La coordination CGT des Hospices Civils de Lyon (HCL) hausse le ton après la condamnation de la professeure Carole Burillon, reconnue coupable de prise illégale d’intérêts dans une affaire de conflit d’intérêts au sein de l’hôpital lyonnais.
Dans un communiqué, le syndicat rappelle que la cheffe du service d’ophtalmologie a été condamnée le 4 mai dernier, pour avoir choisi le matériel de la société de son mari, entraînant un manque à gagner de près de 500 000 euros pour les HCL.
Si Carole Burillon a démissionné de son mandat à la Métropole de Lyon, elle reste en poste aux HCL.
La CGT critique vivement la réponse disciplinaire de l’institution hospitalière, estimant qu’aucune mesure n’a été prise par la direction malgré les alertes formulées par la chambre régionale des comptes dès 2022 et l’ouverture d’une enquête en 2023.
Le syndicat évoque une "justice à deux vitesses", jugeant que des agents hospitaliers peuvent être suspendus ou révoqués pour des fautes mineures, tandis que la cheffe de service condamnée pénalement n’a fait l’objet d’aucune sanction administrative à ce stade.
Dans son communiqué, la coordination CGT HCL appelle le président du conseil de surveillance à demander le remboursement des sommes jugées indûment perçues et réclame une enquête interne indépendante sur les "dysfonctionnements managériaux" au sein des HCL.
Le syndicat demande également "l’égalité de traitement" entre les personnels hospitaliers et "la fin de l’impunité des responsables".