La fracture écologiste autour des élections sénatoriales s’affiche désormais au grand jour à Lyon.
Dans un communiqué, le maire de Lyon et les quatre groupes de sa majorité municipale apportent leur soutien à la liste "Agir pour le Rhône", conduite par le sénateur écologiste sortant Thomas Dossus. Cette liste rassemble Les Écologistes, le Parti socialiste, le Parti communiste français et Place publique.
Le message constitue une prise de distance nette avec Bruno Bernard, ancien président écologiste de la Métropole de Lyon, qui conduit de son côté la liste dissidente "Pour le Rhône et la Métropole de Lyon".
"L’Union est la solution. La scission, un naufrage"
Le communiqué de la majorité de Grégory Doucet insiste longuement sur la nécessité de préserver l’union de la gauche. "Nous incarnons et portons cette union de la gauche", écrivent les signataires, qui estiment qu’elle constitue la seule manière d’offrir "une alternative crédible".
Et le message adressé aux dissidents ne laisse guère de place à l’ambiguïté : "L’Union est la solution. La scission, un naufrage."
La liste de Bruno Bernard au cœur des tensions
Bruno Bernard avait annoncé la constitution de sa propre liste, distincte de celle conduite par Thomas Dossus. L’ancien président de la Métropole avait alors justifié sa démarche par le refus de certains grands électeurs de gauche et écologistes de soutenir la liste officielle, notamment en raison de la présence de l’ancienne maire socialiste de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy en deuxième position.
Sa liste comprend notamment Lucie Vacher, Mohamed Boudjellaba, Laurence Jasserand, Guillaume Malot, Anne Grosperrin, Pierre Athanaze et Jean-Charles Kohlhaas.
La majorité municipale lyonnaise ne cite pas directement Bruno Bernard dans son communiqué, mais met en garde contre "toute dispersion de voix", qui ferait selon elle courir un risque à la représentation de la gauche au Sénat.
Les signataires avancent qu’une telle division pourrait profiter à la droite ; il s’agit de leur analyse politique de la configuration du scrutin.
À une semaine du scrutin sénatorial du 27 septembre, la majorité de Grégory Doucet choisit donc clairement le camp de Thomas Dossus dans le duel qui oppose désormais deux figures écologistes lyonnaises.
Doucet aux ordres de Melenchon pour la liste des VERTS la « filiale » de LFI aux ordres de Melenchon
Signaler RépondrePauvre Bruno, il fait son max pour ne pas retourner bosser dans le privé. La soupe y est moins bonne il faut dire, les avantages moins nombreux.
Signaler RépondreLe mariage est terminé après 6 ans de fidélité plus ou moins crasse et hypocrite....
Signaler RépondreDoucet serait aujourd’hui aux oubliettes sans ses amis de LFI. Il n’a aucun courage politique, si ce n’est celui de suivre l’extrême gauche.
Signaler RépondreLes écolos ne pèsent rien. Ils perdraient toutes les élections sans LFI. En mai prochain lorsque LFI restera encore à la porte du 2nd tour, il y aura explication de texte au sein de cette gauche moisie et tout implosera.
Un excellent scénario digne des métropolitaines. Quoiqu’il en soit, c’est mal parti pour la gauche au vu des municipales.
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