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Harlem Désir, Jean-Jack Queyranne et le préfet du Rhône - LyonMag

La région Rhône Alpes reprend à l’Etat la gestion des fonds européens sur son territoire

Harlem Désir, Jean-Jack Queyranne et le préfet du Rhône - LyonMag

Bernard Soulage est formel.

Les communes de la région Rhône-Alpes qui veulent obtenir de l’Europe un co-financement pour construire une salle de fêtes n’auront plus un sou. Et encore moins d’euros. Si ces communes veulent bénéficier d’aides européennes tirées du nouveau plan d’investissement 2014-2020 pilotés par la Région Rhône-Alpes, il va falloir proposer des projets qui allient compétitivité numérique, croissance de l’emploi et innovation.
Le village ardéchois de Lussas et ses 1000 habitants a un projet presque ficelé. A déposer ce mois d’avril. Il s’agit d’aider à faire sortir de terre une maison du documentaire qui puisse réunir les 5 ou 6 lieux différents qui actuellement, bouts de ficelle après bouts de ficelle, ont fait de Lussas en Ardèche le Village documentaire dont vous parle son coordonnateur Pierre Matheus. Un Master 2 documentaire géré par l’Université de Grenoble, 3 sociétés de production, une bibliothèque de 17 000 films, entre 60 et 100 films documentaires tournés par ans, filmés dans un pays du Sud, et dont la post-production se fait à Lussas en partie financés par le CNC.

Pour savoir si Lussas aura le droit à une aide européenne et fera partie des 500 millions que l’Europe dépensera dans notre réunion d’ici 2020, un Comité de suivi a été inauguré par la Région Rhône Alpes. Son travail est de proposer à la Commission européenne des projets suffisamment bien ficelés pour éviter l’angoisse tutélaire d’Harlem Désir (secrétaire d’Etat à l’Europe et présent à l’inauguration de ce Comité de suivi) : "le dégagement d’office".
Derrière ce terme, qui fait aussi trembler les services de la Région, se cache la menace d’une réduction des crédits européens pour Rhône-Alpes si elle ne réussit pas à proposer des projets innovants, créateurs d’emplois et consommateurs de nouvelles technologies. On n’en est pas là. Le représentant de la Commission européenne, M. Rasmussen (visiblement un peu déçu de la brièveté de cette première réunion du Comité de suivi) s’est voulu rassurant, bien qu’il se soit bien gardé d’utiliser des termes compréhensibles en ce domaine.

En fait, la région Rhône Alpes a les moyens administratifs de monter des projets de qualité. La vraie menace est peut être ailleurs. Elle est plutôt dans le refus des pays membres de l’Europe de construire un budget qui permette de faire face aux enjeux d’adaptation. De ce point de vue, les deux députés européennes qui assistaient à la réunion, Françoise Grossetête et Sylvie Guillaume font cruellement un constat assez similaire. Le Conseil Européen (qui regroupe les chefs d’Etat européens) ne débloque pas les crédits pour alimenter la politique européenne dans les régions. Sylvie Guillaume trouve légitime que l’on contrôle  des associations qui luttent contre la précarité dans les territoires difficiles avec des fonds européens. Mais elle souligne l’absurdité des situations qui parfois découle du fonctionnement européen. En décembre dernier,  il manquait 28 milliards à l’Europe pour payer ses factures. 5 milliards étant des factures très urgentes de personnes en formation – souvent marqué par le risque de précarité -  dont les organismes de formation n’étaient plus réglés ce qui les met eux même en difficulté. 
Tous les Comités de suivi  gérés par la région Rhône Alpes ou par le Préfet (comme c’était le cas jusqu’à maintenant) ne pourront rien faire si les Etats européens ne veulent plus donner les moyens de sa politique à l’Europe qu’ils ont créé.

@lemediapol



Tags : rhône-alpes |

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