Nouvelle sanction pour "L’Épicerie du 8e", située au 71 rue Pierre Delore dans le 8e arrondissement de Lyon. Par un arrêté préfectoral, les services de l’État ont prononcé "la fermeture administrative d’une durée d’un mois" de l’établissement, effective depuis ce lundi 27 avril 2026.
Cette décision fait suite à plusieurs constats d’infractions. Selon l’arrêté, lors d’un contrôle effectué le 26 février 2026 à 21h45, "il a été relevé l’accessibilité au rayon des boissons alcooliques et la vente d’alcool au-delà de 21 heures malgré l’interdiction ordonnée par l’autorité administrative", des faits "causant des troubles à l’ordre, la sécurité et la tranquillité publics."
Un précédent contrôle, le 8 janvier 2026 à 22h50, avait déjà mis en évidence "le défaut d’affichage de façon visible et lisible, l’interdiction d’accès au rayon des boissons alcooliques entre 21h et 6h". Autant d’éléments qui ont conduit la préfecture à agir de nouveau.
Dans son arrêté, l’État souligne également le caractère répété des manquements. L’établissement "a été fermé à plusieurs reprises en 2024 et 2025 pour l’accessibilité au rayon de boissons alcooliques et la vente de boissons alcooliques au-delà de 21 heures malgré l’interdiction de l’autorité administrative." Plusieurs décisions sont ainsi rappelées, dont des fermetures de sept jours, quinze jours, un mois et même deux mois.
Plus encore, la préfecture estime que "le gérant persiste dans sa volonté délibérée de porter atteinte à l’ordre, la sécurité et la tranquillité publics en proposant la vente de boissons alcooliques au-delà de 21 heures malgré l’interdiction du maire de Lyon." Elle ajoute qu’il "peut facilement mettre en œuvre les mesures pour éviter toute nouvelle infraction."
Autre élément relevé : le gérant n’a pas répondu aux sollicitations de l’administration. Il "n’a pas retiré" un courrier recommandé daté du 12 mars 2026 l’invitant à produire ses observations.
Face à cette situation, les autorités évoquent des nuisances répétées pour le voisinage, indiquant que "les riverains subissent de manière répétée et continues les troubles à l’ordre, la sécurité et la tranquillité publics."
Dans ce contexte, la préfecture considère "qu’il convient de prendre une mesure de fermeture administrative pour éviter tout nouveau trouble."