Par arrêté préfectoral, la préfecture du Rhône a ordonné la fermeture du restaurant "BON VOYAGE", situé 2 quai Jean Moulin dans le 1er arrondissement, à la suite d’un contrôle sanitaire mené le 9 mars 2026.
À l’issue de cette inspection, les agents ont relevé de nombreux manquements graves aux règles d’hygiène prévues par le règlement européen.
Le rapport évoque notamment "la présence importante de déjections de rongeurs dans les locaux de production et de stockage", mais aussi "le défaut caractérisé d’entretien, de maintenance et de nettoyage des locaux de production et de stockage et des équipements." Les contrôleurs ont également constaté "la présence de denrées périmées, la détention de denrées à des températures non conformes" ou encore "de mauvaises conditions de stockage et de conservation des denrées."
Selon l’arrêté, plusieurs obligations réglementaires n’étaient pas respectées. Les inspecteurs ont ainsi relevé "l’absence d’application du Guide de Bonnes Pratiques d’Hygiène […] ou d’un Plan de Maîtrise Sanitaire validé en interne", mais aussi "l’absence d’autocontrôles et l’absence de traçabilité des denrées." D’autres problèmes ont également été signalés, comme "l’inadéquation des lave-mains au regard de l’activité" ou encore "la méconnaissance des bonnes pratiques d’hygiène du personnel".
"Une menace importante pour la santé"
Pour la préfecture, la poursuite de l’activité dans ces conditions constituait un danger sanitaire. L’arrêté estime que la situation représente "une menace importante pour la santé des consommateurs en raison de la probabilité importante de contaminations […] et des risques d’intoxication qui en résultent."
Face à cette situation, les autorités ont décidé de prononcer une fermeture administrative immédiate du restaurant. Cette mesure a été prise "en raison de l’urgence" précise les services de l'État.
Avant toute réouverture, l’établissement devra mettre en œuvre plus de quarantaine de mesures correctives. Parmi elles figurent notamment la mise en place d’un plan de lutte contre les nuisibles, le nettoyage et la désinfection complets des locaux et équipements, la rénovation de certains revêtements et équipements dégradés, ainsi que la mise en œuvre d’un plan de maîtrise sanitaire et d’autocontrôles microbiologiques. L’établissement devra également améliorer le stockage des denrées, respecter les températures de conservation et former le personnel aux règles d’hygiène.
La réouverture ne pourra intervenir qu’après une nouvelle vérification par un agent de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP). Celui-ci devra constater "l’effectivité de l’intégralité des mesures correctives" prévues par l’arrêté préfectoral.