Jusqu’à 294 patients pour 200 places : les urgences lyonnaises sous tension extrême

Jusqu’à 294 patients pour 200 places : les urgences lyonnaises sous tension extrême

Les syndicats des Hospices Civils de Lyon dénoncent une situation critique dans les services d’urgences, marquée selon eux par une saturation chronique, un manque d’effectifs et une dégradation des conditions de travail. Ils réclament des mesures structurelles immédiates.

La tension reste vive dans les services d’urgences des Hospices Civils de Lyon. Dans un communiqué diffusé ce vendredi, les syndicats des HCL, relayés par la CGT, estiment que les urgences lyonnaises fonctionnent "au bord de la rupture" et dénoncent une absence de réponse structurelle face à la dégradation des conditions de travail.

Cette prise de parole intervient après une question posée à l’Assemblée nationale le 7 avril par la députée LFI du Rhône Anaïs Belouassa-Cherifi sur la situation des urgences lyonnaises.

Jusqu’à 294 patients en attente pour 200 places

Les syndicats évoquent une forte hausse de fréquentation observée entre le 5 et le 15 janvier 2026, avec jusqu’à 294 patients en attente pour une capacité maximale de 200 places dans les urgences des HCL.

Pour eux, cette situation ne relève plus d’une surcharge ponctuelle mais d’un dysfonctionnement structurel du système hospitalier.

Les représentants du personnel pointent des absences récurrentes de brancardiers, aides-soignants, infirmiers, personnels administratifs et secrétaires.

Ils estiment que ces carences aggravent la dégradation de la qualité des soins et exposent les équipes à davantage de tensions et de violences.

En réponse à la députée, la ministre déléguée chargée de l’autonomie a évoqué plusieurs mesures : mobilisation de l’ARS, dispositifs temporaires, solidarité entre établissements et création de 10 équivalents temps plein à l’hôpital Édouard-Herriot, soit selon les syndicats environ 3,5 postes effectifs.

Une réponse jugée très insuffisante par les représentants du personnel.

"Les mesures ponctuelles ne suffiront pas à restaurer la confiance et la sécurité au travail", alertent-ils. Ils demandent notamment des recrutements immédiats, la création d’un pool d’aides-soignants, l’ouverture de lits d’aval supplémentaires, une réorganisation globale des flux patients et un plan de santé publique adapté à la situation lyonnaise.

Alors qu’un mouvement de grève a eu lieu entre février et mars aux HCL, les syndicats préviennent que sans renfort massif, les urgences lyonnaises continueront de fonctionner dans un état de tension permanent.

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HCL

2 commentaires
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Ex Précisions le 10/04/2026 à 17:15

Avec le gouvernement actuel ça ne fera qu'empirer, il faut attendre mi 2027 pour espérer avoir de l'argent mis correctement dans les services publics, au lieu de donner chaque année 211 milliards aux grosses entreprises comme Total sans aucune contrepartie...

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entre Rhône & Saône le 10/04/2026 à 17:15

Le problème devrait être de se poser la bonne question : Est-ce que l'ensemble des personnes qui se présente à l'hôpital ne devrait pas plutôt aller chez un médecin généraliste ? Entre agissant ainsi, il y aurait déjà beaucoup moins d'encombrement aux urgences.

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