Cortèges interdits aux blancs, avant de la manifestation réservé aux trans racisés, slogans pro-palestiniens…
Depuis six ans, la Marche des Fiertés de Lyon lorgne du côté des méthodes de l'extrême-gauche. Au grand dam d'une partie de la communauté LGBT qui ne se reconnait plus dans l'évènement estival autrefois populaire, au point de ne plus s'y rendre.
2026 sera l'occasion d'une nouvelle étape dans le schisme au sein de la communauté. Car le Centre LGBTI+ a décidé de ne pas s'associer à la Marche des fiertés du CFL, et même d'organiser son propre événement.
Il y aura donc deux gay prides entre Rhône et Saône cet été.
Proche de la mairie de Lyon, le Centre LGBTI+ appelle à défiler le 11 juillet, ainsi qu'à participer au Bal des Fiertés à l'Hôtel de Ville le 30 mai.
Forcément, le collectif Fiertés en lutte vit assez mal cette défiance et fustige la décision "clivante" du Centre LGBTI+ de refaire de la Marche des Fiertés un événement festif avant tout. Il maintient toutefois sa marche du 27 juin, appelant les participants à la privilégier pour "construire des résistances communes plutôt que des divisions internes".
La "guerre" des prides est lancée à Lyon. Qui bénéficiera de la plus grande affluence entre la marche festive à l'ancienne et la marche revendicative politisée ?