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Un lycéen de René Descartes lors du point Parcoursup - LyonMag

Parcoursup : la réalité des vœux secondaires et des vrais vœux

Un lycéen de René Descartes lors du point Parcoursup - LyonMag

Entre les projets d’un élève de terminale au lycée René Descartes de Saint-Genis Laval et une possible poursuite d’étude dans le supérieur se dresse maintenant le logiciel Parcoursup.

Alors que les premiers résultats d’affectation des lycéens sont tombés mardi au soir, Francis Cauet, le récent proviseur de ce gros lycée au plus de mille élèves et 28 étudiants en BTS CIRA (Contrôle Industriel et Régulation Automatique) a réuni le lendemain deux classes de terminales technologiques scientifiques (STIDD et STL) pour un bilan d’étape.

La cinquantaine d’élèves, muets comme des carpes, encaissent sans broncher les diapositives fournies par le ministère de l’Education nationale pour détailler la procédure à suivre en cas de réponse "en attente", "oui", "oui en attente", "oui si" et "oui si en attente" faites aux jeunes par les BTS, IUT, facultés et autres classe prépas.

 

Le proviseur de René Descartes insiste devant la diapositive : "Alors, Kim [le personnage fictif qui a reçu deux "oui", un "non" et un "oui en attente"] Qu’est-ce qu’elle doit faire ? Vous devriez être capable de le dire à ma place !". Le silence ne se dissipe pas.  Sans se laisser démonter, Francis Cauet enchaîne "…et bien Kim ne va garder qu’un "oui" et attendre que ses voeux "en attente" se transforment en oui".

 

Alors qu’APB, l’ancêtre de Parcoursup, ne fournissait de résultats que 3 fois dans l’année scolaire, la nouvelle plateforme a intégré l’arrivée des smartphones : les réponses arrivent en continu. Le proviseur tente d’encadrer ce flux d’information : "Avant 8h, chaque matin, vous regarderez votre appli Parcoursup". Pas de chance, c’est à 9h10, que Marjorie reçoit la réponse "oui" d’un BTS Métier de la Chimie à Marseille, et elle n’attend pas la fin de l’heure pour consulter.

C’est une bonne nouvelle mais Marjorie n’a pas l’intention d’en profiter : elle a déjà été acceptée à l’IFTLM de l’Université Catholique de Lyon. Pendant les vacances de Pâques, elle a suivi une semaine de préparation à ce concours qui offre 44 places pour une formation en technicien de laboratoire médical. Elle l’a réussi, il ne lui restait plus qu’à inscrire "IFTLM" comme vœu dans Parcoursup pour que la réponse positive arrive dès l’ouverture du site.

 

Marion, quant à elle, ne regarde même pas son appli Parcoursup. Elle a été acceptée dans une prépa publique à une école d’infirmière à Rockefeller, ses vœux sont juste là pour la forme et vont disparaitre en libérant des places quand elle va y renoncer.

 

Au final, le logiciel Parcoursup met face à face des offres et des demandes de formation dans le supérieur,  mais outre ceux qui n’utilisent pas le logiciel (par exemple le concours des écoles de commerce Sesame) les arrières pensées  des élèves comme des enseignants du supérieurs  sont nombreux.

 

Et au lycée René Descartes on le voit d’autant mieux qu’il y a à la fois des élèves de terminales STL (Science et Technique de Laboratoire) à placer et des étudiants de BTS à recruter. "Dans notre BTS on a 28 places. On a placé Adrien - un élève qu’on a en terminale -  en 1er de la liste d’attente. Et c’est le premier qui va nous dire oui. Les 28 qu’on a acceptés avant lui, on sait très bien qu’ils ne viendront pas. Par exemple Lilian, c’est un élève brillant de notre terminale, il a demandé notre BTS, on l’a accepté, on sait très bien qu’il sera pris en classe prépa et qu’il ne viendra pas", explique Yves, professeur de physique appliquée.

 

Car Parcoursup ne connait pas cette distinction qui existait bien longtemps avant lui dans l’esprit des élèves : il y a les vœux secondaires et les vrais vœux.

 

@lemediapol



Tags : ParcourSup |

Commentaires 3

Déposé le 25/05/2018 à 13h12  
Par nicoco Citer

c'est fou comme on peut critiquer pour rien toutes les mesures de simplification!

Me concernant, j'ai le souvenir d'avoir constitué moi même plusieurs dossiers en faisant des centaines de photocopies (copie des bulletins, pièces administratives, état civil...) que j'ai déposé moi même auprès de chaque structure auprès desquelles j'avais candidaté.
Ensuite, j'ai reçu des réponses de chaque structure par courrier avec la mention accepté, refusé ou liste d'attente. Bien sur je n'avais reçu l'ensemble des réponses en même temps et il fallait se positionner avant des dates butoirs.
Donc la quand je vois que les lycéens ont juste à cliquer sur les formations qu'ils souhaitent suivre avec un dossier pré-établi et numérisé, ensuite ils ont une première réponse globale juste en se connectant sur l'application et chaque jour la situation est actualisée sans bouger de chez soi (alors qu'en 2003 il fallait appeler ou se déplacer pour avoir les informations sur l'avancement au sein de la liste d'attente!!!)

tout ça pour dire que tout beaucoup plus simple mais que l'on aime trop se plaindre pour rien

Déposé le 24/05/2018 à 17h01  
Par en bonne voie Citer

contrairement à tout ce qui est dit,l'amélioration est notable mais on aime tellement critiquer par principe!!

Déposé le 24/05/2018 à 16h30  
Par L'entourloupe! Citer

Quelle usine à gaz!

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