Repas halal en prison : la Cour administrative d'appel de Lyon refuse leur suspension

Repas halal en prison : la Cour administrative d'appel de Lyon refuse leur suspension

La Cour administrative d'appel de Lyon a refusé de suspendre l'exécution d'un jugement obligeant un centre pénitentiaire, Saint-Quentin-Fallavier (Isère) à servir des repas hallal à ses détenus musulmans.

Le tribunal administratif de Grenoble avait pris cette décision, au nom de la liberté d'exercer sa religion, le 7 novembre 2013, ordonnant à l'administration pénitentiaire de la respecter dans un délai de trois mois. Délai qui est donc révolu depuis le 7 février dernier. En conséquence, le ministère de la Justice a fait appel et demandé le sursis à exécution du jugement, en attendant l'arrêt sur le fond. En effet, la fourniture de repas halal provoquerait une "désorganisation du service pénitentiaire", selon une déclaration officielle du ministère, qui par ailleurs ne démontre pas l'impossibilité pour l'administration pénitentiaire de "passer un marché public pour la fourniture de tels repas". D'autres problèmes sont évoquées, comme la difficulté pratique et le coût de la fourniture de repas halal, ainsi que "la certification délicate des produits répondant à cette qualification". Le fond de l'appel devrait être tranché avant la fin de l'année.
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6 commentaires
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jo le 27/03/2014 à 13:19

On est en France merde.
Chez eux on nous sert du hallal et on n'en fait pas tout un plat.
c'est ça ou rien.

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Dehors le PS !!! le 26/03/2014 à 17:05

Que pense NVB de ce jugement ? Elle qui commencait à délirer dimanche sur l´obligation du porc dans les écoles...

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sam le 25/03/2014 à 20:19

Apres tout ca on s etonne du vote FN

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Jean-Marc CHAFFRINGEON le 25/03/2014 à 17:49

Je précise parce que la fomulation n'est pas claire, et l'on peut comprendre le contraire...
C'est la décision du Ministère de la Justice que je salue... (Taubira n'a pas toujours tort).
Question subsidiaire: à partir de quand une croyance devient-elle une religion? En tous les cas, ce n'est pas à la République de répondre.

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Laicité le 25/03/2014 à 17:38

"Refuser de suspendre l´exécution d´un jugement obligeant..."
Ca veut dire approuver le jugement donc.
Il y a un truc qui cloche.

Bref, oui à l´interdiction du halal. Si un prisonnier ne veut qu´une nourriture spécifique, qu´il se la fasse livrer à frais, par ses soins, ou qu´il se débrouille pour ne pas aller en prison.
Je sais que c´est un électorat qui est majoritaire dans nos établissements pénitentiaires, mais ce n´est pas une raison pour céder à leurs caprices.

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Jean-marc CHAFFRINGEON le 25/03/2014 à 17:18

Sage décision.
"La République ne reconnait aucun culte". Article 2 de la Loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat. A défaut, au nom de l'égalité de traitement, il faudrait un régime particulier pour toutes les prescriptions alimentaires, religieuses ou non d'ailleurs. Parce qu'au fond, quel argument rationnel viendrait contrevenir à cette suspension? Aucun. Et la République ne peut en aucune façon transiger avec le devoir de vérité. Même si des apprentis sorciers, depuis quelques temps déjà, assurent le contraire et mettent à mal cette exigence.

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