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Cantonales : Cécile Duflot réaffirme l’intransigeance écologiste à Villeurbanne

La secrétaire nationale d’Europe écologie-les Verts était jeudi à Lyon et Villeurbanne pour soutenir les candidats écologistes aux Cantonales. L’occasion de rappeler sa désapprobation au projet du Grand Stade de l’OL et d’un peu plus marquer le spécificité des écologistes par rapport aux voisins socialistes.

Il est 17 h quand Cécile Duflot arrive en gare de Lyon Part-Dieu. Elle est accueillie par Françoise Chevalier, candidate EELV sur le canton de Lyon 11 et Dominique Hitz, candidat EELV sur le canton de Lyon 11. 300 mètres - parcourus en cyclopousse aux couleurs d’EELV -   les séparent du chantier du futur du « garage à tramway », sur l’esplanade du Dauphiné, qui devrait dégorger des rames du T3 les soirs de matchs de l’OL au Grand Montout. Un symbole que Duflot attaque à grand coup de lâcher de ballons. Verts évidemment. Elle signera aussi sur place le document du Comité de soutien au Stade de Gerland.

Direction Villeurbanne ensuite pour la secrétaire nationale du parti écologiste. Elle y rejoint les trois candidats des cantons sud, centre et nord, Vincent Morland, Béatrice Vessiller et Jean-Claude Ray. Une image forte tant la ville cristallise les tensions de gouvernance qu’il peut exister entre les Verts et les Socialistes, après le retrait de leurs délégations aux trois conseillers municipaux écologistes pour cause de maintien de la candidate EELV Béatrice Vessiler au second tour de la cantonale partielle de juin 2010 face au socialiste Richard Llung.
« Nous sommes capables d’écoute et de compromis, s’explique Duflot, interrogée sur la question de l’insolubilité des Verts dans une majorité, à l’instar du modèle de gouvernance du Conseil régional de Rhône-Alpes, où le président socialiste Jean-Jack Queyranne a été lâché, fin février en séance publique, par son aile verte sur le vote de délibérations concernant la formation et la stratégie économique. Il faut aussi un peu de respect de l’autre côté », rappelle-t-elle, ironique.
L’approche théorique montre toutefois ses limites à l’évocation du Tronçon Ouest du Périphérique, cofinancé par le Département et dont la maîtrise d’ouvrage incombe au Grand Lyon. « Nous ne dépenserons pas un euro d’argent public sur ce projet d’un autre âge » tranche Duflot. Il faudra, pour donner à la posture une vraie effectivité, obtenir un nombre significatif de sièges pour pouvoir peser dans la décision finale. Car si les Verts doivent se contenter de venir en appui d’une majorité socialiste, ils devront rogner sur certaines positions. Ils le savent. C’est la raison pour laquelle aucune consigne de vote générale de report des voix n’est donnée en cas de non-maintien au second tour des élections. Cela se se jouera canton par canton, selon la capacité de chaque candidat socialiste à intégrer tout ou partie du programme présenté par les candidats d’EELV. Et en cas de face-à-face écolo-socialiste au second tour, EELV ne veut pas entendre parler de « désistement Stalinien », et devrait maintenir ses candidats. Un "Je t'aime moi non plus" que chacun aimerait voir tranché avant les élections Présidentielles de 2012.



Tags : Verts | cantonales | europe ecologie | llung | europe ecologie les verts | duflot |

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