La décision fait suite à un contrôle réalisé le 23 avril 2026 par deux agents de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Rhône. Dans leur rapport, les inspecteurs pointent "des manquements graves aux règles d’hygiène", au regard notamment du règlement européen en vigueur.
Parmi ces défaillances, les services de l’État relèvent pêle-mêle "des ouvertures donnant sur l’extérieur non protégées", des "locaux mal protégés contre les sources et les risques de contamination" avec "présence de nuisibles", mais aussi un "défaut d’entretien" généralisé. Le rapport mentionne également plusieurs carences en matière de sécurité alimentaire, comme "l’absence de contrôle à réception des marchandises" ou encore "l’absence de contrôle des températures des enceintes réfrigérées."
Au total, près d'une dizaines de manquements qui ont été recensés, traduisant des insuffisances structurelles importantes dans cette supérette. Les agents évoquent aussi "l’absence de vestiaires pour le personnel" ainsi qu’une "insuffisance" voire une "absence d’instructions et de formation à l’hygiène alimentaire adaptée à l’activité professionnelle."
Une longue série de mesures correctives
La préfecture souligne par ailleurs que l’établissement n’a pas respecté une première mise en demeure datée du 11 février 2026. Dans ces conditions, elle estime que "la poursuite de l’activité constitue une menace pour la santé des consommateurs en raison de la probabilité importante de contaminations (microbiologique, chimique, physique) et des risques d’intoxication qui en résultent."
Face à la situation, la fermeture administrative est effective depuis le 27 avril. L’établissement ne pourra rouvrir qu’à condition de se conformer à une longue série de mesures correctives, cette fois chiffrées en plusieurs dizaines.
Parmi celles-ci figurent notamment l’obligation de "cesser la préparation et la manipulation de denrées alimentaires sur place en l’absence de laboratoire adapté", de remettre en état les locaux, d’assurer un nettoyage et une désinfection approfondis, ou encore de mettre en place des contrôles stricts des températures et des marchandises.
L’exploitant devra également "interdire l'accès aux animaux domestiques dans l'ensemble des locaux, nettoyer, dégraisser, désinfecter les surfaces des locaux de vente et de stockage encrassées, évacuer quotidiennement les déchets des zones de stockage" et former son personnel à l’hygiène et faire vérifier l’ensemble des corrections par les services de l’État.
La réouverture ne pourra intervenir qu’après une nouvelle inspection de la DDPP, sollicitée par l’exploitant, et uniquement si "l’effectivité de l’intégralité des mesures correctives" est constatée.
Ces fermetures administratives sont l'ancienne France.
Signaler RépondreLa nouvelle France by LFI a le système digestif et immunitaire plus développés pour supporter ces nouvelles manières de préparer les plats.