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Jean-Michel Aulas et Olivier Ginon - LyonMag

Aulas, Ginon, Mérieux dans les valises de la Ville et de la Métropole de Lyon en Chine

Jean-Michel Aulas et Olivier Ginon - LyonMag

C'est avec l'idée de pérenniser des partenariats économiques, universitaires et culturels, qu'une délégation lyonnaise décolle pour la Chine ce mardi.

Emmenée par Georges Képénékian, le maire de Lyon et par David Kimelfeld, le président de la Métropole, la soixantaine d'élus, de représentants d'institutions culturelles ou universitaires et de dirigeants d'entreprises, tous sélectionnés pour ce voyage officiel, passeront huit jours sur place.

 

Parmi eux, Karine Dognin-Sauze, l'adjointe au maire de Lyon en charge des Relations internationales et vice-présidente de la Métropole en charge de la Ville intelligente, Alain Mérieux, le président de l'Institut Mérieux, mais aussi Jean-Michel Aulas, le président de l'OL ou Olivier Ginon, le président de GL Events. Trois des plus riches Lyonnais, ayant tous des liens (économiques) forts avec la Chine. Pour Olivier Ginon, c'est aussi l'occasion de s'éloigner de la polémique des ristournes présumées de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron.

 

Le voyage, dont l'objectif sera de renforcer les échanges existants avec les autorités chinoises, les responsables des entreprises chinoises implantées à Lyon et de réaliser des dizaines de prospects dans le domaine du numérique, du e-commerce, des mobilités ou du tourisme, sera divisé en plusieurs étapes.


La délégation passera tout d'abord quatre jours à Pékin où "des rendez-vous institutionnels et économiques de premier ordre sont prévus". Au programme, une conférence de presse avec des journalistes chinois, des signatures de protocoles entre Wae Logistics et Suntrip et entre Sanofi et NIFC.


Puis c'est un déplacement à Shanghaï qui attend les visiteurs lyonnais. Est notamment prévue une visite des différents campus, dont celui de l'EM Lyon à Minhang. "L'occasion de renouveler des coopérations universitaires et médicales", précise la Métropole. Ainsi, un accord tripartite entre Biomérieux, les HCL et les autorités de santé de Shanghaï. Le thème de la mobilité sera également abordé, avec la visite de la première ligne automatique sans conducteur du réseau de Shanghaï, la Pujiang Line.


La dernière étape de la mission se déroulera à Canton, où sera célébré le 30e anniversaire du partenariat qui unit Canton à Lyon. L'occasion d'une nouvelle conférence de presse avec des journalistes chinois et d'une nouvelle soirée Only Lyon. Olivier Ginon profitera de cette étape pour rencontrer le partenaire du groupe GL Events dans le cadre d'un partenariat sur le développement conjoint d'un réseau de sites événementiels en Chine, dont le premier se situe à Gangzhou, tandis que Jean-Michel Aulas rencontrera les dirigeants du club de foot Evergrand pour la signature d'un protocole d'entente avec l'OL.

Enfin, la gastronomie sera mise à l'honneur puisque la délégation rejoindra sur place une dizaine de chefs lyonnais venus participer au jury de la finale du Bocuse d'Or Asie-Pacifique. Ce séjour à Canton sera aussi l'occasion de lancer l'édition 2018 de Suntrip, une course en vélo solaire reliant Lyon à Canton, soit une aventure de 12 000 km à travers 10 pays.


Ce voyage, aux allures de "mission stratégique et multisectorielle", prendra fin lundi soir. La délégation est attendue à Lyon mardi prochain pour les cérémonies commémoratives du 8 mai 1945.



Tags : Chine | Lyon | kimelfeld | Kepenekian | ginon | gl events | aulas | Mérieux |

Commentaires 6

Déposé le 03/05/2018 à 17h05  
Par RISTOURNETTES Citer

Puisque l'article sur LES RISTOURNES DE LA CAMPAGNE MACRON a disparu, je l'alimente ici par un article paru dans médiapart ce midi : (en souhaitant que LYON MAG ose en faire l'écho - ce qui n'est pas simple face à des procéduriers puissants quand ils sont pris la main dans le sac

Un directeur de GL Events a pris part à la campagne de Macron
3 mai 2018 Par Antton Rouget

Pendant que l'équipe d'Emmanuel Macron négociait ses ristournes avec GL Events, le directeur des relations institutionnelles de la société proposait ses services à la campagne, puis transmettait des contenus visant à alimenter les discours de fond. Des mails issus des Macron Leaks démontrent par ailleurs que l'équipe de campagne du candidat était consciente des risques encourus avec ce type de ristourne.

