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Les fans de science-ficition n'hésitent pas à se déguiser - LyonMag

Festival Lumière : une Nuit fantastique à la Halle

Les fans de science-ficition n'hésitent pas à se déguiser - LyonMag

Plus de 3 000 personnes ont assisté vendredi à la Nuit de la Science Fiction organisée par le Festival Lumière à la Halle Tony Garnier.

A 6h d matin, petit-déjeuner mérité - Lyon MagA 6h d matin, petit-déjeuner mérité - Lyon Mag
Près de 8h de cinéma étaient au programme de cet évènement de la 3e édition de Lumière. 8h, même réparties en 5 films, c’est long. Du coup beaucoup de spectateurs se sont installés dans les sièges ou les gradins avec leurs coussins,  sacs de couchage et autres plaids qui donnaient à la Halle un côté camping très surprenant. Mais ce public éclectique n’est pas  venu pour admirer les poutrelles de fer des anciens abattoirs de Lyon, il est venu se délecter d’une programmation dont l’Institut a le secret : Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès (France, 1902, 16 min) en préambule, Soleil Vert de Richard Fleischer (USA, 1973, 1h37), District 9 de Neill Blomkamp (Nouvelle-Zélande, 2009, 1h52), La Machine à explorer le temps de George Pal (USA, 1959, 1h43) et enfin  2001, L’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick (USA-Grande Bretagne, 1968, 2h19).
Tout a commencé par une très savoureuse mise ne bouche, présentée pour la première fois dans sa version colorisée à grands frais et connue pour cette image de la Lune à l’œil crevé par un vaisseau en forme d’obus de mortier. Le Voyage dans la Lune de Méliès a séduit, en témoignent les applaudissements nourris qui l’ont salué, bien que la musique de AIR placé dessus avait un côté anachronique de par sa modernité. Le temps de rentrer dans la nuit, et voilà déjà le premier long-métrage, Soleil Vert. Charlton Heston y campe un détective de 2022 qui découvre une monstrueuse réalité en résolvant un meurtre. Un film écolo avant l’heure qui a su lancer le marathon cinématographique et le placer aussi sur le plan du message. A ce moment là, derrière l’écran, très peu de spectateurs profitent des tapis de sol agrémentés de petits coussins rouges disposés au sol mis à leur disposition par le festival. Et pour cause. Le film qui suit date de 2009, et le son déménage. District 9 raconte l’histoire d’un camp d’aliens dont le vaisseau est bloqué au-dessus de Johannesburg. Un homme est chargé de les déloger pacifiquement, puis tout fini dans le sang. Efficace et pas vide de sens, c’est cette super-production qui a remporté le plus franc succès. Une fois District 9 fini, les couchettes ont commencé à se remplir, mais l’assistance était tout de même coquette pour La Machine à explorer le temps. Ce film est tiré du livre de Wells, et force est de constater que malgré son Oscar des meilleurs effets spéciaux, il a pris un sérieux coup de vieux. Certaines scènes on même soulevé des vagues de rires dans l’assemblée tant les ficelles étaient apparentes. Mais là encore, le film, qui raconte les aventures dans le temps d’un dandy inventeur, vaut autant pour l’histoire que pour le message d’humanité qu’il transmet.

Le gros morceau de cette nuit spéciale science fiction était pour la fin. 2001, L’Odyssée de l’espace est un film-monde, un film long, que certains jugent ennuyeux. Beaucoup ont rejoint les couchettes, prétextant l’avoir déjà vu, ou arguant qu’ils préféraient attendre les transports en commun au chaud. Il faut dire qu’il faisait particulièrement froid et que les fumeurs, parqués dans une bien trop petite enclave extérieure, comme les dormeurs ont grelotté une bonne partie de la nuit. Mais ceux qui ont dormi pendant le long-métrage de Kubrick se sont payé un luxe inédit : ils ont été bercés par l’envoutant Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss, ont été réveillés plusieurs fois par des cris de singe ou de panique, et se sont levés avec Le Beau Danube bleu, de Johann Strauss le jeune. En effet, si 2001 est surtout célèbre pour ses plans révolutionnaires, sa bande son n'en n'est pas moins phénoménale. Il n’a pourtant pas fait l’unanimité, comme d’ailleurs lors de sa sortie en salles, mais les quelques 2000 courageux qui sont restés jusqu’au bout ont pu prendre le petit déjeuner offert (un «  café », du jus d’orange et des pans au chocolat) par l’organisation, qui proposait tout au long de la nuit des bières, du café (du vrai mais payant) et des sandwiches. Chacun a alors pu émerger et se remettre (rapidement avec le froid saisissant) de ses émotions, car après 9h enfermés dans la halle (pause d’une vingtaine de minutes et petite présentation entre chaque film), ils auront été nombreux à avoir vécu cette nuit comme une vraie journée. Et comme si cela ne suffisait pas, en plus de toutes les scènes déroutantes des films projetés, certains ont terminé sur un autre tableau improbable : celui de la station Debourg noire de monde… à 6h15 du matin, un samedi.



Tags : Lumiere |

Commentaires 3

Déposé le 08/10/2011 à 22h58  
Par Josette Citer

mais non mais non, Pascal, vous n'étiez pas le seul trentenaire!! nous étions même nombreux, je pense, bien que moins que les plus jeunes.

C'était merveilleux!!

Déposé le 08/10/2011 à 17h47  
Par Pascal O. Citer

Excellente soirée, composée de beaucoup de jeunes étudiants (très sympathiques), mais un trentenaire comme moi s'est senti un peu seul, alors ils sont ou, les cinéphiles lyonnais ? La vision de 2001 sur grand écran fut pour moi un choc monumental !!! Et un grand bravo à la musique du groupe Air sur la flamboyante version en couleurs du Voyage sur la lune ! Une nuit de l'horreur l'année prochaine ?

Déposé le 08/10/2011 à 14h34  
Par violette Citer

Bon les déguisements c'était 2 fans et demi... et les les bandes annonces alors, elles n'étaient pas top les bandes annonces ? 2001, Armaggedon, Star Treck... 2001 est un film qu'il faut voir et revoir, il se bonifie avec le temps, on n'en retire jamais la même expérience. Celle-ci était particulièrement saisissante. A d'autres nuits aussi réussies !

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