La préfecture du Rhône a prononcé la fermeture administrative de la boulangerie "La Maison du Gout", aussi connu sous le nom "La Maison du Gourmet" située 3 rue de Magnolles à Caluire-et-Cuire, à la suite d’un contrôle sanitaire réalisé ce vendredi 13 mars 2026.
Selon l’arrêté préfectoral, cette inspection met en évidence "des manquements graves aux règles d’hygiène". Parmi les faits constatés figurent notamment "la présence de déjection de souris et d’insectes dans les locaux de production", mais aussi "le défaut caractérisé de maintenance et de nettoyage des locaux de production stockage et des équipements."
Les agents ont également relevé plusieurs dysfonctionnements majeurs dans l’organisation sanitaire de l’établissement. L’arrêté mentionne ainsi "l’absence d’application du Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) validé en interne, l’absence de contrôle à réception des denrées ou encore l’absence d’autocontrôles de surface adapté à l’activité".
D’autres irrégularités concernent la conservation et la traçabilité des produits. Les inspecteurs évoquent notamment "le non-respect des températures de conservation des denrées,de mauvaises conditions de stockage, ainsi que l’absence de traçabilité des denrées et l’absence d’information concernant les allergènes."
Plusieurs manquements touchent aussi les conditions d’hygiène du personnel et des locaux. L’arrêté souligne par exemple "l’absence de dispositif hygiénique pour le lavage et le séchage des mains en cuisine, l’absence de vestiaire pour le personnel" ou encore "l’absence de formation à l’hygiène du personnel."
Pour la préfecture, "la poursuite de l’activité, dans les conditions constatées, constitue une menace importante pour la santé des consommateurs", en raison notamment "de la probabilité importante de contaminations (microbiologique, chimique, physique) et des risques d’intoxication qui en résultent."
Face à cette situation, l’arrêté préfectoral prononce la fermeture administrative de la boulangerie "La Maison du Gout", exploité par la SAS La Maison du Gourmet.
Avant toute réouverture, l’établissement devra mettre en œuvre un grand nombre de mesures correctives. Le document préfectoral détaille plusieurs dizaines d’actions à réaliser, allant de la mise en place d’un plan de lutte contre les nuisibles et du nettoyage complet des locaux et équipements, à la remise en état des surfaces, la mise en conformité des procédures sanitaires ou encore la formation du personnel à l’hygiène.
La réouverture ne pourra intervenir "qu’à la suite d’une vérification d’un agent de la Direction départementale de la protection des populations, qui aura constaté l’effectivité de l’intégralité des mesures correctives".