Après s’être fait connaître sur les réseaux sociaux grâce à ses vidéos humoristiques et ses prises de parole sur le monde du travail, Esteban Muñoz publie son premier livre, Vendeur victime de la mode.
L’ouvrage s’appuie sur les dix années durant lesquelles le Lyonnais a travaillé comme vendeur dans différentes enseignes de prêt-à-porter. Une expérience qu’il décrit aujourd’hui comme particulièrement éprouvante.
Dans son livre, chaque boutique devient un chapitre. Esteban Muñoz y retrace son parcours professionnel et affirme y révéler les "comportements toxiques" et les situations qu’il estime avoir subies tout au long de sa carrière dans la vente.
"Dix ans, ressentis quarante", résume-t-il lorsqu’il évoque cette période de sa vie.
Selon lui, le principal piège résidait dans l’enfermement professionnel : "Ton CV devient ta prison", explique-t-il, estimant qu’après plusieurs années dans la vente, il lui était difficile d’envisager une reconversion vers d’autres secteurs.
Des violences verbales et physiques dénoncées
L’influenceur évoque plusieurs épisodes qui l’ont particulièrement marqué. Il raconte notamment avoir subi des remarques répétées sur son apparence physique lorsqu’il souffrait d’acné, mais aussi avoir été victime d’une agression physique sur son lieu de travail.
"Le coup de la baffe, c’est ce qui m’a le plus traumatisé", affirme-t-il, expliquant avoir été particulièrement choqué par l’absence de réaction de sa hiérarchie.
Au-delà des relations humaines, Esteban Muñoz décrit également une pression constante liée aux objectifs de chiffre d’affaires. Il affirme avoir parfois acheté lui-même des accessoires ou des vêtements dans les boutiques où il travaillait afin de générer des ventes et éviter de terminer une journée sans chiffre d’affaires.
L’ancien vendeur assure que l’écriture de cet ouvrage lui a permis de mettre des mots sur des années de souffrance professionnelle. S’il n’a jamais consulté de psychologue, il estime que ce travail d’écriture lui a servi de thérapie. "Le livre a été mon propre psy", confie-t-il.
L’exercice n’a toutefois pas été sans difficulté. Il raconte avoir revécu certains épisodes douloureux au moment de la rédaction et lors de la promotion de l’ouvrage, notamment lorsqu’il est retourné dans certaines boutiques où il avait travaillé.
Faire évoluer le management
À travers son témoignage, Esteban Muñoz souhaite également ouvrir un débat plus large sur les conditions de travail dans le commerce. Selon lui, les enseignes devraient davantage former leurs managers, moderniser leur organisation et mieux valoriser leurs équipes. Il estime notamment que les vendeurs pourraient être davantage impliqués dans la communication des marques, notamment sur les réseaux sociaux.
Aujourd’hui, le Lyonnais a quitté le secteur du prêt-à-porter. Il partage désormais son activité entre la création de contenus sur les réseaux sociaux et un emploi à temps partiel.
S’il affirme conserver un intérêt pour la mode, il reconnaît que certaines expériences lui ont laissé un goût amer. "J’arrive même plus à rentrer dans certaines boutiques où j’ai travaillé", confie-t-il.
Avec Vendeur victime de la mode, Esteban Muñoz espère désormais sensibiliser d’autres salariés confrontés à des situations similaires et encourager une prise de conscience autour de la souffrance au travail dans le secteur du commerce.
Hé oui, en France il y a encore beaucoup trop de managers débiles et inutiles, méchants de surcroît, ne produisant rien à part des tableaux excels ridicule remplis de chiffres ridicule et même faux par ailleurs.
Signaler RépondreSi le manager est con alors les salariés doivent se protéger eux même et ne surtout pas investir de leur temps dans une entreprise qui ne le mérite pas.
Les gens ont voulu créer cette société basée sur des services, mais au final c'est de la merde en barre.
Entre les clients cons comme leurs pieds qui ne savent pas ce qu'ils veulent et dont on en a rien a carrer hormis leur fric, les managers/ business man qui n'apportent en réalité aucune valeur ajoutée et se prennent pour des pseudo chefs en carton, les salariés qui ne valent pas mieux, produisant sans trop réfléchir ce qu'on leur demande de faire , c'est à dire de la merde commandée par le pigeon, heu le client... Mélangez tout ceci et vous obtenez la société d'aujourd'hui dite 'moderne' hahahaha.
Une société où tout le monde, du client au producteur, croit être plus important que l'autre, alors que c'est totalement faux .
Nous sommes dans une immense pièce de théâtre, chacune et chacun n'est au fond qu'un acteur qui joue son rôle avec une qualité très mauvaise.
