Sarkozy « face à la crise » : Berra entre cirage et extase

Sarkozy « face à la crise » : Berra entre cirage et extase
Nora Berra - LyonMag

La secrétaire d’Etat à la Santé a réagi à l’exercice télévisé du président de la République jeudi soir, lors de l’émission proposée par Maximal Production et intitulée En direct de l’Elysée : Face à la crise.

Grandiloquente, la Lyonnnaise évoque une « intervention qui aura été, comme les élections présidentielles, la rencontre directe d’un homme et d’un peuple, sans faux fuyant, sans ces détestables petites phrases qui font la joie des esprits médiocres et superficiels. » Le président de la République, interrogé par Yves Calvi et Jean-Pierre Pernault, a joué à fond la carte de la responsabilité présidentielle, nationale et européenne, face à la crise. Un leitmotiv qui pourrait constituer la pierre angulaire de la campagne présidentielle qu’il devrait mener à partir de février 2012.

L’accord européen arraché de haute lutte entre les Etats de la zone euro comme fait de gloire du résident de l’Elysée, Berra donne dans l’emphase. « En sauvant la Grèce pour sauver l’euro et surtout l’Europe, Nicolas Sarkozy aura été le co-auteur énergique et inlassable de notre meilleure garantie pour notre avenir et celui de nos enfants », expose-t-elle. Dans une logorrhée quasi-extatique, elle développe : « il a redonné sa place à la politique et à la démocratie dans un monde dominé par l’irresponsabilité de la finance spéculative contre laquelle il a bâti, avec Angela Merkel, cette première et impressionnante digue européenne. Il a redonné sa place aux Etats, c’est à dire aux peuples, face à un système bancaire mondial qui n’a eu de cesse de les exclure au nom d’un libéralisme dévoyé mais d’intérêts particuliers bien compris en revanche. Il est juste que les banques se recapitalisent à leurs frais pour mieux assumer elles-mêmes les risques qu’elles prennent , il est juste que les banques qui se sont lancées dans des investissements spéculatifs et hasardeux en Grèce en paient elles même les conséquences et Nicolas Sarkozy les y a contraint ! ».

Grâce à Sarkozy, et « à l’abri de cette première digue », « la France pourra enfin se soustraire aux effets cataclysmiques de cette main invisible des marchés qui est prête à l’éreinter, car les marchés ne mettent à genoux que ceux qui les ont trop sollicités, ne l’oublions pas », continue la secrétaire d’Etat.
 
La spéculation financière et les opposants à la politique du président sont uniformément brocardés dans des formules cinglantes : « hypocrisie des non-dits », « tabou des immobilismes et des blocages », « l’anesthésie des temps anciens et de la mortelle léthargie », « irresponsables inconscients », « vociférations excessives et hors de propos », « démagogues de tous poils. »

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3 commentaires
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yc le 28/10/2011 à 22:43

coke Elle a fumé ?

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entrez !! le 28/10/2011 à 18:44

Private joke Toctoc ? :-)))

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TOCTOC le 28/10/2011 à 16:27

Vous me faites rigoler les journalistes Nora Berra dit " pimprenelle" ne serait rien sans nicolas. Comme Gilles Buna. enfin lui c'est pas le même nicolas

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