Cancers suspects à l'INSA de Lyon : "une ambiance de travail atomisée"

Cancers suspects à l'INSA de Lyon : "une ambiance de travail atomisée"
LyonMag

L'affaire révélée par Pièces et main d'oeuvre est en train de faire grand bruit.

En onze ans, neuf cas de cancers et de tumeurs ont été diagnostiqués à de jeunes chercheurs travaillant au sein d'un laboratoire de recherche (MATEIS) rattaché à l'Institut national des sciences appliquées de Lyon (INSA).

Et le collectif opposé à la recherche scientifique annonce, après avoir mis la main sur la fameuse note de service dévoilant l'affaire, avoir pu s'entretenir avec des membres du personnel de l'INSA. "Dans les 21 laboratoires de l'institut, on nous décrit une ambiance de travail "atomisée", où chacun travaille sur sa "brique de recherche" dans son bureau, jalousant les publications des collègues. On ne se parle pas. Ceux du CNRS mangent dans leur cantine à part. (...) Depuis que la vérité a éclaté à l'INSA, nulle assemblée générale, nul mouvement de protestation, nulle affiche, nul tract, n'a dénoncé cette hécatombe. Au contraire, certains ont profité du désistement des rares craintifs pour prendre leurs créneaux d'utilisation des microscopes au sous-sol - avant l'interdiction d'accès finalement décidée par la direction".

Pièces et main d'oeuvre dénonce enfin "l'aliénation et la soumission de ceux qui, après des années d'études, se croient l'élite et placent leur ambition au-dessus de leur vie. Et qui, selon nos témoins, ressassent le mantra de leur ministre Geneviève Fioraso : "Si ce n'est pas nous, ce sont les Américains et les Chinois qui le feront"."

De son côté, le laboratoire reconnaît que "des questions se sont posées" sur un possible "lien de cause à effet entre ces cas de cancers et la fréquentation des installations de microscopie électronique du CLYM en dépit du fait que certaines personnes n'aient jamais utilisé ces équipements". Dans l'attente des résultats des enquêtes environnementales attendus début septembre, l'INSA a demandé à ses agents "de ne plus manipuler sur la plateforme au nom du principe de précaution".

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INSA

6 commentaires
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Ekoms le 24/07/2014 à 11:32
Moraliste a écrit le 23/07/2014 à 22h22

Il y a trop de chercheurs donc !!!!!

C'est à dire?

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Moraliste le 23/07/2014 à 22:22

Il y a trop de chercheurs donc !!!!!

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zal le 23/07/2014 à 13:42

Que ce soit la recherche ou n'importe quel autre métier, les directions nous obligent à travailler comme des chinois et a devenir des enfoirés .. Le monde du travail est devenu malsain ! "Si tu n'es pas content, 50 personnes font la queue pour prendre ton poste!"
En tant que jeune aujourd'hui, avec tout ce stress et cette pression, on finira tous par avoir un cancer avant 40 ans ..
Merci à cette société capitaliste, à la mondialisation et à ses politiques à la botte des marchés financiers ..
L'article parle de soumission .. Mais a-t'on un autre choix ??

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Ekoms le 23/07/2014 à 13:23

11 ans, 9 cancers, 1 000 personnes qui passent par les locaux dudit laboratoire.
Quant à parler "d'ambiance de travail atomisée", il faut encore savoir comment fonctionnent les laboratoire de recherche. Effectivement, un chercheur en science des télécommunications n'a pas grand chose à voir avec un chercheur en science des matériaux.
Bref, cet article n'apporte rien, et est rédigé sans aucune connaissance du milieu de la recherche.

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libertad le 23/07/2014 à 10:25

saleté de crabe, bonne chance et bon courage à ceux qui l'ont attrapé, en espérant que ce n'est pas lié avec leur environnement pro

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