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Coronavirus : 64% des entreprises ont recours au chômage partiel selon la CCI Lyon Métropole

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La semaine du 20 avril marque clairement un tournant dans la gestion de la crise pour les entreprises, quel que soit leur secteur.

C’est le constat dressé ce mercredi par la CCI Lyon Métropole qui publie un nouveau bilan. La semaine dernière, 2 325 échanges directs ont eu lieu entre des chefs d’entreprise et les 150 conseillers de la CCI.

 

Selon cette dernière, les deux tiers des entreprises sont en activité (64%), mais avec un niveau de production en dessous de 70%. "On assiste à une reprise progressive de l’activité, notamment dans l’industrie avec 88% en activité, et 79% dans les services. Mais 79% des CHR (cafés hôtels restaurants) sont évidemment à l’arrêt, ainsi que 51% des commerçants", commente la CCI Lyon Métropole.

 

Sans surprise, la chute du chiffre d’affaires est la conséquence principale des mesures prises dans le cadre de l’épidémie de coronavirus. Cette baisse concerne 77% des chefs d’entreprise interrogés.

 

Concernant le chômage partiel, son recours reste très élevé. Il est de 64% selon la CCI. Quant au télétravail, il concerne 28% des salariés. "22% des entreprises ont des équipes présentes physiquement sur site", ajoute l’organisme qui souligne également que deux tiers des entreprises ont demandé des étalements de charges afin de soulager leur trésorerie.



Tags : coronavirus | CCI Lyon Métropole | chômage partiel | activité |

Commentaires 1

Déposé le 29/04/2020 à 14h56  
Par Et pendant ce temps ..... Citer

Le diable, c’est bien connu, se niche dans les détails. Quand le patron d’Air France-KLM, le Canado-Britanno-Australien Benjamin Smith, a annoncé qu’il allait baisser de 25 % son salaire fixe pour 2020 et renoncer à la totalité de son salaire variable pour la même année, en signe de solidarité, après que l’État eut dévoilé un plan de soutien historique de 7 milliards d’euros au profit de la compagnie, sa décision a pu sembler logique. Puisque le ministre des finances, Bruno Le Maire, court micros et caméras pour dire que les groupes aidés par l’État ne peuvent pas continuer de vivre sur un grand train et accorder des habituelles faveurs exorbitantes à leurs actionnaires ou leurs cadres dirigeants, on a pu penser que le directeur général d’une entreprise contrôlée à 14,3 % par l’État n’avait sans doute guère le choix et que la puissance publique lui avait sans doute forcé un peu la main.

Erreur.

Bruno Le Maire n’est strictement pour rien dans cette décision. Et toute cette histoire pourrait ressembler à une mise en scène pour abuser l’opinion. De fait, le directeur général de la compagnie a omis de préciser que s’il consent à des baisses très minimes de ses rémunérations fixes et variables, il entend bien conserver, en accord avec le ministère des finances, l’essentiel de son immense rémunération, à savoir un bonus de 2 millions d’euros par an qui lui a été accordé pour trois ans et payable à la fin de la période.
Autrement dit, les contribuables vont être sollicités dans des proportions considérables pour renflouer une compagnie dont l’État n’est qu’un actionnaire très minoritaire ; les salariés vont faire les frais de la crise au travers d’un plan de départ volontaire ; et dans le même temps le directeur général de la compagnie va continuer à empocher le pactole.

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