A la une 14-12-2011 à 15:33
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Déjà opérationnelle en zone très dense, la fibre optique devrait couvrir dans les cinq ans suivant son déploiement l’ensemble des communes du Grand Lyon. Orange et SFR ont signé le 15 novembre un accord pour mutualiser les coûts de son déploiement en dehors des zones très urbanisées. Objectif : couvrir l’ensemble des foyers des grands Lyonnais au plus tard en 2020.
Concurrents mais partenaires. Voici la disposition prise par les deux
géants de la télécommunication SFR et Orange. Après avoir déployé chacun
leur réseau de fibre optique sur les zones d’habitat très dense - Lyon
et dix communes mitoyennes - les deux opérateurs se partageront les
coûts d’infrastructures pour amener dans les zones moins urbanisées ce
que Bruno Janet, directeur Collectivités d’Orange, nomme les "cheveux
de lumières." L’homme aurait d’ailleurs fait un directeur commercial
efficace. "Le haut débit (ADSL) c’est bien, mais on se rend bien compte que ce
n’est qu’une autoroute à deux voies, compare-t-il. Les besoins
explosent avec la télé HD, la 3D. Ce qu’il faut, c’est élargir le
tunnel, et cela passe par la fibre. C’est une autoroute à dix voies dans
les deux sens, en émission de contenus et en téléchargement."
Pour ne pas louper ce nouveau rendez-vous technologique, Orange et SFR
vont lancer conjointement le déploiement de la fibre sur 47 communes du
Grand Lyon situé hors zone très dense, et sur 14 communes de la
périphérie communautaire (voir carte). "Quand nous commençons une
ville, nous nous engageons à la fibrer dans les cinq ans", précise
Janet. A Lyon, où Orange a entamé ses travaux en 2007, près de 98% du
territoire est desservi. Seul hic, le déploiement vertical de la
fibre dans les immeubles d’habitation est encore pose encore problème. "L’autorisation des syndics est un goulet d’étranglement. Nous sommes
obligés de l’obtenir pour rentrer la fibre dans un immeuble. Tant que
nous n’avons pas cette autorisation, nous ne pouvons pas agir",
regrette-t-il. Car la fibre nécessite un double déploiement, horizontal
(rue et voiries) et vertical (immeubles), pour pouvoir arriver jusque
dans les foyers.
Les deux opérateurs se partageront ainsi la totalité des coûts
d’investissement. "En dehors de la partie zone très dense, une partie
sera fibrée par Orange, plutôt au nord du Grand Lyon, et le sud pour
SFR, explique Janet. Mais l’accord prévoit que lorsque Orange fibre, SFR
investit sur l’infrastructure, et réciproquement." Impossible de
savoir le coût en local pour chacun des opérateurs. Pour Orange, ce sont
2 milliards d’euros qui sont déjà et seront investis au niveau national
sur la période 2010-2015. SFR assure de son côté avoir déjà déboursé
près de 150 millions d’euros par an depuis 2008 au niveau national pour
déployer la fibre optique. "Et 1,3 milliard d’euros pour équiper les
zones moins denses", précise le directeur Collectivités du groupe SFR
Cyril Luneau. Le réseau sera toutefois disponible à la location pour les
autres opérateurs, qui pourront également proposer leur offre
commerciale à l’usager. Autre conséquence, le Grand Lyon ne dépensera
pas un euro pour mettre en place ces infrastructures.
Quid des nuisances inhérentes aux travaux ? "Je vous rassure, ce n’est
pas un tramway ou un métro que nous amenons, s’amuse Janet. Nous allons
utiliser le génie civil déjà utilisé pour le réseau téléphonique
habituel", rassure-t-il. Ceux qui s’imaginent déjà le chaos de rues
éventrées pour déployer la fibre font fausse route. "C’est un chantier
colossal, mais pratiquement invisible, puisqu’il se jouera dans les
sous-sols où à l’intérieur des immeubles, explique-t-il. Il faut
reconstruire le réseau de bout en bout. Nous remplacerons le
traditionnel cuivre par de la fibre optique, jusqu’à la prise
téléphonique dans l’appartement."
Beaucoup de questions restent en suspens sur le futur de la fibre
optique. Si le déploiement de l’infrastructure est une nécessité, reste à
voir comment le produit sera traité commercialement, particulièrement
dans les forfaits proposés par les opérateurs. Y aura-t-il un volume
limité de téléchargement ? Le cas échéant,les "cheveux de lumières"
pourraient bien se voir rétrogradés au rang d'inutiles et ruineux
implants.
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Commentaires 6
Déposé par lapuce le 16/12/2011 à 22h24 Citer
Déposé par Max69007 le 16/12/2011 à 16h12 Citer
Déposé par Joueur le 16/12/2011 à 10h47 Citer
Je coinche !!!!!!!
Déposé par Pour mémoire. le 16/12/2011 à 09h54 Citer
Ce sujet est une bombe fiscale ET politique.
Déposé par bjnmr69 le 15/12/2011 à 11h31 Citer
Les articles de journaux c'est bien mais un contact avec le maître d'oeuvre serait très intéressant pour les gestionnaires de lotissement
Déposé par Merline le 15/12/2011 à 07h41 Citer