Une enquête sur la religion fait polémique

Une enquête sur la religion fait polémique

La direction des ressources humaines du conseil régional a reçu le 16 septembre un mail émanant de la police du Rhône lui demandant si, parmi son personnel, elle comptait "des agents de confession autre que chrétienne". Réactions.

"Auriez-vous l'amabilité de m'indiquer si parmi votre personnel, vous avez des agents de confession autre que chrétienne (...)" C'est l'e-mail reçu le 16 septembre par la direction des ressources humaines du conseil régional de Rhône-Alpes. Un question demandée par un agent de la sous-direction de l'Information générale (SDIG) de la Direction départementale de la Sécurité publique du Rhône (DDSP), anciennement les Renseignements Généraux. Et ce fonctionnaire d'ajouter : "Pouvez-vous me dire si certains d'entre eux ont demandé des aménagements d'horaires ou de service pour pratiquer leur religion".
Le 26 septembre, le président PS de la région, Jean-Jack Queyranne, avait interrogé le ministre de l'Intérieur "sur cette enquête", jugée "choquante tant dans son principe que dans les modalités de sa mise en oeuvre".
Cette enquête est "inadmissible, totalement déplacée", a assuré le cabinet du ministre, Michèle Alliot-Marie, qui a  immédiatement saisi le directeur général de la police nationale pour diligenter une enquête hiérarchique interne dont les résultats doivent lui parvenir dans un délai très bref qui ne doit pas dépasser vingt-quatre heures".

"Une atteinte aux libertés publiques"
De son côté, la secrétaire nationale du PS chargée de la sécurité, Delphine Batho, a estimé que cette enquête de police était "choquante" et constituait une "grave atteinte aux libertés publiques" et au "principe de laïcité".
"Le Parti socialiste exige que les résultats de l'enquête interne diligentée par le ministère de l'Intérieur soient rendus publics sans délais", écrit dans un communiqué la députée des Deux-Sèvres.
"On a du mal à croire qu'une telle initiative puisse être prise au seul niveau départemental, sans en référer à la direction centrale de la sécurité publique", poursuit Delphine Batho pour qui "ces faits témoignent d'un
dysfonctionnement préoccupant".

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