Dans un communiqué, la mère de Théo écrit : "lundi, nous ne serons pas au tribunal." Avant d'expliquer : "Lundi 6 juillet 2026, le tribunal pour enfants de Lyon devait juger la première agression subie par mon fils. Mais nous n'irons pas. Parce que pour nous, aujourd'hui, la justice est morte."
Pour rappel, plusieurs interpellations avaient été réalisées dans ce dossier au printemps. Théo, âgé de 20 ans, avait notamment été violemment agressé alors qu'il regagnait son domicile dans le quartier de Gerland. Selon les investigations, huit personnes avaient été identifiées. Deux suspects avaient été interpellés dans un premier temps, avant que six autres adolescents ne soient retrouvés à la faveur d'une opération Ville Sécurité Renforcée. Cinq mineurs doivent répondre de différents chefs de poursuite devant la justice.
La mère de Théo précise toutefois que l'audience de lundi concerne une autre affaire, qu'elle présente comme la première agression subie par son fils. Elle rappelle que "les faits remontent au 30 août 2025, à Lyon", affirmant que Théo aurait été victime de "vols avec violence" et de "menaces de mort".
"Mon fils meurt à petit feu"
Elle estime également que plusieurs dossiers devraient être rapprochés. "Il a été agressé trois fois par les mêmes personnes, et la justice refuse encore de relier ces trois affaires. Trois dossiers séparés, pour un seul acharnement contre un seul enfant", écrit-elle.
La mère du jeune homme décrit les conséquences de cette situation sur son fils. "Mon fils meurt à petit feu. Pas de coups qu'on voit sur son corps — mais de l'attente, du silence, de l'indifférence. Chaque jour qui passe sans réponse, c'est un jour de plus qui le détruit un peu", affirme-t-elle.
Dans la dernière partie de son message, elle élargit son propos en évoquant d'autres drames plus récent encore. "Je pense à Lyhanna. Je pense à Louis. Toujours les mêmes alertes ignorées. Toujours les mêmes enfants qui paient le prix du silence", explique-t -elle, avant de conclure : "Ce ne sont pas de simples faits divers. C'est mon fils. Et il mérite qu'on le voie, qu'on l'entende, avant qu'il ne soit trop tard."
Il ne fait pas bon être victime de violences commises par des chances pour la France...
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