La réalité est que la plupart des entreprises tous secteurs confondus sont juste inutiles sans aucun intérêt, elles n'existent que parce qu'il faut bien faire vivre toute cette population.
Métiers inutiles, entreprises inutiles, clients a la ramasse, managers aux fraises et salariés complètement largués.
Société de services, rendons nous services oui mais avec des trucs inutiles dont personne n'en a besoin, et faisons semblant d'avoir accompli de grandes choses avec des carrières construites sur des illusions et autres mensonges.
Ah elle est belle votre société moderne. Faites donc carrière, faites donc. Même si ça ne vaut rien de dans le fond.
La vie est trop précieuse pour prendre toute ces conneries au sérieux
Mon pauvre! Tu dois être épuiser 🤣🤣 Heureusement que tu as pas connu les années 70 🤣🤣
Signaler RépondreBizarrement ce qu'il raconte te met sur la défensive, t'a pas l'air a l'aise. Peut être que tu fais partie des managers toxiques qu'il dénonce à juste titre ?
Signaler RépondreMontes ton affaire perso, comme ça, tu seras seul maître à bord et tu ne pourras t'en prendre qu'à toi-même.
Signaler RépondreAttendez... On me dit dans oreillette que pour cela il faut plus que faire du Café du commerce et fréquenter les Fokon, Yaka et Yzonka.
C'est que maintenant il s'en aperçoit de ça celui-là? Ça fait près de 28ans que j'ai constaté ça!
Signaler Répondre"À travers son témoignage, Esteban Muñoz souhaite également ouvrir un débat plus large sur les conditions de travail dans le commerce."
Signaler RépondreL'espoir fait vivre ! La réalité par exemple ce sont certains patrons des "metiers de bouche" (restaurants...) qui parlent mal à leurs employés et qui ne parviennent plus à embaucher. Vivement l'air des robots mon NONO.
"A tous ceux qui pensent que les entreprises et les patrons sont des égoïstes qui pensent qu'à l'argent"
Signaler RépondreDans une plus ou moins grosse entreprise ces gens ne pensent qu'au fric, les actionnaires majoritaires (ok ils ont mis leurs billes dans l'entreprise), vous croyez vraiment qu'ils en ont quelque chose à cirer de leurs salariés ?
Faut arrêter de se voiler la face, la en l'occurrence c'est de la vente en magasin, sinon les salariés ne sont que des numéros , les entreprises qui ferment ou revendent à des chinois car mal gérer et qui foutent au chômage des mecs de 25/30/35 ans de boîtes pour qui le boulot est leur "vie"
Les patrons sont pas là pour faire du social
LM, c'est de pire en pire! Vous censurez mon commentaire très soft, et vous publiez des commentaires racistes ou vulgaires!!!!!!!!!!
Signaler RépondreC'est toujours intéressant de voir ceux qui découvrent la vraie vie. Et oui, le travail n'est jamais facile, il y a des patrons, des clients, des intérêts et contraintes contradictoires, des gens plus ou moins sympathiques.
Signaler RépondreRien n'obligeait ce Monsieur à rester salarié dans la vente, il aurait pu faire plein d'autres choses, mais aucune situation n'est idéale, la vie est un éternel compromis.
A tous ceux qui pensent que les entreprises et les patrons sont des égoïstes qui pensent qu'à l'argent, et que tout est facile, je leur propose d'aller créer ou racheter une boite avec des salariés, et de la faire tourner quelques années.
Tough life ! ... si il avait choisi le milieu du BTP il aurait eu le plaisir de vivre une véritable expérience humaine dans la mixité sociale avec la vie au grand air et d'avoir une activité physique épanouissante !
Signaler RépondreTémoignage authentique et émouvant. Rajoutons l'élimination des vendeurs âgés qui ne répondent plus aux critères esthétiques et de rendement. C'est ça la France républicaine, Messieurs les banquiers ?
Signaler RépondreFaire évoluer le management "à la française", ça ne se passe pas comme ça dans les autres pays européens.
Signaler RépondreEn dehors des mini structures, il y a au bas mot 2x plus de personnes qui surveillent le travail des employés qui eux produisent et font vivre les entreprises, et ces mêmes personnes sont surveillées par d'autres et ainsi de suite...
Les dirigeant d'entreprises ne veulent pas comprendre que ça leur coûte un bras cette surveillance, qu'il n'y a aucune rentabilité dans ce management.
Avec l'arrivée de l'IA et la forte envie bête et méchante de licencier qui en découle ce n'est pas près d'évoluer dans notre pays.
Rare de nos jours sont les entreprises avec un management équilibré.