L’accord signé ce jeudi 5 février entre l’organisation internationale de police, l’État français et les collectivités locales actent l’extension et la modernisation du site historique installé dans le quartier de la Cité internationale depuis 1989.
Un temps, la rumeur d’un départ d’Interpol avait suscité l’inquiétude, faute d’accord sur le foncier nécessaire à son développement. Mais le partenariat conclu vient lever ces incertitudes et sceller l’avenir lyonnais de l’organisation.
"Nous ouvrons une nouvelle ère pour Interpol. Cette cérémonie dépasse le cadre d’une simple formalité", a déclaré le secrétaire général Valdecy Urquiza. Il a insisté sur l’ancrage historique entre l’organisation et la France : "Ça fait 80 ans qu’Interpol est en France. Grâce à cet accord vous garantissez qu’Interpol puisse continuer à servir ses pays membre. Lyon ainsi que la France sont devenues une partie intégrante d’Interpol."
Aujourd’hui, près de 1 000 personnes travaillent au siège lyonnais, représentant 140 nationalités. Avec l’extension, l’objectif est d’atteindre 1 500 agents et de se rapprocher du nombre total de pays membres, qui s’élève à 196.

Lyon, "capitale de la sécurité mondiale"
Pour le maire écologiste Grégory Doucet, cet accord consacre le rôle stratégique de Lyon. "Je suis très heureux de vous retrouver aujourd’hui au cœur de cette institution qui fait de notre ville la capital de la sécurité", a-t-il déclaré.
L’édile a souligné la fierté locale liée à la présence de l’organisation internationale et.a tenu à réaffirmer l’engagement de la municipalité : "Nous sommes honorés de pouvoir contribuer à cette mission. La Ville de Lyon est pleinement engagée pour cette convention qui est une étape décisive." Avant de conclure par une ambition claire : "Ensemble, il faut continuer à faire de Lyon un exemple pour la sécurité mondiale."
Un projet à plus de 90 millions d’euros
Pour garantir le maintien durable du siège, la France mobilise 61,2 millions d’euros, répartis entre l’État (43,2 millions), la Région Auvergne-Rhône-Alpes (9 millions) et la Métropole de Lyon (9 millions). La Ville de Lyon met également à disposition un terrain évalué à 15,84 millions d’euros pour un euro symbolique.
En parallèle, Interpol investira 30 millions d’euros pour rénover et moderniser ses installations actuelles. La préfète du Rhône a salué l’aboutissement d’un travail engagé depuis plusieurs années : "Une nouvelle ère s’ouvre pour Interpol en France et à Lyon. Il y’a presque trois ans jour pour jour, au lendemain de la prise de fonction, j'étais ici avec les élus locaux et les équipes d’Interpol pour poser les bases de ce partenariat. Il se concrétise aujourd’hui de la plus belle des façons."
Elle a par ailleurs insisté sur l’importance stratégique du projet : "Merci à Interpol pour son engagement clair. Dès le début, l’organisation a réaffirmé son choix de rester ici. C’est une preuve de confiance et cette confiance nous honore."
"Accueillir sur notre territoire depuis plus de 30 ans une organisation internationale est un véritable outil de rayonnement pour notre métropole", a souligné Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon. Chaque année, les activités d’Interpol génèrent d’importantes retombées économiques. En 2024, environ 110 millions d’euros ont été injectés dans l’économie régionale.
La future extension permettra d’accueillir jusqu’à 1 500 fonctionnaires et accompagnera la croissance continue de l’organisation, dont les effectifs sont passés de 350 personnes en 1989 à près de 1 000 aujourd’hui. Les travaux devraient permettre au nouveau site d’être pleinement opérationnel d’ici 2031.
Quel deal des ecolos ! dépenser 100m€ offrir le foncier à 1 euro pour un investissement de 30 M€ ! Doucet grand négociateur
Signaler RépondreChihi quel rigolo
Signaler RépondreRegardez l'adjoint de la sécurité sur la première photo
Signaler RépondreM D R
C'est bien la majorité du personnel a un très fort pouvoir d'achat ;-)
Signaler Répondretop !!!!
Signaler RépondreFaut les taxer jusqu'à la moelle par contre
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