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La mère Bizolon et ses Poilus - Photo Revue d’information du Comité Centre Presqu’île de Lyon, n° 28, 2002-2003

Lyon : la “Maman des Poilus” a-t-elle été tuée par l’unijambiste ?

La mère Bizolon et ses Poilus - Photo Revue d’information du Comité Centre Presqu’île de Lyon, n° 28, 2002-2003

Soixante-treize ans après les faits, un nouveau témoignage vient innocenter l'unijambiste qui avait été accusé de ce crime.

Le 29 février 1940, dans la rue Henri IV à Perrache, Clotilde Bizolon est retrouvée le crâne fracassé à son domicile par un voisin. Elle décèdera trois jours plus tard à l'Hôtel-Dieu. A l'époque, ce crime avait fait grand bruit car la victime était connue de tous. Pendant la Première Guerre Mondiale, elle distribuait, dans sa buvette de la gare ferroviaire, des boissons froides et chaudes aux soldats français engagés dans le conflit, d'où son surnom de "Maman des Poilus." Elle avait repris du "service" dès le début de la Seconde Guerre Mondiale en septembre 1939. Un coupable idéal avait alors été arrêté pour son meurtre. Unijambiste, l'homme faisait les frais de sa réputation de cambrioleur. Il se suicide dans sa geôle du Palais de Justice, laissant à jamais ce crime non-élucidé. Jusqu'à ce mois de février 2013.
Le Progrès fait état lundi d'un nouveau témoignage dans cette affaire. Il s'agit de celui de Michel Petit, âgé de 16 ans en 1939. Ce récit contredit la version selon laquelle l'unijambiste a tué la dame de Perrache : "On l'a accusé à tort parce qu'un jour on l'avait vu dans le coin. Je sais tout ça car juste avant le crime, je discutais avec la Françoise, la concierge de l'immeuble. Elle venait de faire la montée d'escalier, dans l'arrière-cour. J'avais une sortie au même endroit. C'étaient des portes borgnes, ne s'ouvrant que de l'intérieur. Elle avait fini avec son sceau. Subitement, on a vu débouler un soldat plutôt grand sortir de la porte borgne, juste derrière chez Clotilde ". Si Michel Petit avait relevé le matricule de ce soldat suspect, il l'a depuis perdu. Impossible donc de retrouver sa trace. Mais la culpabilité de l'unijambiste n'est plus si certaine.


Commentaires 3

Déposé le 25/02/2013 à 16h28  
Par Un lecteur assidu de la presse locale Citer

Cher Oli, le site internet du Progrès a enregistré plus de 6,2 millions de vue en janvier (3e site le plus visité en Rhône-Alpes). C'est donc un média du 19, du 20 et du 21e siècle. Qui paie des journalistes et des correspondants pour offrir chaque jour de l'info sur toute la région. Ce qui permet à plein de petits sites d'info d'exister. Pas si mal pour un "quotidien du 20e siècle".

Déposé le 25/02/2013 à 16h21  
Par Oli Citer

Le progrès un quotidien du 20 e siècle merci

Déposé le 25/02/2013 à 14h43  
Par Un lecteur assidu de la presse locale Citer

Ou comment réécrire l'article exclusif du Progrès de ce jour pour profiter du buzz et glaner quelques "clics". Pathétique. En faisant cela, vous offrez gratuitement l'info glanée par un confrère. Or l'info a un coût, et vous le savez bien puisque l'essentiel de votre site est fait de communiqués de presse et d'infos pompées sur le Progrès du jour (réécrits par une armée de stagiaires ?). Mais quand vous l'aurez tué, ce quotidien vieux de 150 ans, à force de le vampiriser, où irez-vous chercher vos infos ? Nulle part. Et vous disparaîtrez à votre tour.

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