À une demi‑heure de la Part‑Dieu, il reste encore des vergers, une coopérative qui pèse la récolte et des familles vivant du fruit. Rien de tout ça n’était écrit au départ. Ces coteaux ont d’abord été un pays de vigne, jusqu’au jour où le phylloxéra a tout rasé
ll a fallu apprendre à remplacer les ceps. Et une partie de cet apprentissage s’est faite au 81, chemin de Beaunant, à Saint-Genis-Laval dans un établissement aujourd’hui hélas en difficulté financière : le Lycée horticole Pressin Don Bosco.
En 1920, les prêtres salésiens de Don Bosco y fondent, à la demande du cardinal Maurin, une école d'agriculture au milieu des champs. Élevage, jardinage, vignoble, arbres fruitiers.
Le calendrier n’a rien de fortuit : les paysans des collines déracinent et cherchent à réimplanter. Quatre ans plus tard, la banlieue lyonnaise produit déjà une vingtaine de mille tonnes de fruits, dont plus de 18,000 partent par les gares.
Dans les Annales de Géographie, le géographe André Cholley observe que la richesse fruitière se trouve à l'ouest, sur les coteaux, dans les versants découpés par le Garon et l'Yzeron.
Un verger, ça s’improvise pas. Greffer, tailler, conduire un arbre sur dix ans, structurer une récolte, puis vendre sans se faire entièrement manger par les intermédiaires : ça s’apprend, et ça s’apprend en le faisant. Le Pressin est un de ces lieux où se transmet le geste. La région n’était pas dépourvue de formation : dès 1787, l’abbé Rozier ouvrait à Vaise un cours gratuit et public d’arboriculture, considéré comme la première école d’agriculture de France.
Et qui apprenait ? Pas d'héritiers. Des fils de petits paysans, des orphelins, des garçons que l’école avait renvoyés à leur nullité supposée.
C’est le programme de ce grand chrétien qu'était Don Bosco, depuis Turin, où il visitait les prisons pour enfants et montait sur les chantiers pour arracher aux patrons des contrats écrits, pour que ses apprentis cessent de se faire escroquer et de vivre dans la misère crasse. Privés du fruit légitime de leur travail.
Un siècle plus tard, la maison prend toujours des 4e et 3e à projet professionnel, des CAP agricoles, des élèves en ULIS. Elle a un internat. Elle met la main à la poche pour le permis de conduire.
Il y a là-dedans une idée que la France aura mis un temps fou à admettre : un savoir peut naître des mains bien avant d’exister sur un diplôme. Elle ne l’a officialisé qu’en 2002, avec Nicole Péry et Vincent Merle et la validation des acquis de l’expérience. Au Pressin, on le faisait depuis quatre-vingts ans sans lui donner de nom.
Les vergers ont quitté le domaine au début des années 70. Floriculture, pépinière ornementale, puis métiers du paysage et agroécologie. Vingt-deux hectares sont encore là, cernés par la métropole.
Mais quand, en juin, c'est le temps des cerises sur l’étal, elles viennent d’un arbre que quelqu’un a su planter. Et il y a de bonnes chances qu’on le lui ait montré là-haut, à l’âge où on lui expliquait ailleurs qu’il n’irait pas loin.
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POTIRON?
Signaler Répondrelache nous la grappe!
Signaler RépondreLes RN se calment car ils espèrent...mais c'est un détail de l'Histoire.
Signaler RépondreDu coup, la réponse n'était pas indispensable. Surtout avec une faute de conjugaison...
Signaler RépondreLes cerises de 14 à 17 Euros (plus de 100 Francs) le Kilo, soit le prix du litre du Champagne : ils peuvent les regarder moisir leurs fruits !
Signaler RépondrePersonne ne parle des oiseaux qui viennent abîmer et même manger les cerises sur les cerisiers avant la récolte. Espèce à éradiquer !
Signaler RépondreParle en aux producteurs! C'est simple! des mouches? plus de récolte!
Signaler RépondrePersonne ne parle de la mouche drosophile Suzuki qui sévit dans toute la région et rend les cerises inmangeables Comment font-ils ?
Signaler RépondreMr l'incognito, je ne répond pas au néant.
Signaler Répondre"en magnant" le verbe MAGNER sans doute une dernière introduction dans le dictionnaire de la langue française
Signaler RépondreDe moins en moins de cerises.....de plus en plus de glands....la nature se "dechene"..
Signaler Répondreautour de Lyon, il fourmille d’écoles d’agriculture parmisnles’meilleures . On peut s’en féliciter, elles sont d’origines très diverses mais ont permis une grande variété de productions dans notre région et du meilleur niveau.
Signaler RépondreBlachier et son argument supreme: vous qui avez peur de signer oula oula les peureux !
Signaler RépondreC est du n importe quoi....
