Face à "une augmentation significative des prédations sur des troupeaux domestiques" depuis le début de l’été, notamment dans le massif du Pilat et plus récemment dans l’ouest rhodanien, le préfet du Rhône annonce ce lundi de nouvelles dispositions.
Des pièges photographiques avaient été installés à proximité des sites où des attaques ont été constatées, en lien avec les éleveurs concernés. Selon la préfecture, les images recueillies ont permis "d’attester la présence d’un loup sur le massif."
Mais les observations réalisées ces dernières semaines vont désormais plus loin. "La récurrence des attaques et des indices de présence dans le massif du Pilat" a confirmé, selon les services de l'État, l'installation de l'espèce sur ce territoire.
Surtout, l’intensification des recherches sur le terrain a permis de détecter la présence de louveteaux. Un élément qui confirme "la reproduction du loup sur le massif du Pilat" et atteste ainsi, selon la préfecture, "de la constitution d’une première meute sur ce territoire."
Les éleveurs et les maires informés autour des attaques
Face aux récentes prédations, le préfet du Rhône a demandé l’organisation, ce lundi 31 août à Claveisolles, d’une réunion d’information destinée aux exploitants agricoles. Une rencontre similaire avait déjà été organisée à Longes le 10 avril dernier.
Les dispositifs d’accompagnement ainsi que les modalités de gestion du loup, qui reste une espèce protégée, ont notamment été présentés aux professionnels.
La préfecture annonce également la mise en place, "en étroite collaboration avec la chambre d'agriculture", d’une information des maires et des éleveurs situés dans un rayon de 15 km autour de chaque suspicion de prédation.
Des tirs de défense dans le Pilat et l'ouest rhodanien
Si la destruction intentionnelle d’un loup reste interdite et peut constituer une infraction pénale, la réglementation prévoit toutefois des dérogations en cas d’attaques contre des troupeaux.
"Des tirs létaux peuvent être menés à certaines conditions et selon un cadre réglementaire strict", rappelle ainsi la préfecture.
Au regard des éléments recueillis sur le terrain, le préfet du Rhône a donc décidé de mobiliser les lieutenants de louveterie pour mettre en œuvre des tirs de défense des troupeaux dans le massif du Pilat et sur le territoire de l’ouest rhodanien. Une mesure qui vient compléter les autorisations déjà accordées aux éleveurs.
Bof nous on a plein de primates dans les rues...
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