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Urgence : “Des conditions de travail détestables”

Depuis 3 jours, le personnel des urgences de l’hôpital Edouard Herriot est en grève. Explications de Jean-François Aillard, délégué CFDT aux HCL.

Pourquoi cette grève aux urgences ?
Jean-François Aillard : Parce que les urgentistes du pavillon N travaillent dans des conditions détestables. Ils sont souvent confrontés à des patients difficiles qui ont des mots très durs, voire qui sont violents. De plus, beaucoup de personnes viennent aux urgences sans raisons majeures ou inquiétantes, ce qui encombre beaucoup les hôpitaux, en particulier l’hiver. Du coup, les malades attendent souvent plus de 10 heures avant de se faire soigner !
Ce que vous réclamez ?
Une hausse des effectifs. Ou déjà que l’effectif prévu soit présent. Il faut savoir par exemple qu’à l’accueil des urgences, l’effectif théorique est de 7 à 8 infirmières. Mais la plupart du temps, elles ne sont que 6, voire 5. Avec beaucoup de congés maternités ou départs à la retraite, l’effectif n’est pas toujours remplacé.
Mais vous prenez en otage les patients !
Pas du tout. La santé des patients n’est pas du tout affectée, car le personnel est assigné. Et les infirmières font grève pendant leur temps de repos. Ce qui les oblige à effectuer des journées de 14 heures, voire 15 heures.
Mais en réclament toujours des hausses d’effectifs, vous allez aggraver le déficit des HCL !
Si on augmente les effectifs, l’impact sera d’environ 500 000 euros. Sur une dette 2008 qui s’élève à 130 millions d’euros, c’est rien du tout !

Propos recueillis par Clarisse Pons



Tags : urgences |

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