La décision a été annoncée le 21 avril aux représentants du personnel : le site de Lentilly cessera progressivement ses activités entre 2030 et 2033. Cette implantation industrielle, active depuis près de 50 ans, est spécialisée dans la mise sous forme pharmaceutique, le conditionnement et le stockage.
Dans le même temps, une partie des opérations devrait être transférée vers un partenaire externe basé en Europe, sans que son identité ne soit précisée à ce stade.
Selon les représentants syndicaux, l’impact social s’annonce majeur, car la quasi-totalité des postes serait concernée. Les possibilités de reclassement vers le site voisin de Saint-Priest resteraient très limitées.
Une série de restructurations depuis plusieurs années
Cette annonce intervient alors qu’un plan social récent, finalisé en février, portait déjà sur plusieurs suppressions et modifications de postes dans la région lyonnaise.
Depuis la reprise des activités issues de Sanofi en 2017, les réorganisations se succèdent au sein du groupe Boehringer Ingelheim en France. Des dispositifs de départs et plusieurs plans sociaux ont été engagés depuis 2019, touchant régulièrement les effectifs.
Malgré ces ajustements, l’entreprise affiche pourtant une croissance solide, avec un chiffre d’affaires en hausse de 7,3 % en 2025, atteignant 27,8 milliards d’euros à l’échelle mondiale.
Du côté de la direction, cette décision s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer la compétitivité industrielle. Le site de Saint-Priest, qui compte environ 600 salariés, devrait ainsi évoluer vers une spécialisation dans la production d’antigènes vétérinaires.
L’objectif affiché : adapter l’outil industriel à un environnement jugé plus concurrentiel et instable, tout en poursuivant les investissements dans l’innovation.