Évasion de la prison de Corbas : caché dans un sac à linge, le détenu surnommé "Joker" devant la justice à Lyon

Évasion de la prison de Corbas : caché dans un sac à linge, le détenu surnommé "Joker" devant la justice à Lyon

Plus d'un an après son évasion spectaculaire de la prison de Corbas, un détenu surnommé "Joker" comparaît ce vendredi 23 octobre devant le tribunal correctionnel de Lyon. En juillet 2025, il avait réussi à quitter l'établissement pénitentiaire dissimulé dans le sac à linge d'un codétenu libéré. Une surveillante et l'ancien compagnon de cellule du fugitif sont également jugés.

L'affaire avait mis l'administration pénitentiaire dans l'embarras. Le 11 juillet 2025, un détenu d'une vingtaine d'années parvenait à s'échapper de la maison d'arrêt de Lyon-Corbas en utilisant une méthode pour le moins inattendue.

Mesurant 1,70 m, le jeune homme avait réussi à se glisser dans un volumineux sac à linge appartenant à son codétenu, qui devait être libéré ce jour-là.

Le stratagème avait fonctionné : le sac avait franchi les contrôles et le fugitif avait quitté la prison sans être repéré.

Plus étonnant encore, son absence n'avait été découverte que le lendemain matin, lors des vérifications dans les cellules.

Trois jours de cavale avant son arrestation

Surnommé "Joker", Elyazid Ahamada avait finalement été retrouvé et interpellé trois jours après son évasion à Sathonay-Camp, au nord-est de Lyon.

Son ancien codétenu, dont la sortie de prison avait permis la fuite, avait quant à lui été arrêté à Marseille.

Au moment des faits, le jeune évadé, originaire de Mayotte, était placé en détention provisoire dans le cadre d'une enquête pour le meurtre en bande organisée d'un trafiquant de drogue, commis en janvier 2025 dans l'Essonne.

Cette évasion avait provoqué une vive réaction de l'administration pénitentiaire, qui avait reconnu plusieurs dysfonctionnements qualifiés de graves et d'inadmissibles.

Une inspection avait été diligentée par l'Inspection générale de la justice.

Une surveillante accusée d'avoir fermé les yeux

Ce vendredi, les débats porteront également sur le rôle d'une surveillante pénitentiaire d'une trentaine d'années, présente lors de l'évasion et qui avait détourné le regard.

Elle doit notamment répondre d'aide à l'évasion, après l'abandon de la qualification initiale d'évasion en bande organisée.

Depuis les faits, la surveillante a été écartée de la fonction publique dans le cadre de son contrôle judiciaire. Elle estime que sa charge de travail lui a fait perdre sa lucidité, mais qu'elle n'a pas aidé à l'évasion.

Le procès des trois prévenus doit débuter ce vendredi après-midi devant le tribunal correctionnel de Lyon.

0 commentaire
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.
Les champs requis sont identifiés par une étoile *
Si vous avez un compte Lyon Mag, connectez-vous.
Nous ne vous enverrons pas d'email sans votre autorisation.

Le compte Lyon Mag est gratuit et facultatif. Il vous permet notamment de réserver votre pseudonyme pour les commentaires, afin que personne ne puisse utiliser le pseudo que vous avez enregistré.
Vous pouvez créer un compte gratuitement en cliquant ici.