De nouveaux documents révèlent les relations privilégiées entre la société GL Events, leader français de l’événementiel, et la campagne d’Emmanuel Macron, à laquelle elle a accordé d’importantes ristournes.

Pendant que l’équipe du candidat négociait ses tarifs de location, le directeur des relations institutionnelles de GL Events Bruno Lartigue, chargé d’élaborer les stratégies de lobbying à l’égard des pouvoirs publics, a proposé ses services puis œuvré dans la campagne présidentielle d’En Marche!.

Emmanuel Macron le 12 juillet 2016, lors de son meeting à la Mutualité, pour lequel il a obtenu d'importantes remises de la part de GL Events. © Reuters Emmanuel Macron le 12 juillet 2016, lors de son meeting à la Mutualité, pour lequel il a obtenu d'importantes remises de la part de GL Events. © Reuters
L’information, qui figure dans les Macron Leaks, a été relayée sur les réseaux sociaux par des journalistes du Temps après nos premières révélations sur les rabais pour des locations de salle ou de matériel dont a bénéficié la campagne dès juillet 2016, puis à l’hiver 2016 et au printemps 2017.

Elle nous a depuis été confirmée par un cadre de la campagne, qui nous a raconté les conditions de l’arrivée de Bruno Lartigue, dirigeant de GL Events depuis septembre 2015 après être passé par la Délégation interministérielle à l'intelligence économique (D2IE). « Emmanuel Macron était encore à Bercy [il a démissionné de son poste le 30 août 2016 – ndlr] quand il a rencontré Bruno Lartigue. Ce dernier lui a alors dit qu’il était prêt à aider le mouvement, notamment pour la coordination du pôle “idées” de la future campagne », expose ce membre de l’entourage d’Emmanuel Macron.

Structuré par Quentin Lafay, ancienne plume du ministre, le pôle « idées » a servi à mettre sur pied et à irriguer, au travers des contributions de chercheurs, élus locaux et professionnels, le programme d’En Marche! pendant toute la campagne. Au terme des échanges avec l'équipe de campagne, Bruno Lartigue n’a pas obtenu de poste de coordination ou d’animateur de ce groupe. Mais il figure bien parmi ses contributeurs.

Des échanges issus des Macron Leaks montrent ainsi qu’il a rédigé une note à l’attention du candidat en septembre 2016. En effet, le 16 septembre 2016, Quentin Lafay lui écrit :

« Bonjour Bruno, J'espère que tu vas bien ! Je reviens vers toi car tu m'avais dit vouloir contribuer sur la sécurité civile. EM [Emmanuel Macron – ndlr] consacrera dans une dizaine de jours un déplacement à cette thématique (le projet est encore confidentiel) : il rencontrera des sapeurs-pompiers notamment. Le reste est à caler. Dans ce cadre, EM souhaiterait deux choses :
1/ Une note état des lieux (5 pages environ) sur la sécurité civile (les forces, les faiblesses, le diagnostic, etc.).
2/ Il a par ailleurs reçu les documents en pièce jointe EM et souhaiterait que quelqu'un les expertise. Pourrais-tu nous donner un coup de main ?
L'idéal serait qu'il puisse avoir quelque chose à lire d'ici mardi.
Dis-moi ce qui est possible pour toi et à disposition pour en discuter,
Quentin »

Réponse du directeur de GL Events, depuis son mail professionnel :

« Bien reçu Je regarde les documents et je reviens vers toi asap [“as soon as possible”, dès que possible – ndlr]
(...) J’ai quelques papiers sur plusieurs sujets précis ayant trait au segment sécurité civile.
J’essaie d’en faire une synthèse avant lundi
Bruno »

Lundi 19 septembre, Bruno Lartigue revient vers son interlocuteur :

