Ce jeudi encore, 27 établissements étaient concernés, dont cinq collèges. Il y a eu des interpellations, des blessés, des tirs de mortiers devant certains établissements. La façade du lycée Lumière a même été touchée par un incendie.
Évidemment, tout cela doit être condamné.
Mais j’ai quand même un problème avec la petite musique qui commence déjà à s’installer : celle qui voudrait résumer toute cette mobilisation à quelques poubelles brûlées et à quelques casseurs venus chercher l’affrontement.
Parce que les jeunes qui se mobilisent ne sont pas, dans leur immense majorité, ceux qui viennent tirer des mortiers.
Et surtout parce que, derrière tout ça, il y a quelque chose qu’on devrait peut-être commencer par trouver plutôt rassurant : des jeunes qui ont encore envie de se faire entendre et qui ont donc encore de l’espoir.
On passe notre temps à leur expliquer qu’ils sont désabusés, qu’ils ne s’intéressent plus à rien, qu’ils ne lisent plus, qu’ils ne votent plus, qu’ils vivent sur leurs téléphones.
Et le jour où ils sortent de leurs écrans pour aller dans la rue, on leur explique qu’ils feraient mieux de rentrer chez eux.
Il faudrait savoir.
Évidemment, je ne vais pas transformer un tir de mortier en acte révolutionnaire. Une poubelle brûlée n’a jamais recruté un prof. Une vitre cassée n’a jamais diminué le nombre d’élèves dans une classe. Et un abribus détruit n’a jamais amélioré l’avenir de qui que ce soit.
Le problème, c’est même que la violence finit toujours par rendre service à celles et ceux qui ne veulent pas parler du fond.
À partir du moment où une poubelle brûle, les caméras regardent la poubelle.
Plus personne ne parle des professeurs absents, des classes surchargées ou du manque de moyens.
C’est vieux comme le monde. Ou au moins vieux comme Mai 68.
On se souvient aujourd’hui des pavés, des barricades et des slogans sur les murs. C’est plus photogénique.
On oublie souvent que Mai 68, c’était aussi des assemblées générales interminables, des syndicats, des représentants, des tracts, des réunions, des négociations et des manifestations organisées.
Bref, beaucoup de choses extrêmement peu instagrammables.
Et pourtant, c’est probablement cette organisation qui a fait la force du mouvement.
C’est peut-être la leçon à retenir aujourd’hui.
Si cette jeunesse veut être entendue, il faut qu’elle s’organise.
Qu’elle fasse des assemblées générales. Qu’elle désigne des représentants. Qu’elle écrive noir sur blanc ce qu’elle demande. Qu’elle rencontre les élus. Qu’elle empêche surtout quelques casseurs de venir décider à sa place de l’image qu’elle donnera.
Parce qu’une mobilisation pacifique et organisée est beaucoup plus difficile à caricaturer. Et surtout beaucoup plus difficile à ignorer.
Je préfère mille fois voir des lycéens débattre pendant trois heures dans une cour d’école que les voir considérer que tout cela ne sert plus à rien.
Je préfère une jeunesse qui nous bouscule à une jeunesse qui baisse les bras.
Elle a probablement parfois tort. Elle peut être maladroite. Elle peut s’emporter. C’est aussi cela, avoir 16 ou 17 ans.
Nous l’avons tous été. Et les générations précédentes n’étaient franchement pas toujours plus sages.
Alors oui, qu’ils continuent à parler. Qu’ils continuent à se mobiliser. Qu’ils continuent à nous déranger un peu, même.
Mais qu’ils ne laissent jamais la violence parler à leur place.
Parce qu’au fond, ce serait assez triste que la seule chose que nous retenions d’une jeunesse qui réclame qu’on s’intéresse davantage à son école soit la photo d’une poubelle en feu.
L’article condamne les violences dès la première ligne. Certains commentateurs ne vont visiblement pas plus loin. Séparer les casseurs de la majorité des lycéens, ce n’est pas excuser les mortiers, c’est refuser l’amalgame. Et il faudrait savoir : on reproche aux jeunes de ne plus s’intéresser à rien, puis de descendre dans la rue. On peut condamner les poubelles brûlées et entendre les profs absents, les classes surchargées, les salles étouffantes. Ça s’appelle avoir deux idées en tête ou vivre dans le réel.