Blachier se pense supérieur en magnant l art simpliste du contrefeu avec ses vérités à 2 centimes
Les cerisiers plantés a B essenay ? Personne n a dit le contraire!
Le 7eme est un quartier qui attire ? C est également vrai ! Mais le monsieur parlait d un petit morceau du 7eme, la Guillotiere qui fait fuir tout le monde. Quel détournement de propos magistral !
Bref la prochaine fois faites vous assister par une ia pour vos réponses...vous n en serez que meilleur.
En grande partie, pour ceux qui se portent le mieux et ont une probabilité de survivre, les agriculteurs d'aujourd'hui sont devenus conducteurs d'engins de + en + cher, sophistiqués et puissants pour répondre à l'agriculture 7.0 automatisée, pilotée par l'IA, épandeuse de pesticides et produits toxiques qui tuent la Terre.
Signaler RépondreAgriculture qui de plus maltraite les animaux d'élevage par centaines dans des mouroirs producteurs de "viandes" toxiques.
"sauvegarde des métiers et savoirs locaux liés à l'agriculture ."
MON OEIL OUI! et il faudrait cautionner ça?
Plutôt manger du tofu oui!
Depuis Bosco il y a heureusement des contrats d'apprentissage.... mais en effet à l'époque Bosco passait pour un agitateur chez beaucoup d'exploiteurs de jeunes gens.
Signaler RépondreMe tromper? le fait que les cerises sont plantées à Bessenay? que le 7e est un quartier qui attirer? ou que vous avez trop peur de signer vos commentaires? Belle journée à vous
Signaler RépondreC'est le Blachier qui nous faisait il y a peu l'éloge de la Guillotière et de sa diversité heureuse. Il s'est trompé sur tout. Il lui reste les cerises.
Signaler Répondreà quand reviendra le temps des cerises?...faudrait que les ecolos nous lachent la grappe
Signaler RépondreC'est pourtant LFI et les écologistes qui distillent leur haine jusque dans les moindres recoins de la vie économique. Si on les écoute, c'est la mort assurée de la cerise française. En juin dans certaines boutiques du centre ville, les cerises des monts du lyonnais étaient vendues à 19,9 euros / kg. C'est ça la France des escrologistes, rien d'autre.
Signaler RépondreOui, des milliards pour l'Ukraine! Pense a faire un don aux impôts!!!!!
Signaler Répondre" mourrerais "
Signaler RépondreAie 🤔
ça pique les yeux 🤔
Je me demande quel accueil réserveraient nos politiques à une heureuse initiative comme le fut en son temps celle prise par Dom Bosco... Certains membres du gouvernement préférant envoyer des hélicoptères chargés de grenades de désencerclement et de lacrimos contre les éleveurs réfractaires à des lois aussi iniques que lunaires, pondues par des cerveaux malades, plutôt que d'écouter la moindre proposition en terme de sauvegarde des métiers et savoirs locaux liés à l'agriculture .
Signaler Répondresans l'Europe tu mourrerais de faim derriere ton pseudo derriere ton clavier après une journée à te faire exploiter par Poutine ton héros
Signaler RépondreLM parle de cerises 🍒 et comme toujours les commentateurs radoteurs ramènent à la politique et à LFI.
Signaler RépondreC'est triste et grave.
Oui, l'europe c'est vraiment formidable 🤣🤣🤣
Signaler RépondreTout le monde sait que cette décision était éminemment politique, et faisait suite à une pétition populaire. En réalité, la NUPES ne supporte toujours pas d'avoir perdu les élections législatives, et tente de peser de tout son poids au conseil constitutionnel ou ailleurs, au mépris du fonctionnement de nos institutions. Ce faisant, ils ouvrent la voie à un comportement identique du RN lorsqu'il gouvernera.
Signaler Répondreje ne lis pas les articles du propagandiste Blachier déconsidèré à mes yeux
Signaler RépondreDésolé, j’ai pas lui l’article car le titre ne veut rien dire.
Signaler RépondreMarre marre marre de ces gauchistes qui nous font la leçon sans rien comprendre a nos problèmes !!
Signaler RépondreLe conseil constitutionnel est présidé par un socialiste
Signaler Répondremais pas en Espagne ni en Belgique
Signaler Répondrela loi Duplomb est tout de même très nuisible : la réintroduction par dérogation de l'acétamipride a été censurée par le Conseil constitutionnel le 7 août 2025 pour atteinte au droit de vivre dans un environnement équilibré (art. 1 de la Charte de l'environnement).
Signaler RépondreÉté horrible..
Signaler RépondreEntre la canicule et les blablas de Blachier, j'en peux plus.
les vergers français sont gravement menacés par la gauche et l'abandon de la loi Duplomb c'est pour cela qu'il y a tant de cerises espagnoles et belges sur nos étals
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