« Bonjour Quentin, En pj un document avec quelques éléments (...). Je reste à disposition s’il te fallait plus d’informations générales, d’idées neuves ou s’il te fallait échanger avec un sachant/expert/ Idem sur la garde nationale qui peut être un axe fort de communication dans le segment…
A+ Bruno »

La signature du mail est équivoque : « Bruno LARTIGUE, Directeur des relations institutionnelles Groupe GL events »

Quentin Lafay répond le lendemain : « Cher Bruno, J'ai bien reçu tes éléments et les ai relus hier soir. (...). Je les glisserai de ta part dans le dossier d'EM dès que nous planifierons (enfin!) ce déplacement. Je te dirai s'il me fait un retour et s'il a besoin de compléments (c'est souvent comme ça). Merci pour ton aide ! Quentin »

Sollicité par Mediapart sur son rôle dans la campagne d'Emmanuel Macron, Bruno Lartigue commence par dire « ne pas se souvenir d'avoir fait des notes » puis, face au contenu des mails, explique qu'il n'a « pas signé une note » à proprement parler et que oui, il a bien eu des échanges avec différents membres de l'équipe de campagne.

Son nom figure également dans un tableau le présentant comme un contributeur sur la thématique sports. « J'ai participé à l'écriture, euh à la signature d'une tribune de l'entre-deux-tours sur le sport qui appelait à voter pour Emmanuel Macron », explique-t-il.

Bruno Lartigue assure qu'il n'est pas intervenu dans la négociation des tarifs de location de salle, pour laquelle le candidat a obtenu des rabais, et que ses contributions écrit

Déposé le 02/05/2018 à 00h10   Depuis l'application iPhone Lyonmag  
Par escrocs Citer

60 personnes invitées par les contribuables lyonnais ?? C'est du détournement de fonds et il faut publier la liste des complices de cette escroquerie !

Déposé le 01/05/2018 à 15h03  
Par nous ne cesserons jamais de rappeler ce qui fait tâche dans cette histoire de stade Citer

ju a écrit le 30/04/2018 à 23h50

Moi ça ne me gène pas que tout soit payé par le contribuable.Aulas fait connaitre lyon grâce à l'ol et gignon grâce à sa société d'évènementiel qui lui rapporte beaucoup d'argent

A condition, et ce serait la moindre des choses, que le retour sur investissement ne soit pas privatisé dans les caisses de ces gens là !

d'autant que la collectivité a déjà largement contribué à leur richesse personnelle, je pense surtout au twitto qui s'est vu son stade finalement payé par les contribuables, compte des plus values qu'il fait sur terrain qu'il revend au prix du marché, alors que les contribuables (par la décision foireuse et trouble du baronnet) lui ont quasi donné ce terrain (40 euros /m2 au sol) qui présente pourtant une commercialité sans pareil sur l'agglo lyonnaise, idéalement placé en vitrine sur 1 km où passent plus de 120.000 véhicules par jour, voiries d'accès "réservée" y compris embranchement tram in situ privé, payés par toujours les mêmes
et tout cela pour un transfert d'activités ce qui signifie un apport d'emplois nouveaux tout à fait discutable

Déposé le 30/04/2018 à 23h50  
Par ju Citer

Moi ça ne me gène pas que tout soit payé par le contribuable.Aulas fait connaitre lyon grâce à l'ol et gignon grâce à sa société d'évènementiel qui lui rapporte beaucoup d'argent

Déposé le 30/04/2018 à 19h37  
Par tous des menteurs intouchables Citer

De nouvelles factures le démontrent Campagne Macron:
les preuves du mensonge

François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, le 20 mars 2017, pendant la campagne présidentielle. © Reuters François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, le 20 mars 2017, pendant la campagne présidentielle. © Reuters

De nouveaux documents consultés par Mediapart viennent démentir les affirmations de l’Élysée et de GL Events. Deux autres candidats à la présidentielle – François Fillon et Benoît Hamon – n’ont pas bénéficié, pour des prestations équivalentes auprès de la même entreprise, des ristournes accordées au futur président de la République.

Déposé le 30/04/2018 à 19h34  
Par Merci de votre réponse objective Citer

Qui paie ces esacapades ?

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