Signaler RépondreOn peut aussi condamner la violence des commentaires en dessous de cet article. Ces personnes vivent certainement dans une bulle loin des réalités d'une partie de la jeunesse, notamment celle qui n'a pas d'autres choix que de confier son avenir à une école publique profondément inégalitaire en France. En ville par exemple c'est le prix des loyers qui dicte la carte scolaire. Par ailleurs, les jeunes ont raison de se soucier de l'adaptation de leurs écoles aux canicules. C'est leur avenir de vivre et de travailler dans ces conditions désastreuses et si certains adultes ont décidé de se taire et de subir, qu'ils aient au moins une pensée pour tous ceux qui ont manifesté avant eux pour des choses dont ils usent sans se poser de questions aujourd'hui. Enfin beaucoup d'adultes manquent probablement d'education aux médias, il faut recouper et diversifier vos sources d'informations. Si vous ouvrez votre regard vous verrez certainement plus que des poubelles qui brûlent.
Signaler Répondreballotage?..et en plus ,çà tombe bien :çà m'en touche une sans faire bouger l'autre!
Signaler RépondreVoila l’archétype de la tartufferie politique, de l'enfumage LFI bon teint , où il s'agit de faire passer des démons pour des anges , des racailles décérébrées pour de gentils enfants de bonne famille, des casseurs instrumentalisés par des Robespierre de canivaux pour des étudiants travailleurs exigeants et responsables .
Signaler Répondrequand on voit certaines "revendications" sur leurs "pancartes en carton", on comprend le classement PISA
Signaler RépondreUn "accident" n'est jamais la conséquence d'une seule cause; ces causes sont multiples, ce qui est le cas de ce mouvement lycéen comme il s'en produit toutes les décennies ou presque. Première cause: la déliquescence de l'Éducation nationale dont la qualité ne cesse de baisser; voir le classement PISA pour la France. Deuxième cause: le bac qui ne veut plus rien dire, car pratiquement donné à 90% de ceux qui le présentent. Pourquoi faudrait-il faire une effort alors que l'on est à peu près sur de l'obtenir? Troisième cause: le refus en France de sélectionner les candidats à l'Université; résultat: des facs submergées par des étudiants qui vont abandonner les cours dès la première année. De plus, les diplômes délivrés ne débouchent pas sur des emplois. Quatrième cause: l'hyper centralisation de l'enseignement dirigé de manière autoritaire et rigide depuis Paris; ce n'est pas l'enveloppe budgétaire française qu'il faut blâmer, car dans la moyenne supérieure de l'Europe. Enfin et surtout, la méritocratie, mantra incontournable de toute société qui veut progresser, qui est devenue hautement condamnable. A force d'entendre des élus comme Sandrine Rousseau déclarer qu'il n'est pas nécessaire de travailler, certains jeunes prennent ce point de vue au mot. N'oublions pas le "coup de pouce" des élus LFI trop heureux que le chaos s'installe en France, situation voulue par le Lider Maximo. Quant à cet article, je préfère ne pas le commenter...
Signaler Répondreintéressant… jusqu’à la 7 eme ligne de l’article.
Signaler RépondreSoutenir les bas du front, NON Merci!
Signaler RépondreLes cours de soutien en français seront donnés par Delogu
Signaler RépondreLes cours de maintien par Soudais
Les cours de confection de pétards par Boyard
Les cours de diction par Mélenchon en personne
Les cours d'économie par Chikirou
Les cours de toilettage canin par Aubry
Les cours de tissage de keffiehs par Hassan
Le recrutement se poursuit
Les lycéens ne se sentent en rien devoir soutenir ce mouvement, encore moins devoir être soutenus, en se faisant amalgamer même de la plus infime manière à ce déchainement de destructions qui n'a RIEN en commun avec l'esprit de ces jeunes qui aiment sincèrement l'école et qui font de leur mieux pendant cette étape de leur vie.
Signaler RépondreC'est le piège fatal à chaque fois des commentateurs qui essayent de donner des gages de compréhension envers les "bons" étudiants en essayant de séparer leurs préoccupations "légitimes" et la violence, mais de ce fait ils instillent que cette violence est fondée (justement donc, au fond...) sur des revendications saines des lycéens son-violents.
Alors que NON, les lycéens ne veulent RIEN avoir affaire avec ces purs émeutiers à buts ultra-politisés avant tout.
Tellement perché que ça en est comique
Signaler Répondrepositif?
Signaler Répondreet on sait plus,des 2 camps , qui soutient qui..
Signaler Répondrecet article est nul
Signaler RépondreSoutenir les racailles et condamner LFI ?
Signaler RépondrePourquoi soutenir les racailles ???
Les lycéens soutiennent les casseurs donc c'est kif kif en "non-soutien"...
Signaler RépondreRappelez nous les parcours académiques d'un David Guiraud ou d'un Bompard par rapport à ceux de MLP ou du jeune Bardella ?
Signaler RépondreS'il faut mesurer l'intelligence dans les partis, je pense que le vôtre, que l'on devine entre les lignes, ne tiendrait carrément pas la route !!
