Un événement rare à l’échelle européenne, qui souligne le rôle clé des parcs animaliers dans la préservation de cette antilope en danger critique d’extinction.
Situé en Ardèche, à moins d’une heure de Lyon, le Wow Safari Peaugres annonce une double naissance particulièrement rare : deux bongos des montagnes, une espèce classée en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), sont nés à un mois d’intervalle dans le parc animalier.
Un mâle est né le 9 décembre dernier, suivi d’une femelle le 5 janvier. Il s’agit de la première naissance de l’année en Europe pour cette espèce endémique du Kenya, dont la population sauvage ne compterait plus qu’une centaine d’individus à l’état naturel.
Le bongo des montagnes vit exclusivement dans les forêts d’altitude du Kenya, entre 2000 et 4000 mètres, un habitat aujourd’hui fortement menacé par la déforestation, le braconnage et la fragmentation des territoires naturels. Cette situation explique l’effondrement spectaculaire de ses effectifs au cours des dernières décennies.
Face à ce constat, les programmes d’élevage coordonnés à l’échelle européenne jouent un rôle central dans la sauvegarde de l’espèce.
Un programme d’élevage européen coordonné
Ces deux naissances sont le fruit d’un programme d’élevage européen (EEP), piloté par l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA). Le père, arrivé à Peaugres en janvier 2025, provient du parc OASYS de Tabernas, en Espagne. La mère de la femelle est née à Peaugres en 2021, tandis que la mère du mâle est issue du parc de Montpellier.
Après une gestation de neuf mois, les deux petits, pesant environ 20 kilos à la naissance, se portent bien et se sont rapidement adaptés à leur environnement.
Premier parc animalier français à avoir accueilli des bongos dès 1995, le Wow Safari Peaugres s’est progressivement imposé comme une référence dans la reproduction de cette espèce. À ce jour, une vingtaine de bongos des montagnes y sont nés, confirmant l’expertise de ses équipes zoologiques.
Les visiteurs pourront découvrir les deux jeunes animaux dès le début des vacances scolaires de février.