du Bureau Veritas Exploitation, dans le cadre des contrôles officiels délégués par les services de l'État. Selon l'arrêté, le rapport établi à l'issue de cette inspection a mis en évidence des "manquements graves aux règles d'hygiène."
Parmi les principaux constats figurent notamment la "présence de déjection de souris", "la détention de denrées périmées", le "non-respect des températures de conservation des denrées" ou encore "l'absence de traçabilité des denrées." Les inspecteurs ont également relevé l'absence de système de ventilation adapté dans certaines zones de production ainsi qu'un "défaut caractérisé de maintenance et de nettoyage des locaux de production et de stockage ainsi que des équipements."
L'arrêté mentionne également l'absence de plusieurs procédures sanitaires essentielles. Les services de l'État évoquent notamment "l'absence de référence HACCP", "l'absence de gestion et de surveillance concernant les opérations à risques", mais aussi l'absence d'autocontrôles microbiologiques, de bonnes pratiques d'hygiène du personnel ou encore de formation du personnel à l'hygiène alimentaire.
"Une menace pour la santé des consommateurs"
La préfecture souligne par ailleurs que ces manquements interviennent malgré des démarches déjà engagées auparavant. Le document rappelle en effet "la non-réalisation de la mise en demeure du 11 mai 2026" et estime que "la situation sanitaire s'est dégradée depuis le 11 mai 2026."
Face à ces constats, les autorités considèrent que "la poursuite de l'activité constitue une menace pour la santé des consommateurs en raison de la probabilité importante de contaminations (microbiologique, chimique, physique) et des risques d'intoxication qui en résultent." L'arrêté évoque ainsi "l'urgence à fermer l'établissement."
Avant toute réouverture, plusieurs dizaines de mesures correctives devront être mises en œuvre. Elles concernent aussi bien la lutte contre les nuisibles que la rénovation et le nettoyage approfondi des locaux, la sécurisation des installations électriques, l'amélioration de la traçabilité des denrées, le respect de la chaîne du froid, la mise en place d'analyses microbiologiques, l'installation d'équipements adaptés pour le lavage des mains ou encore la formation de l'ensemble du personnel aux règles d'hygiène.
La préfecture exige également la mise en place d'un plan de lutte efficace contre les nuisibles, l'installation d'un système d'extraction des fumées dans les espaces concernés ainsi que l'application d'un Guide de Bonnes Pratiques d'Hygiène ou d'un Plan de Maîtrise Sanitaire validé en interne.
La réouverture du restaurant ne pourra intervenir qu'après une nouvelle visite de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP). Celle-ci devra constater "l'effectivité de l'intégralité des mesures correctives" imposées par l'arrêté préfectoral.
non c'est le by lfi Ducon
Signaler RépondreCe n'est tout de même pas les procédures de la franchise que les denrées périmées pour améliorer les marges ?
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