"Qu’elle écrive noir sur blanc ce qu’elle demande"
Signaler RépondreC'est fait :
1 - "Free Gaza"
2 - "La Peau lisse tue"
3 - "Ont veux moin deur de cour"
4 - "Un smique lisséun"
Bonne nouvelle, les plus doués qui, fruit d'un travail acharné ont écrit noir sur blanc ces revendications, auront la carrière toute tracée qu'ils méritent chez LFI !
SVP, Ne pas oublier l'angoisse climatique de ces jeunes écocitoyens.
Signaler RépondreIl faut le comprendre, dans sa logique il faut que tout lyceen ait les moyens d'aller en fac pour qu'il puisse suivre un cursus aux innombrables débouchés à savoir "les codes du luxe et du savoir être" 😂
Signaler Répondre"quelques poubelles brûlées"...
Signaler RépondreExcellent : Je ne m'en lasse pas !
avec l’ I A on n’a plus besoin d’education nationale. il faut juste assurer une surveillance dans des salles ou chaque eleve aura acces libre a un ordinateur. l’etat devra organiser les examens et concours. les eleves auront l’avenir qu’ils se seront choisis
Signaler Répondre"Et le jour où ils sortent de leurs écrans pour aller dans la rue, on leur explique qu’ils feraient mieux de rentrer chez eux."
Signaler RépondreParce que pour vous, sortir, c'est forcément aller manifester ou aller cramer des trucs? Sérieusement?
Un agent de Moscou doté d'une mission pour déstabiliser la France. Ce n'est pas sorcier.
Signaler RépondreQu'est-ce qu'on attend pour envoyer l'armée. Et les étudiants mécontents n'ont qu'à aller travailler .
Signaler RépondreÇa c'est un argument ! Mais commenter sur l'éducation nationale et sur un écrivain (même d’extrême droite) et faire neuf fautes en une ligne, faut oser.
Signaler RépondreSinon, quelque chose de sensé à écrire ?
Et surtout il sont payés au lance-pierres. Dès que quelqu'un est un peu brillant, il peut avoir un job mieux payé et moins galère, plutôt que devenir prof...
Signaler RépondreMai 68 a été une catastrophe pour la France a bien des égards (déjà comparer un CRS à un SS faut pas avoir la lumière à tous les étages et ca montre qu'ils sont nés après la guerre et ne savaient clairement pas ce qu'était un SS), le nivellement par le bas et le début du bordel avec les conséquences qu'on connait aujourd'hui.
Signaler RépondreQuand t'es lycéen tu connais rien à la vie, t'as aucun vecu, tu sais rien, t'as tout à apprendre, ils ont aucune revendication valable. Y a pas de profs ? La bonne blague, qui a envie d'etre prof dans une ambiance pareille de violence et menaces permanentes pour une histoire de religion ou un oui ou un non ? Les lycéens créent eux meme l'atmosphere dans laquelle ils vivent.
Et oui à part leur portable et tik tok ou insta ils connaissent pas grand chose, suffit de voir la façon d'écrire ou de s'exprimer de la plupart d'etre eux, c'est d'une pauvreté affligeante.
En terme de moyen la plupart des pays de la planète n'ont même pas la moitié de ce qu'on les lycées en France.
Joris Hadj quand il se prendra un pavé dans la tronche ou se fera molester par un groupe de sauvages il arrêtera surement d'ecrire des billets aussi debiles.
Profs pas assez payés par rapport à la moyenne européenne. Conditions d'exercice éprouvantes. Statut social en baissse...
Signaler RépondreUn partisan des trottinettes électriques.... que ses jeunes potes dans la rue font cramer lol.
Signaler RépondreInciter les merdeux à continuer, et condamner la riposte. Pour qui il se prend cet A..... Avec ces articles, il va peut être se présenter en 2027?
Signaler RépondreMais enfin, c'est Joris Hadj, professionnel du domaine du luxe et intervenant en codes du luxe et savoir être ...
Signaler RépondreC'est qui ce mec ?
Signaler RépondreJe comprends qu'ils se plaignent des profs non remplacés. Mais pourquoi a-t-on tant de mal à recruter ? On est dans un pays où un prof peut se faire décapiter. Ça ne donne pas envie...
Signaler RépondrePar ailleurs certains se plaignent d'avoir cours de 8h à 18h, sans clim, à 30 par classe. Pardon mais c'est ce que j'ai vécu, dans le privé, sans un instant penser que nous étions des victimes ?
sauvage!!!chaque fois que je contemple sa photo ,il me fait penser à Robert Brassillach...peut être les lunettes?
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