L'an dernier, la région a produit 119 térawattheures, un peu plus d'un cinquième de l'électricité française. Le Land, lui, en a injecté 87 dans son réseau, contre 138 en 2018. Il a perdu plus d'un tiers en sept ans, pour deux raisons simples : l'arrêt définitif du nucléaire allemand en avril 2023, puis la fin programmée du lignite, avancée de 2038 à 2030 par l'accord signé en octobre 2022 entre Berlin, Düsseldorf et RWE.
La vallée du Rhône, elle, dispose toujours de nucléaire, d’hydroélectricité et a augmenté les installations de capacité solaire et éolienne. L'historien Alain Beltran, de l'université Paris 1, montre dans ses travaux sur l'électricité française que l'eau a dessiné la carte électrique du pays bien avant l'atome : la houille blanche des Alpes d'abord, puis la loi de 1921 qui lance l'aménagement du Rhône. Le nucléaire s'est installé un demi-siècle plus tard le long du même fleuve, parce que l'eau y était. Cette histoire a produit une combinaison que personne d'autre ne possède en Europe à cette échelle.
Quatre centrales nucléaires, Bugey, Saint-Alban, Cruas et Tricastin, tiennent un régime constant, jour et nuit. Les barrages sur le Rhône et les grands réservoirs alpins, Tignes ou Grand'Maison, apportent la souplesse : un barrage démarre en quelques minutes quand la demande grimpe ou quand le vent tombe ailleurs. Même en 2025, année médiocre pour l'eau, la région a fourni 44 % de l'hydroélectricité française et a produit 96,5 % de son courant sans carbone.
Le reste des régions de l’Union Européenne suit de loin. Le Grand Est, deuxième région française avec 90 térawattheures, dépasse déjà à lui seul l'ancien champion. La Catalogne, première région productrice d'Espagne, n'atteint pas 40. Bełchatów, la centrale à lignite géante de Pologne centrale, s'éteint tranche par tranche d'ici 2036.
Deux petites réserves à ce que je dis.
Aucune institution ne publie de classement européen des territoires producteurs, ma démonstration procède par élimination. Et la statistique allemande mesure le courant injecté dans le réseau public, pas la production totale : en ajoutant ce que la chimie et la sidérurgie fabriquent pour elles-mêmes, le Land approche la centaine de térawattheures, une vingtaine de moins que nous.
En janvier, la Région a déposé une contribution au débat public sur le réseau électrique. Elle s'y donne pour ambition de "devenir la première région décarbonée d'Europe", mais, alors qu’elle sait pourtant communiquer en temps normal, ne mentionne pas que son territoire produit déjà plus d'électricité qu'aucune autre région du continent. Le conseil régional présidé par Fabrice Pannekoucke et remporté par Laurent Wauquiez n'est pourtant pas avare de superlatifs : dans le même document, il se présente comme la première région industrielle, agricole et gastronomique de France. Mais pas électrique.
Reste une réalité simple : la 1ère région électrique d’Europe est désormais la nôtre. Et sa production, avec l’installation de nouvelles énergies renouvelables dans un contexte pas toujours simple et d’EPR 2, devrait croître dans les années qui viennent. Même si le fleuve Rhône qui contribue à cette production est un actif fragile et sensible au changement climatique. Alors qu’il est, aussi mais évidemment pas uniquement, outil de production électrique comme de refroidissement dont le dernier été a montré l’importance.
pas beaucoup ton cerveau ,puisque tu fais appel à Google qui te sert de béquille!
Signaler RépondreSa remarque n'est pas débile.
Signaler Répondrel'Allemagne a fermé ses centrales nucléaires et produit son électricité en grande partie avec le charbon.
Bien sûr que si ça a voir, bon Dieu. En 30 secondes j'ai trouvé sur Google un article traitant des enjeux politiques en Allemagne concernant la montée des verts, l'abandon du nucléaire civil, les centrales à gaz, les magouilles de Gazprom, le nucléaire en France, le marché de l'énergie en UE, etc ... Si vous utilisez pas votre cerveau, utilisez vos mains pour chercher au lieu de passer pour un con.
