Le restaurant Seven Times, installé au 23 rue des 7 chemins à Vaulx-en-Velin, a été contraint de fermer ses portes. Cette décision a été prise par la préfecture du Rhône, à la suite d’un contrôle réalisé le 20 avril 2026 par deux agents de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP).
Cette fermeture intervient dans un contexte déjà sensible pour le restaurant. En décembre 2025, l’un de ses gérants avait suscité une vive controverse en lançant une "salle 100 % girls." Face au tollé et aux accusations de discrimination sur les réseaux sociaux, le concept avait finalement été abandonné, son initiateur réfutant toute intention discriminatoire. Quelques mois plus tard, c’est donc sur le terrain sanitaire que l’établissement se retrouve à nouveau dans la tourmente.
Selon les services de l'État, ce contrôle "met en évidence des manquements graves aux règles d’hygiène." Les agents ont notamment constaté "la présence de nuisibles volants morts (moucherons)," mais aussi "le défaut caractérisé de maintenance et de nettoyage des locaux de production et de stockage ainsi que des équipements”.
Dans le rapport, les autorités pointent également “l’absence d’application du Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) validé en interne” ainsi que “les mauvaises conditions de stockage et de conservation des matières premières et des denrées travaillées”. À cela s’ajoutent une “traçabilité incomplète des matières premières”, des “températures non conformes” pour certaines denrées, ou encore “l’absence de formation à l’hygiène du personnel présent lors du contrôle”.
Une longue liste de mesures avant toute réouverture
Au total, ce sont plusieurs dizaines de manquements qui ont été relevés, touchant aussi bien l’état des locaux que l’organisation sanitaire ou encore les procédures internes.
Face à ces constats, la préfecture estime que "la poursuite de l'activité, dans les conditions constatées, constitue une menace importante pour la santé des consommateurs en raison de la probabilité importante de contaminations […] et des risques d'intoxication qui en résultent".
Pour espérer rouvrir, le restaurant devra se conformer à une liste particulièrement fournie de mesures correctives, là encore chiffrée en plusieurs dizaines d’actions.
Parmi celles-ci figurent notamment l’obligation de "remplacer l’ensemble des équipements/matériels vétustes", de "renforcer le plan de lutte contre les nuisibles" ou encore de "nettoyer et désinfecter quotidiennement toutes traces de nuisibles”. L’arrêté impose aussi de "sécuriser les installations électriques," de remettre en état les locaux du sol au plafond et de garantir un nettoyage approfondi de l’ensemble des équipements.
Les exploitants devront également revoir en profondeur leurs pratiques sanitaires, avec l’obligation "d’appliquer le Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS)”, de "réaliser les surveillances et enregistrements associés aux process à risque" et d’assurer une traçabilité complète des produits.
Enfin, des exigences portent sur le personnel, qui devra "suivre une formation à l’hygiène […] et transmettre l’attestation de formation".
La réouverture ne pourra intervenir qu’après un nouveau contrôle des services de l’État, qui devront constater "l’effectivité de l’intégralité des mesures correctives précitées."
Si hommes et femmes n'étaient pas mélangés les insectes l'étais.
Signaler RépondreLe moyen âge là bas, à tous les niveaux ....
Signaler RépondreJ'y étais c'était très bon. Arrêtez de harceler nos entrepreneurs.
Signaler Répondre