Par un arrêté préfectoral, la boulangerie-pâtisserie "Les Délices de Givors", située au 32 rue Charles Simon à Givors, a été contrainte de fermer ses portes "à compter de la notification du présent arrêté."
Cette mesure fait suite à un contrôle réalisé ce lundi 13 avril 2026 par un agent du Bureau Veritas Exploitation, dans le cadre des missions déléguées par les autorités sanitaires. Le rapport qui en découle met en évidence "des manquements graves aux règles d’hygiène prescrites par le règlement."
Dans le détail, les agents ont notamment relevé "la présence de déjections de rongeurs dans les locaux de production, des denrées, de vente et de stockage", mais aussi "le défaut caractérisé d’entretien, de maintenance et de nettoyage" ou encore "l’absence d’application d’un GBPH (Guide de Bonnes Pratiques d'Hygiène) […] ou d’un PMS (Plan de Maîtrise Sanitaire) validé en interne."
De nombreux autres dysfonctionnements ont été constatés, en nombre important, de l’ordre de plusieurs dizaines, parmi lesquels "l’absence de maîtrise des process à risque", "le non-respect des températures de conservation des denrées" ou encore "l’absence de traçabilité des denrées." Les inspecteurs évoquent également "l’absence de dispositif hygiénique pour le lavage et le séchage des mains" ainsi qu’"une méconnaissance des bonnes pratiques d’hygiène."
Risques importants de contaminations et d’intoxication
Face à ces constats, les autorités n’ont pas tergiversé. L’arrêté souligne que "la poursuite de l’activité, dans les conditions constatées, constitue une menace importante pour la santé des consommateurs", en raison notamment "de la probabilité importante de contaminations […] et des risques d’intoxication qui en résultent."
En conséquence, la fermeture administrative a été prononcée en urgence, sans procédure contradictoire préalable, jugée "non envisageable" au regard de la situation.
Pour espérer rouvrir, l’établissement devra se conformer à une très longue liste de mesures correctives, là encore comptées en plusieurs dizaines. Parmi elles figurent notamment la mise en place "d’un plan de lutte efficace contre les nuisibles," le nettoyage et la désinfection complets des locaux et équipements, la remise aux normes des installations, ou encore l’application stricte d’un plan de maîtrise sanitaire.
La réouverture ne pourra intervenir qu’après un nouveau contrôle des services de la Direction départementale de la protection des populations, qui devront constater "l’effectivité de l’intégralité des mesures correctives."
D’ici là, l’arrêté préfectoral devra rester affiché "de façon à être en permanence parfaitement lisible et visible de l’extérieur" de l’établissement.
à mon avis le boulanger est dans un sacré pétrin. il a pas pu les rouler dans la farine.
Signaler Répondreles délice de givors.LOL.
Signaler RépondreC'est vrai. Du coup, on va rajouter "publicité mensongère" sur le procès-verbal 😁
Signaler Répondreon voit des articles occasionnellement sur des fermetures ... surtout pour faire de la publicité aux services d'Hygiène (je crois que c'est sous traité à du privé si je ne me trompe pas).
Signaler RépondreMais en réalité c'est le haut de l'iceberg car par volonté de maximisation de profit ses dérives se sont généralisées dans de nombreux secteurs.
Je donne une piste assez simple qui se répète dans de nombreux secteurs (pas que alimentaire, mais aussi dans le médicosocial comme les maisons de retraites)
- le coût vient essentiellement du personnel (les salaires)
donc stratégie mise en place et généralisée partout
- réduction maximal des ETP (équivalent temps plein). Donc seuil minimal pour assurer une activité,
- on fixe à ses ETP des objectifs de productions surdimensionnés par rapport à leurs réelles capacités (on appelle souvent cela du management toxique),
- les ETP en suivant strictement les process sont donc incapables d'atteindre ses objectifs surdimensionnés
Donc dans cette situation que font les ETP... pour atteindre leurs objectifs ils réduisent le process et sautent des procédures (parfois des points critiques pour ceux qui maitrisent l'HACCP).
D'ou multiplication des dérives et des défaillances (on voit se multiplier les rappels en agro).
Mais cela vous l'appliquer à tous les secteurs d'activité. En maison de retraite, une aide soignante n'est pas naturellement mal traitante c'est juste que le directeur (qui est un gestionnaire de centre de profit) lui impose un rythme incompatible aux tâches qu'elle a à faire (d'ou une déshumanisation et une maltraitance).
La recherche de la maximisation du profit conduit forcément aux défaillances.
Du pain béni oui oui !
Signaler RépondreJe voudrai bien ! mais on est avertit apres la fermeture !
Signaler Répondreavant les JO 2024 plusieurs établissements de grande réputation ont subi des contrôles d’hygiène des grandes surprises ont été révélés sur leur état il faut renforcer les contrôles et garder la même pression qu’avant les JO
Signaler RépondreMais allez y si ça ne vous fait rien de manger dégueulasse, les autres ont aussi le droit de pouvoir manger propre.
Signaler RépondreDes menaces , des manquements à l hygiene , des absences de procedures , des probabilités importantes de contaminations....
Signaler RépondreOn en entend toutes les semaines et les urgences en sont certainement saturées ? hein ? rien ? ah bon... cherchez l erreur ...
Il y pourtant écrit "Délices" sur l'enseigne !!!
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