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Le Musée des Confluence mixe le sérieux et le ludique pour sa Fête de la science

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Jusqu’à dimanche, le Musée des Confluences mérite bien son nom.

Il fait confluer autour du son et de l’image l’amusement, la science, les grosses bêbêtes et les histoires vraies. Et pour ce faire le musée met à la disposition du public des ateliers de réalités virtuelles sans même lui demander de payer le prix d’un ticket d’entrée. Le visiteur qui voudra profiter de toutes les expériences par casque de réalité virtuelle interposé en aura pour un (bon) moment. Un joueur se plonge par exemple dans la vie du pigeon voyageur "Cher Ami". Il vole au-dessus des forêts de l’Argonne en 1918, la Première Guerre Mondiale fait rage plus bas. Le pigeon "Cher ami" doit trouver son chemin pour porter son message.

 

Le joueur avec le casque reçoit de l’aide de complices qui tracent des flèches de direction virtuelles sur des smartphones fournis par le Musée. Ce jeu sérieux est tiré d’un fait réel : en octobre 1918, le pigeon "Cher Ami" parcouru 40 km en 25 mn sous le feu allemand avec son message accroché sur le dos : le bataillon américain suppliait que les Alliés arrêtent de leur tirer dessus (ils les confondaient avec des Allemands). Ce fut fait, les soldats américains furent sauvés, le pigeon chaleureusement remercié. Aujourd’hui Jean Frédéric Passot a créé une agence de réalité virtuelle en hommage à ce "Cher ami" et avec l’aide d’Yves Thonnerieux du Parc des Oiseaux présente ce jeu virtuel et participatif.

 

Traversant l’immense hall du Musée et on vérifiera ensuite que la taille compte. Nouveau casque de réalité virtuelle pour cette fois vous rencontrer Titanoba, un serpent de 14 m, recréé par ordinateur en liberté dans une vraie forêt amazonienne. Paul-Aurelien Combres de French Connection films explique : "Les gens connaissent les dinosaures, mais ils ne savent pas qu’entre les dinosaures et nous il y a eu des animaux énormes. Simplement pour qu’on saisisse bien la taille de Titanoba à l’image il faut mettre un homme à côté". Effectivement, le gigantesque serpent, avant de plonger dans un lac, frôle un explorateur, sans doute rassuré par le fait qu’il s’agit d’images virtuelles.

 

Il reste à descendre au niveau inférieur du Musée des Confluences pour en apprendre plus, mais cette fois en version science pour de vrai. Dans trois ateliers de réalité virtuelle autour du travail de l’ouïe et de la vision, des chercheurs de l’ANR "l’Ecoute Virtuelle en 3D" travaillant à l’Inserm et à l’Université de Lyon 1 cherchent à utiliser cette technologie du jeu vidéo pour cartographier la perception des sons chez les malentendants. En ligne de mire de cette équipe de chercheurs autour de Francesco Pavani (Labo Cortex) : comment aider ceux qui n’ont pas une audition "normale" à mieux se repérer dans un espace sonore trop important. C’est-à-dire, aider ceux partiellement sourds à faire le tri entre les bruits et les sons et à identifier leur provenance. Du coté visiteur cela donnera l’essai un peu angoissant de s’apercevoir que l’on ne peut pas localiser un son quand une oreille est bouchée artificiellement et qu’on a les yeux fermés. Mais ce n’est que pour l’expérience. La visite peut continuer jusqu’à dimanche en associant le sérieux et le jeu.

 

@lemediapol



Tags : musee des confluences |

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