Mardi 25 Mars 2014 à 16h12
Repas halal en prison : la Cour administrative d'appel de Lyon refuse leur suspension
La Cour administrative d'appel de Lyon a refusé de suspendre l'exécution d'un jugement obligeant un centre pénitentiaire, Saint-Quentin-Fallavier (Isère) à servir des repas hallal à ses détenus musulmans.
Le tribunal administratif de Grenoble avait pris cette décision, au nom
de la liberté d'exercer sa religion, le 7 novembre 2013, ordonnant à
l'administration pénitentiaire de la respecter dans un délai de trois
mois. Délai qui est donc révolu depuis le 7 février dernier. En
conséquence, le ministère de la Justice a fait appel et demandé le
sursis à exécution du jugement, en attendant l'arrêt sur le fond.
En effet, la fourniture de repas halal provoquerait une "désorganisation
du service pénitentiaire", selon une déclaration officielle du
ministère, qui par ailleurs ne démontre pas l'impossibilité pour
l'administration pénitentiaire de "passer un marché public pour la
fourniture de tels repas".
D'autres problèmes sont évoquées, comme la difficulté pratique et le
coût de la fourniture de repas halal, ainsi que "la certification
délicate des produits répondant à cette qualification". Le fond de
l'appel devrait être tranché avant la fin de l'année.
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On est en France merde.
Signaler RépondreChez eux on nous sert du hallal et on n'en fait pas tout un plat.
c'est ça ou rien.
Que pense NVB de ce jugement ? Elle qui commencait à délirer dimanche sur l´obligation du porc dans les écoles...
Signaler RépondreApres tout ca on s etonne du vote FN
Signaler RépondreJe précise parce que la fomulation n'est pas claire, et l'on peut comprendre le contraire...
Signaler RépondreC'est la décision du Ministère de la Justice que je salue... (Taubira n'a pas toujours tort).
Question subsidiaire: à partir de quand une croyance devient-elle une religion? En tous les cas, ce n'est pas à la République de répondre.
"Refuser de suspendre l´exécution d´un jugement obligeant..."
Signaler RépondreCa veut dire approuver le jugement donc.
Il y a un truc qui cloche.
Bref, oui à l´interdiction du halal. Si un prisonnier ne veut qu´une nourriture spécifique, qu´il se la fasse livrer à frais, par ses soins, ou qu´il se débrouille pour ne pas aller en prison.
Je sais que c´est un électorat qui est majoritaire dans nos établissements pénitentiaires, mais ce n´est pas une raison pour céder à leurs caprices.
Sage décision.
Signaler Répondre"La République ne reconnait aucun culte". Article 2 de la Loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat. A défaut, au nom de l'égalité de traitement, il faudrait un régime particulier pour toutes les prescriptions alimentaires, religieuses ou non d'ailleurs. Parce qu'au fond, quel argument rationnel viendrait contrevenir à cette suspension? Aucun. Et la République ne peut en aucune façon transiger avec le devoir de vérité. Même si des apprentis sorciers, depuis quelques temps déjà, assurent le contraire et mettent à mal cette exigence.