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Jocelyne Attia du planning IVG sur Diane 35 : “Déjà plus d’IVG à Lyon”

Jocelyne Attia - LyonMag

Jocelyne Attia, médecin coordinateur du planning IVG à l’hôpital Edouard Herriot, était l'invitée ce vendredi de Jazz Radio pour l'émission Ça Jazz à Lyon, proposé en partenariat avec Lyon Mag.

Les pilules de 3ème et 4ème génération étaient déjà au centre des critiques, aujourd’hui c’est la pilule Diane 35 qui fait parler d’elle. Pour autant, les femmes doivent-elles réagir ? "Il y une certaine urgence, mais il n’y pas urgence en tant que telle. Actuellement on sait que ces pilules augmentent le risque de thromboses c’est-à-dire de caillots dans les veines. Mais ce risque est majeur la première année d’utilisation, ensuite ce risque est en très forte diminution. Diane 35 ne sera plus prescrit par les médecins et ne sera plus commercialisé d’ici trois mois. Donc les femmes qui prennent cette pilule peuvent encore s’en procurer".

Le médecin prodigue quelques conseils pour les femmes qui prennent la pilule Diane 35. "Il est nécessaire de prendre contact avec le médecin qui a prescrit ce médicament pour envisager un autre traitement. Il ne faut absolument pas arrêter la pilule brusquement car on s’expose à des risques de grossesse non-désirée et donc d’IVG (interruption volontaire de grossesse)".

A Lyon on constate une augmentation du nombre d’IVG depuis la révélation de ces affaires. "On commence à comptabiliser les jeunes femmes qui viennent et qui ont arrêté brusquement leur contraception après avoir cédé à la panique. Il faut vraiment contacter les professionnels de la contraception avec de prendre la décision d’arrêter sa pilule".

Il y a une vraie méconnaissance de la contraception aujourd’hui. Comment faire pour savoir à quelle génération appartient telle ou telle pilule ? "L’ANSM (l’agence nationale de sécurité du médicament), ainsi que le ministère ont publié un tableau sur les contraceptifs qui est téléchargeable sur internet".

Il existe aujourd’hui d’autres alternatives à la prise de pilule ? "La solution alternative non hormonale, c’est le dispositif intra-utérin (appelé aussi le stérilet). Ses risques infectieux sont minimes s’ils sont pesés et s’il l’on a bien ciblé les contre-indications de sa mise en place".

Existe-t-il d’autres médicaments, comme Diane 35, qui sont prescrits comme pilule alors que ce n’est pas leur vocation première ? "Nous utilisons, nous gynécologues, des progestatifs qui n’ont pas l’autorisation de mise sur le marché pour la contraception, dont l’effet secondaire est contraceptif, mais qui est utilisé pour d’autres pathologies".

D’autres scandales sont-ils alors  à venir ? "Concernant les progestatifs, le risque est beaucoup moindre car il n’est pas associé à un œstrogène et qu’ils ont été largement étudiés depuis plus de 30 ans. Donc s’il y avait un risque on le saurait depuis longtemps. On le sait pour les progestatifs injectables, ça c’est prouvé. Ils sont beaucoup utilisé aux Etats-Unis, mais peu en France".

S’il n’y avait qu’un seul message à retenir pour les femmes qui prennent la pilule ? Renseignez-vous avant d’arrêter de la prendre ? "Complètement. Pas de panique, puisque sinon on va aboutir à des IVG et des grossesses non-désirées qui sont beaucoup plus à risques que la contraception qu’elles prennent aujourd’hui".



Tags : ça jazz à lyon | pilule |

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