Les avocats de Toni Musulin dénoncent « une justice d’exception »

Les avocats de Toni Musulin dénoncent « une justice d’exception »

C'est en ces termes que les deux défenseurs du convoyeur de fond le plus célèbre de France ont accueilli la décision de la cour d'appel, qui a condamné Toni Musulin à cinq ans de prison

L’ancien convoyeur de fond qui a volé l’année dernière plus de 11 millions d’euros a été condamné en à 5 ans de prison ferme, 45 000 euros d'amende et à 5 ans d’interdiction de droits civiques. Une peine plus lourde qu’en première instance puisque l’ex-convoyeur avait été condamné à 3 ans de prison. Une nouvelle audience, cette fois-ci civile, aura lieu le 26 novembre prochain, pour déterminer les dommages et intérêts que Musulin devra reverser à son ancien employeur, la Loomis. Depuis le début de l’instruction, les avocats du convoyeur de fonds le plus célèbre de France dénoncent une justice d’exception, uniquement pour cet homme qui était jugé pour vol simple et tentative d’escroquerie. C’est d’ailleurs ce chef d’incrimination qui a permis d’alourdir la peine. « Les juges ont utilisé le quantum de l’escroquerie pour alourdir la peine du vol qui était de trois ans d’emprisonnement. On a dénaturé, à mon sens, la volonté du législateur. », a déclaré Me Cottet-Bretonnier. C’est maintenant la Cour de Cassation qui va se saisir du dossier Musulin. Un pourvoi doit être déposé dans la semaine et il devrait être étudié dans les mois qui viennent. « Aujourd’hui, le combat va continuer. nous allons former un pourvoi en cassation. Une fois de plus,la France sera condamnée devant la Cour européenne des Droits de l’Homme puisque, dans ce dossier, aucune loi n’a été respectée. Mais j’entends qu’un jour, un juge le libère. Et ce jour n’est pas si lointain » a tempêté Me Banbanaste après avoir pris connaissance de la décision de la cour d’appel.
Toni Musulin va rester à l’isolement à la prison de Lyon-Corbas. De nouvelles demandes de libération anticipée vont également être déposées. Une nouvelle audience, cette fois-ci civile, aura lieu le 26 novembre prochain, pour déterminer les dommages et intérêts que Musulin devra reverser à son ancien employeur, la Loomis.

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1 commentaire
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ansari le 02/11/2010 à 17:55

Il peut faire autant d'appels qu'il veut, il a de quoi les payer ses avocats !

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