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Thierry Frémaux et son parterre d'invités lundi soir à la Halle Tony Garnier - LyonMag

Le Festival Lumière passe la troisième

Thierry Frémaux et son parterre d'invités lundi soir à la Halle Tony Garnier - LyonMag

La troisième édition du Festival Lumière s’est ouverte lundi soir devant 4 000 spectateurs à la Halle Tony Garnier, avec la projection en avant-première du film The Artist, en compagnie de Jean Dujardin et Bérénice Béjo, et de son réalisateur Michel Hazanavicius.

Comme chaque année depuis maintenant trois ans, le cinéma s’invite du 3 au 9 octobre dans la capitale des Gaules. Le Festival Lumière, proposé par l’institut éponyme et le Grand Lyon, est une vraie fête du cinéma. A la Lyonnaise ! Et pas élitiste pour deux sous ! 190 séances sont prévues cette semaine dans 30 cinémas de Lyon et son agglomération, balayant le plus exhaustivement possible le spectre de la création cinématographique des années 50 à nos jours. A dessein, puisqu’il s’agit de faire découvrir au public les plus belles oeuvres du cinéma, parfois les moins connues, restaurées et remasterisées. Un deuxième souffle donné à des copies qui parfois souffrent de la faiblesse technique des supports. A Lumière, ce n’est pas le cas. Il n’y a qu’à se remémorer l’époustouflant travail de restauration effectué sur l’oeuvre de Stanley Doonen, Chantons sous la pluie, présentée l’année dernière pour la cérémonie d’ouverture de l’édition 2010 du Festival.

Avant la projection, Thierry Frémaux, président du festival Lumière, a ouvert cette cérémonie en saluant la présence d’un petit-fils Lumière. Belle image qui rappelle que Lyon reste le berceau du cinéma. De Collomb à Tavernier aux discours, c’est ensuite une belle brochette de stars qui ont rejoint l’estrade : Sylvie Testud, Clotilde Courau, Stephen Frears, Charlotte Rampling, Benicio Del Toro, Gilles Lellouche, Elsa Zylberstein. Réunis sur scène, les artistes, les politiques et le public ont clamé de concert la phrase mythique : « Nous déclarons Lumière 2011, la troisième édition du festival de cinéma, ouverte ! ».

La projection de The Artist a succédé aux mondanités bon enfant. « Un film en noir et blanc qui symbolise l’amour du cinéma. C’est un film qui fait confiance en nous, téléspectateurs. Il m’a beaucoup touché », déclare Bertrand Tavernier, le président de l’Institut Lumière. Un avis partagé par les 4 000 spectateurs qui ont réservé une standing ovation à cet objet cinématographique hors du commun. A l’heure de la 3D et des blockbusters, Michel Hazanavicius présente un film muet, en noir et blanc. Un retour aux sources apprécié. Depuis six mois, The Artist multiplie les festivals (Cannes, San Sebastian), les critiques sont élogieuses et unanimes.

Un seul bémol toutefois : Gérard Depardieu, invité d’honneur de cette troisième édition, ne rejoindra Lyon que vendredi. Frustrant pour tous ceux qui attendaient ce monstre sacré du cinéma français. Ils se consoleront en parcourant l’exposition consacrée à l’acteur, réalisée à partir de photographies inédites prises lors de tournage de films, d’émissions, ou de reportages. 20 clichés d’exception sont exposés à l’Institut Lumière pendant la durée du festival. Dans les salles obscures, 15 longs-métrages et deux courts avec Depardieu seront projetés pendant la durée du festival. L’immense acteur se verra remettre le prix Lumière dimanche, lors de la cérémonie de clôture, succédant ainsi au palmarès à Clint Eastwood et Milos Forman.

Voir le diaporama de la soirée d'ouverture du Festival Lumière 2012.



Tags : festival lumiere |

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