Signaler RépondreTu es un écolo ?
Signaler RépondreAh ok, tes seules préoccupations c'est Gaza et les migrants.
Un scoop pour toi : ce n'est pas ça l'écologie !
rien à voir, l’électricité française n’est pas chère et l’allemagne et la france n’ont pas le même modèle électrique
Signaler Répondre…parceque Angela a decidé de supprimer le nucleaire des energies decarbonnees, a la grande joie des industriels allemands de l’epoque
Signaler RépondreC'était du 2e degré
Signaler RépondreLe souci c'est qu'elle coute aussi à l'Etat donc au contributable. Les boucliers tarifaires sur l'essence ont couté des milliards
Signaler RépondreMerci infiniment
Signaler Répondremédaille d'or en stupidité écologique, délinquance,droguerie en produits illicites et millefeuille politique et administratif.Et on demande aux Français de se serrer la ceinture.
Signaler RépondreVous avez malheureusement totalement raison.
Signaler RépondreHonte à ces fossoyeurs (es) de notre savoir faire, compétitivité et compétences perdues à jamais par calculs purement électoraux.
Ne pas oublier non plus les scandales plus récents et leurs auteurs : Hollande puis notre Mozart de la finance :
* fermeture de Fessenheim après le coût astronomique de sa mise à niveau technique post Fukushima (grand carénage)
* abandon du réacteur de recherche sur les sels fondus Astrid
Comme toujours excellente analyse, merci!
Signaler RépondreVous m'avez sans doute jamaus vraiment lu: je suis pour toutes les énergies bas carbone face aux energies carbonées https://romainblachier.fr/publications/
Signaler Répondre8 000 à 10 000 € c'est rectifié.
Signaler RépondreNous sommes tellement envahi de taxes que le cerveau finit par disjoncté.
quand on pense qu’avant Jospin on etait les leaders technologiques incontestes de l’energie nucleaire. puis il y a eu Voynet ( a faire comparaître devant une cour martiale) qui detruit la filière de regeneration de Creys Malville , copiée aujourd’hui par les chinois et les japonais.
Signaler Répondreva falloir revoir les pourcentages
Signaler RépondreDonc le plan de Macron/Vanderlayen serait:
Signaler Répondre1. Installer des compteurs linky obligatoire qui contrôle vos activités électriques.
=》C'est fait
2. Nous pousser à acheter des voitures électriqes à 40 000 € ou 50 000 € ce qui fait rentrer 20% de TVA dans les caisses de l'état à chaque vente soit 16 000 ou 20 000 €.
=》C'est en cours
3. Taxer encore plus notre consommation électrique utilisée pour les voitures.
=》Ca Arrive
Comptez-vous les vaches à lait.
De la réflexion faut pas rêver
Signaler RépondreLes taxes sur la carburant rapporte 30 milliards à l'état.
Signaler RépondreNe rêvez pas, si il y a une trop forte baisse des voitures thermiques, l'état reportera les taxes sur l'électricité.
Il faut bien rembourser toutes leurs c.......
Ça y est, Romain est devenu quasiment pro-nucléaire, comme tous les écologistes qui finissent par s'intéresser sérieusement aux questions énergétiques. Encore un peu de temps et de réflexion de sa part et il deviendra bientôt favorable à l'expulsion des délinquants sous OQTF.
Signaler RépondreLa médaille d'or revient sans conteste à ceux qui ont battit notre parc nucléaire et non pas aux traites qui bradent notre électricité en signe de soumission à l'UE et l'état profond américain. Le jour ou nos gouvernants actuels produiront autre chose que des taxes et des impôts, ont en entendra parler jusqu'au Népal.
Signaler RépondreEt médaille d'or en nombre de délinquants et de fachos d'extrême gauche.
Signaler RépondreAlors, pourquoi paie t'on notre électricité si chère ?
Signaler RépondreBen oui l'État et les Régions restent discrets pour ne pas avoir à justifier l'augmentation pharamineuse de l'électricité ces dernières années, que l'on produit en grand excédent et qui devrait donc être la moins chère d'Europe...
Signaler Répondre